mercredi 20 février 2013

Gratitude pour la terre mère, pardon à soi-même, et "comment arrêter de râler" Vidéo



 
Fleur dont je ne connais pas le nom
 Je bénis la terre mère pour les quelques moments passés au jardin. Pour le privilège d’avoir ce petit coin de terre où je peux m’éclater, jouer avec la matière, créer avec les éléments. Où chaque fois que j’y suis, je m’exprime telle que je suis, où je suis moi-même, fidèle à ma nature. Connectée à la mère, la conscience de la terre qui m’offre ce corps physique pour jouir de tous mes sens, sentir le sang qui coule dans mes artères sans plus aucun blocage, où l’énergie de vie s’écoule librement. 


Coquelicots à venir
Où chaque geste est un acte d’amour, de soin et d’attention.
Où par instinct je parle avec tout ce qui vit sans plus me soucier du regard extérieur, où je me sens chez moi. Non parce que j’en suis locataire mais parce que je retrouve des liens purs et authentiques. Où les justifications, la culpabilité, la peur d’exister, le doute n’ont plus leur place et où tous les soucis sont emportés dans le chant du canal qui coule juste à côté.

Une partie du jardin tel qu'il était hier
 Plus aucune questions juste l’observation et le geste. C’est comme si le mental se calmait de lui-même, s’accordait au présent. Le flot des pensées cesse, laissant la place à quelques réflexions nées de l’observation, du fait que désherber, arracher des mauvaises herbes n’est peut-être pas si judicieux que ça. Que c’est mon ignorance de leur vertu qui les rend inutiles à mes yeux. Et que peut-être parmi elles se cachent des remèdes ou des mets délicieux. Un papillon qui vient se poser sur moi, me sort de mon silence. 
La beauté et la simplicité des timides fleurs sauvages me mettent à l’aise avec ma propre image. Elles sont si rares en ce moment que c’est une joie d’en découvrir une nouvelle. Je les immortalise en les photographiant comme pour défier le temps et pour les remercier de leur beauté. 

Fleur de Silène, le prénom de ma sœur
 Je prépare le terrain imagine déjà ce que je vais semer. Je bêche, retourne la terre sans forcer, sans même sentir de douleur au niveau du poignet que la tendinite a complètement déformé. Je me rempli de la chaleur du soleil dont les rayons sont tendres à cette saison. Entouré de beauté, de douceur, du chant des oiseaux, la chienne à mes côtés assise à observer, à guetter le moindre mouvement, à renifler le vent.

Féliz aux aguets
Le chat qui passe tranquille et s’en va se rouler au pied du jasmin qui su résister aux gelées des nuits les plus froides. Tout est harmonieux, les voisins sont à table le nez dans leurs assiettes tandis que je savoure le soleil au zénith. Je peux être tranquille sans me sentir épiée puisque le jardin est à la vue des deux bâtiments. 

Jolies fleurs de Mouron
Les engins électriques ont cessé de tourner et c’est au moins deux heures de silence garanti. Je fais chaque geste sans aucune pression ni sans aucun esprit de compétition. Juste pour le plaisir de préparer ce qui sera le tableau vivant de demain et qui changera de couleur au fil des saisons. Après les fleurs blanches des fraises et le bleu du mouron, il y aura du jaune, du rouge coquelicot, du violet des pensées...Ce sera chaque jour une surprise de voir apparaître de nouvelles fleurs que le vent, les insectes auront semé.
J’y ai passé deux heures sans voir le temps passer. 

Fleurs de fraisier
J’ai continué de profiter de la douce chaleur des rayons une fois rentrée à la maison comme pour l’imprimer dans ma peau pour qu’elle se remémore la sensation.
J’ai été amenée à remercier mon corps pour sa patience face à mon ingérence passée, sa présence constante, sa vigilance malgré mon acharnement à vouloir le détruire, le faire taire. Lui demandant pardon d’être encore maladroite.

Voici une vidéo que j’ai trouvée dans ma boîte, ce matin mais que je n’avais pas regardée faute de temps. Elle m'a été envoyée par le site Epanews où je suis inscrite depuis quelques temps.

La phrase qui a résonné en moi :

Râler, c’est se positionner en victime, attendre la gratitude extérieure



Tout ce qui est dit est une réalité qu’il est bon de s’entendre dire régulièrement. 
La technique du bracelet évoquée ne me parle pas trop mais tout le raisonnement est juste et je n’avais pas vraiment associé que le fait de râler par rapport aux taches ménagères nourrissait le statut de victime. Je me disais que c’était lié à ma vision négative de la femme en moi par rapport au fait d’avoir été abusée enfant et que c’était « normal », mais je ne me rendais pas compte que je continuais de jouer le rôle en râlant.  
Je vais essayer de me trouver une technique perso de rappel, parce que je ne supporte pas les bijoux. Encore moins au poignet ! Même les montres. J’en ai eu deux dans ma vie mais elles ont vite arrêté de fonctionner sans raisons logiques.
C’est peut-être lié à une vie passée. Mon problème au poignet aussi d’ailleurs. Il y a comme un souvenir de fers, de poings liés.
Peu importe, ce qui compte, c’est comment je résous le problème aujourd’hui. 
Je continue les séances d’EFT qui m’aident à me détendre par rapport à la culpabilité. 
Je me suis étouffée en mangeant, quand j’écoutais la vidéo et que j’ai pris conscience de ce que je viens d’expliquer.
Comme un sentiment de culpabilité de me dire merde, je me suis encore plantée ! D’ailleurs, les phrases du protocole d'EFT, ont changé, j’en ai ajouté une depuis hier :

« Même si je me plante, même si je fais des erreurs, je m’aime sans conditions...et je me pardonne »

Pardonner, c’est reconnaître et reconnaître, c’est passer une chose de l’inconscient à la conscience. 

Comme la vie serait plus facile si j’arrivais à me dire en toutes circonstances, sans être obligée de raisonner : "Tout est bien" !   

Dès que je me dis ça, une pensée viens juste derrière : 
"Ouais mais ça serait chiant".
Qu’est-ce que tu en sais, monsieur le rabat joie intérieur ? 
On n’a jamais essayé alors pourquoi anticiper ?

Lâcher prise, gratitude, clefs de sagesse et de délivrance...

Bon, la vidéo :

« Comment arrêter de râler »
Par Christine Lewicki
Interviewée par Lilou Macé


Photos de fleurs du jardin, actuellement. Une photo du jardin en cours de préparation. Je commence à peine. J'ai laissé la terre se reposer tout l'hiver et les "mauvaises" herbes pour protéger les plantes du froid.     

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