mercredi 22 août 2018

« Décider d’être en paix avec soi-même »





12 07 Cette année est celle des changements profonds pour moi, celle du détachement, de l’abandon de toutes formes de croyances et conditionnements. 
Nous sommes tellement conditionnés, manipulés par nos propres peurs et par les stratégies de fuite, de déni, que cette déconstruction amène à plonger dans des états très sombres où la vie, la société, l’humain ou soi-même apparaissent comme insensés. 

Faire face aux peurs existentielles, oser regarder la mort en face, au moins y réfléchir avec ses tripes, amène à toucher le fond mais dans cet état une sorte de sérénité émerge. 
Cette déconstruction des conditionnements et croyances passe donc par le changement d’attitude vis-à-vis des pensées/émotions. 
L’apprentissage de l’accueil des pensées émotions, quelles qu’elles soient, c’est exactement l’inverse de ce qu’on a pris l’habitude de faire. La fuite, le déni et l’accusation sont les stratégies que la reconnaissance (observation objective) et le détachement permettent de lâcher. 
Passer de la théorie à la pratique si on peut dire, amène à s’observer ou du moins à apprendre à le faire sans porter de jugement, sans s’attacher aux réactions naturelles selon les stratégies de fuite, d’accusation. Toutes ces stratégies qui visent à rejeter la responsabilité de son état d’être sur l’extérieur, les autres, les parents et même sur "Dieu". 
C’est vrai que ça n’est pas du tout évident d’être un humain de par notre constitution et par le fait que nous soyons traversés par des énergies, mus part des impulsions et par-dessus tout parce que notre mental n’est qu’une partie infime de notre être. Une part de notre être complètement dépassée par la réalité, par sa façon de s’interroger indéfiniment. 

Notre conscience humaine est très limitée, elle se débat autant avec les pulsions internes, les conditionnements, qu’avec les infos, les énergies qui proviennent de l’extérieur. On accumule des connaissances que l’arrivée d’Internet dans notre intimité à démultipliées ajoutant doute, confusion et stress. Autrefois, on ne savait pas grand-chose du monde, de l’intimité des autres, des connaissances scientifiques, spirituelles…mais aujourd’hui on reçoit tellement d’infos de toutes parts que notre cerveau, notre mental et notre raison, en sont très troublés. Je ne dis pas non plus que c'était mieux avant puisque dans l'ignorance on suppute, on spécule, on projette, on dissimule...

Nous sommes sans arrêts renvoyés à nos propres blessures par l’effet miroir et même grossissant, que cette profusion d’infos réveille et cultive. J’ai souvent la sensation que plus je crois savoir et moins je suis sure de moi.
Les croyances d’autrefois ne font plus sens, elles m’apparaissent comme des illusions ou des réponses aléatoires et souvent limitantes aux questions existentielles. 
Elles sont souvent des stratégies d’évitement, des façons de contrôler les émotions, les peurs, les doutes, de les minimiser, de les fuir. 

La connaissance intime de soi est à mon sens, celle qui est primordiale, savoir comment nous réagissons, comment nous sommes conditionnés et au-delà, ce que nous pouvons percevoir, ressentir. Une connaissance qui est davantage de l’ordre du ressenti que du raisonnement mental. 
Une attitude qui consiste à cesser de fuir la réalité des parts internes cachées. Autant celle de nos croyances, de nos conditionnements que celle que nous pouvons ressentir. La volonté se place ici dans le désir de faire la paix avec soi-même.
Dans l’observation neutre de tous ces fonctionnements internes, on se rend compte que la connaissance de ce que nous sommes véritablement ne peut se faire autrement qu’en étant le plus transparent et honnête que possible. 

Cette neutralité face à ce qui émerge ne s’acquiert pas du jour au lendemain et très souvent on reste identifié à ce qui se présente, aux pensées émotions réactionnaires. C’est un véritable apprentissage qui demande de la patience et on apprend à cultiver le détachement, le vrai, celui qui demande de reconnaitre ce qui est plutôt que de le fuir ou de le nier, de le rejeter comme quelque chose d’inadéquat ou de mauvais. 

En observant les autres de la même façon on apprend à reconnaitre les conditionnements, les croyances qui nous enferment dans des postures, des rôles et leur caractère universel en est le révélateur. 
Plus on avance dans cette observation neutre et plus on prend conscience de la complexité de l’humain. On voit aussi que l’humain reproduit les mêmes schémas de pensées depuis des siècles et ce caractère répétitif amène à lâcher l’idée de progression. Cette notion de progrès est tellement faussée par la société de consommation qu’on associe le progrès aux avancées technologiques, scientifiques. On créé une nouvelle religion qui est celle du rejet de la mort, de la vie-même. Il y a une telle uniformisation des individus à qui on apprend à penser de la même façon, à qui on dicte tout, que cette notion de progrès est plutôt une forme de décadence. Oui les progrès de la science sont importants mais ils soutiennent une idéologie qui fait froid dans le dos. 

On éduque les gens afin qu'ils pensent de la même manière et quand on veut faire passer quelque chose de nuisible on met en avant les arguments qui vont nécessairement plaire aux gens. On n'invite plus à la réflexion, on informe à coup d'images choc. 
Il y a quelque chose de morbide à écouter les infos à 20h et d'ailleurs peut on vraiment parler d'information ? Quand on sait que la pensée est une énergie, quand on sait que la peur conditionne, que l'ignorance réduit les gens aux réactions primaires, on comprend pourquoi le monde est si insensé et confus au sujet de ce qui est bon ou mauvais. 
Je me félicite d'avoir donné ma télé en 2010!

On constate aussi l’effet miroir, le fait que le comportement de l’autre, ces affirmations fassent écho en soi, éveillent des blessures, révèle des stratégies internes. C'est ce qui permet à la fois de ne pas agresser l'autre puisqu'on sait qu'il réagit à ses propres blessures et de connaitre ce qui en nous a besoin d'être accueilli. C'est un point de vue qui change totalement la relation à l'autre qui alors n'est plus perçu comme un ennemi potentiel mais plutôt comme un compagnon de route ou de galère




La complexité de l’humain, la part immense de son inconscient et son influence sur notre comportement, nous amène à penser que nous choisissons très peu de façon consciente. Nous sommes conditionnés dès l’enfance car notre soif de reconnaissance dicte notre comportement, génère les croyances qui forgent notre personnalité d’adulte. Cet instinct de vie que j’appelais autrefois celui de la survie prend en charge et gère les évènements extérieurs. Il n’est pas négatif même si on peut considérer que le fait de réagir nous empêche de raisonner objectivement.  Il nous guide dans le sens où on peut choisir notre positionnement, non pas pour ou contre mais par le détachement, savoir qui nous sommes réellement justement au-delà des conditionnements, ce que nous voulons ou ce qui nous tient à cœur.  
J’étais frappée à l’école d’entendre les enfants répéter et s’approprier les propos de leurs parents et même si je faisais la même chose, comme le modèle paternel était insensé ou comme ça ne pouvait pas être une référence, cela m’aidait à m’affirmer en suivant davantage mon ressenti, ma vision ou mon sens de la justice, de ce qui est juste. 

Mais malgré tout j’ai reproduit et me suis approprié les croyances maternelles. J’ai adopté le même masque même si je me suis rebellée à l’adolescence. Même si ma façon de voir la vie était très éloignée de celle de ma mère, j’ai utilisé la même stratégie de refoulement des émotions. Autant pour obtenir sa reconnaissance par le phénomène de mimétisme inconscient que pour ne pas ressentir les énergies, les souffrances et les peurs de l’enfance. 
Le besoin d’appartenance, d’identification, de reconnaissance, nous éloigne de notre moi véritable. Celui qui est composé autant de nos souffrances, nos blessures dissimulées, que de notre âme. 
Maintenant, le truc, c’est de lâcher l’auto critique, d’accepter de ne pas être parfaite, d’être autant contradictoire et insensée dans certains comportements. Savoir reconnaitre et lâcher le jugement au sujet des stratégies, des conséquences liées aux blessures d’enfance, c’est ce qui me permet d’être en paix avec tout ce que je suis. 

Plus je me détache des réactions, des croyances et des conditionnements, plus je m’autorise à être ce que je suis et plus la vie devient simple, facile, fluide, plus je peux agir librement. Dans cette attitude face à ce que je suis, cette acceptation de ce qui fût, de ce qui est, à travers les aléas de la vie, du temps, le mental trouve un apaisement et se pose de moins en moins de questions. Plus je suis dans l’action spontanée et plus le mental est confiant, plus je peux planifier avec souplesse. Plus la confiance en soi grandit et mieux je peux accepter ce qui est. C’est un cercle vertueux qui libère de la quête de sens. Une quête qui ne mène à rien de concret, de sûr et qui nous stress parce que c’est une quête sans fin. On tourne en rond si on essaie de comprendre seulement avec l'intellect parce que tant qu'il n'est pas détaché des conditionnements et croyances, le raisonnement est faussé, on reste enfermé dans des concepts. On court après un idéal en niant des aspects entiers de notre être, de notre personnalité qu'on tente de former selon des concepts qu'on ne s'est pas approprié, qu'on n'a ni éprouvé ni remis en question.

On veut comprendre, on s’attache à des raisonnements qui nous maintiennent dans la sphère du mental et qui nous plongent dans la confusion parce que ce mental est une part infime de notre être et par-dessus tout parce que sa vision est très limitée, conditionnée, c’est la pointe visible de l’iceberg. 
La conscience dite "supérieure" est un point de vue détaché qui observe sans commenter, sans juger. C’est le point de vue détaché des réactions psycho-émotionnelles qui appartiennent à l’humain ou qui sont de l’ordre du conditionnement. C’est cette vision que j’ai cherché à obtenir en anesthésiant les émotions. Il est clair que c’était nécessaire tellement les souffrances et l’instinct de survie étaient puissants et avaient généré ce blocage émotionnel alors vital. 
Maintenant, sachant que l’émotion est l’énergie de vie, une façon de la manifester, une réaction impulsive qui demande juste à s’exprimer, il m’est plus aisé d’apprendre à accueillir ces vagues, ces énergies contenues qui peu à peu sont autorisées à s’exprimer. 

Pouvoir toucher les blessures d’enfance est un long processus de déconstruction des murs qui les entourent. Comme je n’ajoute plus de sens, de commentaires ni de jugements, comme je ne m’identifie plus à ces associations de pensées et d’émotions qui émanent des croyances passées, comme j’apprends à m’en détacher, je suis davantage dans l’action. Je ne regrette cependant pas d’avoir passé tout ce temps à écrire parce que c’était aussi nécessaire mais je suis maintenant plus ancrée et plus vivante. C’était nécessaire pour comprendre le caractère enfermant et illusoire des croyances. Déjà, le fait de ne plus juger ni commenter ce qui se présente émotionnellement, de ne plus s’attacher à ces pensées conditionnées, allège considérablement le mental qui prend confiance. 




La paix véritable vient du fait d’accepter ce qui est, à la fois les pensées automatiques, les émotions qui leurs sont associées et le caractère insensé de la vie. Une acceptation proche de la résignation relativement à l’état du monde et à toutes les contradictions et limitations humaines qui ramènent à une forme d’humilité. Les rôles du triangle de Karpman, de victime, de bourreau et de sauveur sont perçus en chaque individu, système, on en voit les conséquences et les croyances qu’ils ont générées. Une idée qui vient régulièrement ou plutôt une réflexion, « tout ça pour ça » ou encore « à la fin on meurt », exprime à la fois la peur du mental et en même temps m’amène à considérer les choses avec détachement et légèreté. Cela me ramène au présent, à ce que je ressens dans l’instant, à ce qui me donne envie d’agir, me procure de la joie ou simplement une impulsion à passer à l’action. 

Cultiver un jardin est un art qui est parfaitement synchrone avec cette nouvelle approche. Cela me demande autant de planifier, d’anticiper que de m’adapter aux circonstances. Semer et entretenir le terrain pour favoriser la croissance des plantes et juste faire confiance, savoir que la terre, les éléments feront le reste, c’est le même processus qui est à l‘œuvre. 
Les différents cycles de la vie nous amènent à comprendre ce qui est le plus important, à redéfinir nos priorités, à relativiser, à pouvoir apprécier ce que nous sommes, ce que nous avons et à prendre conscience que tout se passe au présent. 
La quête du bonheur est un concept qui nous éloigne de la réalité, du présent, du vivant. On se projette dans l’avenir, on se dit qu’on saura apprécier la vie quand on aura ceci ou cela alors que c’est la capacité à vivre au présent, à être en paix avec soi-même, à être vrai, à suivre son envie du moment, qui nous rend heureux. Et cette tolérance envers nos "ombres",  cette acceptation, le fait de reconnaitre nos limites, nous permet d'aborder la relation à l'autre de façon plus juste. 
Être en accord avec soi, avec ce qui nous motive dans l’instant, suivre l’élan du cœur, au-delà de toute forme de jugement, c’est à mon sens le plus important. Je ne renie pas non plus ce que j’ai publié, les canalisations, les messages d’êtres de lumière mais je constate que plus je suis en paix avec ce que je suis, avec ce qui est, et moins je suis attirée par ces textes. 

Je n’ai plus trop besoin de savoir pourquoi je suis sur cette terre parce que je me contente d’être et d’agir selon l’inspiration, l’envie du moment. Je regarde des émissions de télé qui sont passées en 2006 et les différents intervenants qu’ils soient artistes ou politiciens viennent nourrir des réflexions. C’est comme si mon intérêt pour la vie, le fait d’être en accord avec moi-même et la capacité à prendre du recul, à observer, me ramenait sur terre avec le désir de m’intégrer enfin. Non pas pour « faire ma place » mais juste parce que je me sens plus incarnée, plus présente, plus confiante et donc enfin en mesure de faire face à la réalité de ce monde. 
Je constate que la capacité à être en paix avec ses émotions est primordiale. Non seulement cela permet d’être bien dans sa peau mais c’est aussi ce qui permet d’être en paix, en empathie avec les autres sans se sentir obligé de prendre parti. 

Ces émissions où on débat sur les mêmes questions où les politiciens tentent d’y répondre tour à tour, m’amènent aux mêmes conclusions, la solution est dans la maturité individuelle, la guérison des blessures ou du moins la capacité à prendre en charge son bagage psycho-émotionnel. La paix dans le monde est fortement liée à cette faculté individuelle d’exprimer l’être véritable, d’être libéré des conditionnements et croyances, d’être soi, de lâcher le besoin de contrôle. 

Le désir de changer le monde lorsqu’on est adolescent renvoie aux stratégies individuelles à la fois le besoin de guérir ses propres blessures et la sensation de devoir les dissimuler afin d’être considéré comme un adulte. Cette injonction à adopter un masque, à jouer un rôle, à se fondre dans la masse, à ne pas faire de vague, à paraitre conforme aux normes, révolte la plupart des adolescents. 
C’est une chose de pouvoir constater intellectuellement à la fois les blessures que nous dissimulons et en même temps les stratégies d’évitement, mais c’est plus difficile de parvenir à ressentir les souffrances que ça génère. J’en suis seulement au stade où je constate les blocages, les stratégies et où je peux accueillir peu à peu la peur de les affronter viscéralement. 
J’observe l’effet de ces stratégies sur le corps physique, combien elles maintiennent une forme d’équilibre même s’il est précaire et comment elles me préservent aussi de la dépression, de la folie même. 

C’est clair qu’on ne passe pas du déni autant des sensations physiques que des croyances mentales au détachement, du jour au lendemain. Prendre conscience des stratégies et accepter cela comme la réponse automatique au besoin de survie, au désir d’être, est une première étape. Cela nous amène à comprendre quelles sont les peurs qui génèrent ces réactions de fuite, d’évitement, de fermeture. Puis reconnaitre et admettre que nous avons peur de ressentir ces peurs, les émotions refoulées, est une autre étape qui est au-delà du raisonnement. Lorsqu’on en prend conscience, cela apparait comme une évidence mais nous sommes encore éloigné des émotions, du ressenti. 

Démystifier à la fois les croyances, reconnaitre et lâcher les conditionnements c’est une préparation mentale qui permet de s’ouvrir peu à peu afin de toucher la blessure originelle. Enfin une part de celle-ci. On fait la paix avec le mental qu’on allège considérablement en devenant conscient de tous ces processus d’évitement, ou du moins, on cesse de croire que la compréhension résout tous les problèmes, on cesse de chercher à comprendre, de vouloir interpréter les choses selon des concepts pour juste percevoir. On devient le témoin neutre de ces processus internes de pensées, de ces réponses aléatoires aux questions existentielles, on apprend à se désidentifier de tout ceci. Puis ensuite, on va peu à peu apprendre à dissocier les pensées des émotions, à décoller les étiquettes afin de se familiariser à la fois avec le ressenti et l’émergence incontrôlée de ces émotions qu’on a tant refoulées. 
Dans cette observation on comprend que la sphère émotionnelle est très animale, impulsive, instinctive et que par nature elle est incontrôlable. On ne peut pas la contrôler mais on peut l’apprivoiser, la reconnaitre, l’accepter et s’en faire une alliée. En commençant par cesser de nier, de lutter, de refouler, de projeter...




Lorsqu’on lâche les étiquettes, lorsqu’on se libère des préjugés au sujet des émotions, on sent qu’elles sont l’expression du désir d’être, de la vie même. Et leur caractère incontrôlable si effrayant pour le mental commence à être perçu différemment, on y voit l’aspect vivant, spontané, authentique et même magique parce que ce monde des émotions nous relie aux autres en profondeur. On perçoit le langage de ces émotions, leur effet sur notre corps physique, l’intelligence qu’elles représentent par leur caractère spontané, authentique et communicatif.  Leur force aussi autant pour nous relier aux autres que pour nous inspirer, nous motiver, nous pousser à agir. 

Ce n’est d’ailleurs pas le fruit du hasard si on commence à prendre en considération cette intelligence émotionnelle jusqu’à en mesurer l’intensité et la valeur. Le fameux quotient intellectuel n’est plus la seule référence parce que l’intelligence émotionnelle est enfin reconnue. On connait de mieux en mieux la relation entre ces deux sphères ou corps et l’effet de leur association, comment celle-ci exprime la singularité de chacun.   
On fait le lien entre le corps physique et les émotions via les sécrétions hormonales, on constate comment les émotions influencent notre état d’être mais aussi comment la façon des les vivre ou de les contenir modifie notre chimie interne, notre physiologie et donc notre aspect physique. L’attitude qu’on adopte vis-à-vis des émotions forge notre personnalité, enfin cela définit le rôle que nous jouons le plus souvent. 

Les gens de pouvoir connaissent depuis longtemps la force des émotions et combien il est facile de manipuler les masses qui ignorent ce potentiel et qui en sont le jouet. On a associé l’intelligence à la capacité de contrôler ses émotions alors qu’en fait leur libre expression et le fait d’apprendre à les canaliser représente une force immense qui va bien au-delà de l’intellect, des concepts. 
On méconnait aussi l’intuition qu’on associe aux médiums et aux artistes qui suivent l’inspiration mais depuis que la science approfondit la recherche, la compréhension des émotions, de leur impact sur l’organisme, le cerveau, le corps physique tout entier, la physique quantique, l'énergie, le caractère vibratoire de toutes choses...on se rend compte que tout le monde utilise cette intelligence même si c’est inconscient pour la majorité des gens. Même si cette intelligence est « mesurable », on est très loin d’en connaitre l’étendue et par-dessus tout de savoir comment la cultiver. Il est difficile de pouvoir mesurer cette intelligence simplement parce qu’elle s’exprime de façon irrationnelle, impulsive, elle est énergétique et trouve son origine dans les profondeurs de l’inconscient. Les enfants dans ce domaine sont des maitres par rapport aux adultes. 

Les gens sont facilement manipulables lorsqu’ils sont ignorants et on a cru naïvement après la révolution, qu’en ouvrant l’école à tous, en la rendant obligatoire, on élèverait le niveau, on élèverait les consciences mais on a formé les gens à obéir. On a établi des cases pour ranger les gens selon leurs capacités intellectuelles, manuelles ou artistiques en élaborant des hiérarchies créant ainsi des castes, des élites, des inégalités tout en niant la singularité et l'intelligence qui habite chacun. On cultive l’individualisme, l’esprit de compétition à l’image des stratégies internes de refoulement, de contrôle, de hiérarchisation. 
On pense qu’une société évoluée est une société civilisée mais en fait il s’agit plutôt de conditionnement et de suivre des croyances, d’entrer dans des cases, d'uniformiser les gens et de leur faire adopter les mêmes croyances toujours basées sur le système de prédation. Et finalement, les religions, la politique et même le rapport aux médecins, c'est toujours le même schéma où on cherche une autorité supérieure pour nous indiquer la "bonne" voie. Simplement parce qu'on a peur de penser par soi-même, de faire des choix et de s'y tenir et encore pire de faire de mauvais choix. 

On pense qu’exister c’est s’élever au dessus de la masse, chacun veut son quart d’heure de gloire, être le premier, le meilleur et c’est le reflet de la lutte incessante qui se vit à l’intérieur où on contrôle les pulsions, les émotions dites négatives, les pensées qui sont politiquement incorrectes ou qui apparaissent comme injustes. 
Si on considère les corps, les différents aspects de l’individu au niveau énergétique, comme des sphères intelligentes et autonomes qui s’harmonisent, comme la pure expression de l’énergie de vie, du désir d’être, on observe qu’il y a à la fois une forme d’harmonie entre ces sphères et qu’elles sont illimitées. C’est vertigineux et dans cette observation il est évident que nous ne pouvons pas contrôler ni même avoir une représentation fidèle de ce que nous sommes réellement ni totalement. 
Reconnaitre et accepter le caractère mystérieux de la vie, des énergies, de l'inconscient...accepter l'inconnu, la mort, c'est être plus vivant, davantage incarné. 

Ce "discours" ne remet pas en question ce que j'ai publié depuis 2015 à peu près mais ça invalide certaines croyances. Se dépouiller des conditionnements, des croyances est un cheminement qui amène à cultiver l'humilité face à la vie, le non jugement, la non violence, toutes ces qualités qui permettent de vivre dans le respect de soi et de l'autre. 

Même si et parce que ça demande d'admettre ses erreurs, de reconnaitre qu'on a pensé au travers de filtres, de peurs et de croyances, c'est un dépouillement qui nous réconcilie avec la vie, le passé, les autres, sans nous abaisser. On y trouve à la fois ce qui nous est particulier en tant qu'individu et ce qui nous rapproche des autres de façon universelle. On se rend compte que lorsqu'on cesse de se juger, on a la même attitude avec les autres parce qu'on comprend que le changement ou la révolution à effectuer est intérieure. On passe de la nécessité de vouloir changer le monde afin de se sentir mieux à la compréhension que tout se passe d'abord en soi. Et que c'est le seul terrain où nous pouvons agir.




Si je parle de décider d'être en paix avec soi c'est parce qu'à mon sens, c'est un choix et un des rares que nous puissions faire raisonnablement même si ça demande d'être patient, persévérant, attentif, responsable. Nous n'avons pas de pouvoir sur la vie/mort, sur nos pulsions ou désirs mais nous pouvons apprendre à nous connaitre, à nous reconnaitre, à savoir comment utiliser/canaliser ces élans de vie. 

Les croyances tout comme les conditionnements sont des façons d'interpréter le réel ou le mystérieux qui nous éloignent des deux et nous maintiennent dans le besoin de contrôle. A mesure qu'on apprend à se connaitre, à s'accepter, on s'inscrit mieux dans la réalité du quotidien qu'on ne subit plus. On le crée au fur et à mesure selon les désirs du moment dans le désir de fidélité à soi-même, de paix intérieure. 

Et lorsqu'on est fidèle à ses désirs, sa vision, ses valeurs, il n'y a pas de frustration, de besoin de juger ni de changer l'autre, le monde. Ce qui n'empêche pas d'avoir une vision objective de ce monde, au contraire, plus on est lucide envers soi et plus la réalité du monde devient claire sans pour autant plonger dans le désarroi. 
Au regard de notre propre parcours, on sait qu'on ne peut pas forcer les autres à changer, que l'ouverture de conscience, le désir de paix ne se commandent pas. C'est un processus intime, interne qui donne un sens à la vie et c'est la vie elle-même qui amène à faire des choix essentiels.
Devenir l'artisan de sa propre vie la rend plus joyeuse, légère et c'est une façon d'honorer à la fois l'être, le vivant en soi et en chacun. 


Si vous souhaitez partager ce texte, merci d’en respecter l’intégralité, l’auteure et la source ; Lydia, du blog : « Journal de bord d’un humain divin comme tout le monde » ou http://lydiouze.blogspot.fr


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