vendredi 19 janvier 2018

« Incarner l’unité, la paix et la joie »





16 01 Il semble qu’une renaissance amène une transformation physique puisque tout dépend de la vibration qu’on rayonne et la forme s’y conforme. En ce moment, j’ai la sensation de muer carrément, comme si je quittais mon ancien moi, mon ancienne peau pour revêtir ma véritable identité. Celle qui correspond à l’ensemble des corps reconnus comme un tout harmonieux. Par moments, j’ai l’impression que je vis une sorte de croissance et à d’autres, j’ai l’impression d’avoir 80 balais tellement je craque de partout. Mais je vois en cela l'effet de la dualité, de l'ajustement qui s'opère à l'intérieur.
Les douleurs se baladent et ça m’aide à ne pas focaliser mon attention sur un endroit du corps en particulier ni à chercher pourquoi j’ai mal. 
Je fais simplement attention à avoir des gestes plus doux, plus lents et plus réfléchis. Lorsque je reviens dans la confiance, la foi, lorsque je lâche toute forme de dramatisation, la sensation de grandir, de m’expanser apparait comme une évidence. 

Malgré tout, je ne projette rien, je me contente d’observer et d’ailleurs c’est ce qui permet d’intégrer la patience et la confiance. C’est vrai que cette transition est exceptionnelle et c’est un gigantesque projet que nous sommes en train de vivre. Une véritable mutation de l’humain/animal ou primaire en une conscience qui reconnait qu’elle est un tout cohérent composé autant de chair que d’esprit et par-dessus tout qu’il n’y a pas de séparation ni à l’intérieur ni avec tous les règnes. 
Tout est interconnecté, s’interpénètre et s’équilibre à mesure qu’on lâche prise sur les anciens modes de pensée et d’être. Tout est parfaitement coordonné, orchestré et nous en devenons le témoin émerveillé dans cette observation détachée.

Entre y croire et le ressentir, en faire l’expérience ou le constater dans la chair, il y a tout un monde. Mais comme c’est une vision intime et une « sensation » intérieure, c’est impossible à décrire. On ne peut pas le décrire ou partager cette expérience tout comme on ne peut faire comprendre à quelqu’un ce qu’est la joie. Même en disposant d’un vocabulaire précis et riche, rien ne remplace l’expérience. 

C’est l’intérêt principal de l’incarnation, sa raison d’être et c’est aussi ce qui permet de savoir de l’intérieur, sans aucun doute, de tout son être, ce que c’est que d’incarner la vibration de la source, l’unité, la paix, l’harmonie et la joie. 
On avance en aveugle lorsqu’on passe d’un état d’inconscience à celui de la conscience élargie ou plus éclairée parce qu’on lâche les anciennes références et l’habitude de se rassurer par le raisonnement mental. 

Toutes les stratégies du mental visent à éloigner la peur, la souffrance et la mort mais elles créent un état de stress permanent. Elles sont fondées en plus sur des croyances qui sont fausses. Le point de vue du mental est très fermé et limité, il ne voit pas plus loin que le bout de son nez, il voit le monde selon l’idée de séparation. 

Pourtant on peut constater que tout en nous est interconnecté, interdépendant et qu’il n’y a de séparation qu’au niveau du corps physique et surtout de l’ego. Enfin de la personnalité qui se croit seule, isolée, en danger. 
Même notre corps physique est sans cesse dans l’harmonie et connecté à la source, alimenté, nourri et guidé par elle.

C’est toute notre conception de ce que nous sommes qui est à revoir de fond en comble. Et cette expression est tout à fait appropriée parce qu’il s’agit de sonder les profondeurs, d’observer les différents mécanismes de survie, les stratégies du mental, les réactions primaires commandées par la peur et l’instinct de survie. 
Ce contrôle permanent du mental est vain et de plus il nous limite au niveau énergétique. A l’image de la façon dont nous utilisons seulement 10% de notre cerveau, les stratégies, croyances et conditionnements du mental limitent considérablement notre potentiel énergétique. 




Être l’observateur des pensées, des émotions et lâcher les références nous permet d’utiliser notre néocortex. On parle de développer le potentiel de notre cerveau par la présence, d’élargir notre conscience en allant au-delà des conditionnements et de la dualité ou de l’idée de séparation. 
Cela donne la sensation de pénétrer le vide parce que sans références, c’est dans l’instant que tout se réalise, au fur et à mesure. C’est ensuite, lorsqu’on a lâché le drame, les pensées automatiques, qu’on constate dans la réalité physique, les nombreuses améliorations à plusieurs niveaux. 

La paix ancrée, la communion ou communication consciente avec l’âme, c’est l’énergie de vie, de désir, de créativité, de joie qui s’installe peu à peu. Et en toute logique cela demande de faire de la place, de libérer des peurs enfin le réflexe de s’y identifier. 

Lorsqu’une peur est observée et relâchée, une sensation de chaleur, comme des bouffées semble témoigner d’une meilleure intégration de l’énergie de vie. C’est aussi cela qui me conforte dans l’idée que je vis une profonde mutation.
Puis l’envie d’agir dans la matière, de passer à l’action se manifeste aussi. 

La tendance à agir par peur en se collant la pression diminue aussi parce que l’attention aux pensées qui nourrissent ces vieux schémas de fonctionnement et surtout le fait de ne pas s’y attacher, ramène au calme mental. 
On prend la bonne habitude d’agir par goût, par envie plutôt que par la contrainte, l’obligation ou la peur. 
Et ça change tout parce que la vibration qui porte le geste n’est plus du tout la même. 

C’est en prenant l’habitude d’observer les pensées et de lâcher celles qui se réfèrent au passé, qu’on est mieux à même à la fois de reconnaitre nos vrais besoins et de les nourrir.
Des petits changements opérés en conscience, par choix délibéré amènent des résultats surprenant et c’est aussi le fait d’être davantage à l’écoute du corps physique que cela peut se réaliser avec aisance et en toute logique.

Là encore l’idée que la vibration détermine la forme est encore validée. C’est de cette façon que j’intègre ce nouveau paradigme, sans forcer juste en étant plus présente, attentive. 
Le chat m’aide à oser dire ce que je veux, à délimiter mon espace vital. 
J’apprends à me faire respecter tout en lâchant le besoin d’être aimée ou d’agir de façon à l’être. 
Même si ça n’est "qu’un chat", la façon dont je me comporte avec lui, comment je ne cède plus aussi facilement à ses caprices ou son besoin de dominer, est une sorte d’exercice valable pour toutes relations. 

Là encore, c’est en revenant au centre, à ce que je veux et en osant le dire que je change peu à peu ma façon d’être. Avant si je lui disais non, je me sentais coupable, je faisais tout pour le satisfaire quitte à me priver. 
Maintenant, je reviens d’abord au calme intérieur et j’agis depuis cet état d’être. En me rappelant que l’extérieur me renvoie à l’intérieur, que les situations, les circonstances et ma façon d’y réagir, j’utilise l’effet miroir pour relâcher les tensions dues aux pensées de peur ou de culpabilité. 

Tout devient une occasion de revenir à la paix. Même les séries télévisées que je regardais dans ma jeunesse sont des outils de libérations, des moyens d’observer et de laisser les émotions s’exprimer. Quand j’ai des réactions qu’avant je qualifiais de sensiblerie, je ne les rejette pas. Les séries télévisées sont élaborées à partir de connaissances scientifiques afin de capter l’attention du spectateur. Celles des années soixante comme « ma sorcière bien aimée » sont des spots publicitaires qui vendent un style de vie, ou le fameux rêve américain. On y voit comment l’émancipation de la femme passe par le confort matériel fourni par l’homme. Toutes sortes de clichés qui peignent le formatage selon les genres et comment la femme qui veut s’affirmer est considérée comme une sorcière. C’est intéressant de revoir ces feuilletons maintenant sans être scandalisée par ces manipulations. D'autant plus que la force de la femme sorcière se réfère à l'intuition.




Quand on prend du recul sur la société et ces jeux de rôles, on voit que c’est un formidable contexte d’apprentissage. Tant qu’on s’identifie à la victime au bourreau ou au sauveur, on réagit de façon stéréotypée, conditionnée. Reconnaitre les pensées qui nourrissent ses rôles et s’en détacher amène à élargir sa conscience. 
Une phrase, un concept, une idée qui fait écho en soi est à la fois révélateur de la guidance intérieure par effet de résonance et en même temps l’occasion de lâcher prise sur les réactions automatiques. 
C’est une pratique qui permet de se libérer des conditionnements et d’intégrer davantage l’énergie de l’âme, la vibration de la source et l’énergie du désir. 

Réaliser que nous sommes un tout, que la conscience habite chacune des cellules, que la reliance ou l’amour est communication, échange, échange d’information et savoir ce qu’on veut communiquer aux cellules, à nos corps par la vibration qu’on veut porter, c’est intégrer, rayonner l’amour et la lumière. Là encore l’amour en tant qu’essence unificatrice et la lumière en tant que conscience. Plus on lâche les anciennes références et plus les croyances apparaissent comme des informations limitées fondées sur l’ignorance, la peur et le moyen d’y répondre.

19 01
Hier soir alors que je parlais à mon âme, l’idée que je suis née seulement 25 ans après la fin de la guerre m’est apparue comme une des raisons de la difficulté d’être incarnée en cette dimension. 
En effet, l’environnement dans lequel nous naissons impacte grandement notre état d’être parce qu’au niveau de l’énergie, il n’y a pas de séparation et comme un nourrisson est une véritable éponge émotionnelle, il reçoit de plein fouet toutes ces fréquences de lutte, de division, de désir de vengeance…

Un contexte qui oblige l’individu à se protéger de l’extérieur à se construire des carapaces, à s’endurcir. Même si la paix règne en Europe depuis cette dernière guerre qui a été si destructrice, le besoin de dominer c’est reporté dans l’esprit de compétition, le besoin de gagner, de s’enrichir matériellement afin de se préserver du manque. 
Entre les croyances basées sur la peur de l’autre et celles fondées sur la peur du manque il n’est pas étonnant qu’il y ait encore autant de souffrances, de misère et de conflits. 




Malgré tout, nous ne sommes pas condamnés à sombrer dans ces vibrations, nous ne sommes pas impuissants et chaque fois que nous choisissons la paix, le pardon, l’unité et l’harmonie, nous nous libérons des croyances et conditionnements. 

Cela peut sembler laborieux voire impossible mais nous avons les moyens de réaliser ce changement de fréquences, de dimensions. Parce qu’il s’agit bien de s’élever au-delà des vibrations de la lutte, de la division et de la résistance. Il s’agit de s’abandonner en confiance à la conscience unifiée de notre être véritable. 

D’autres images sont venues dans la confidence avec la source. Celles de l’intégration progressive de l’énergie de vie, de la lumière et l’ouverture du cœur, son expansion qui provoque simultanément l’ouverture de conscience. Comme si chaque fois qu’une peur est lâchée, le chakra racine intègre davantage d’énergie de la source puis simultanément, le fait de choisir l’amour ou la paix, nous ouvre sur les mondes invisibles dont les dimensions correspondent au chakra du troisième œil. 

L’intuition et la conviction que nous sommes des êtres de lumière, des consciences incarnées et vibratoires venues rayonner les fréquences de la source a été activée par la lecture de messages canalisés. Une ouverture sur la dimension éthérique s’est réalisée depuis 2012 et nous vivons actuellement les principes et connaissances qu’ils nous ont transmises. 

A mesure que nous devenons responsables de nos mondes intérieurs en collaboration avec notre âme qui s’occupe d’harmoniser les énergies, de maintenir la paix et l’unité, la présence des guides se fait plus rare ou discrète. 
C’est comme l’enfant qui apprend à marcher, au début il tient la main de ses parents et peu à peu, il apprend à s’en passer, à les lâcher. 

Quand on parle de la nuit noire de l’âme, en fait, on décrit ce passage de l’inconscience à la conscience qui choisit, de l’irresponsabilité à la responsabilité, de l’abandon d’une autorité extérieure à la communion intérieure. 
Au passage nous lâchons les croyances qui pour la plupart sont plus proches de la superstition que de la réalité. 

Plus on s’ancre, plus on s’appuie sur la force de l’unité intérieure et moins on a besoin de croire ou de se référer aux croyances passées. Elles apparaissent comme des semis réalités ou des réalités provisoires, des sortes de paliers menant à la connaissance intime de soi qui permet l’autonomie intérieure.
Cette autonomie commence dans la communion sincère avec la source en soi, la confidence et l’abandon en confiance à cet amour lumière, à l’âme qui nous guide en permanence. 
Puis dans ce désir d’aimer sans conditions tout ce que nous sommes, vient l’autonomie affective qui nous libère des jeux de rôles visant à obtenir la reconnaissance extérieure. 

La nuit noire de l’âme, c’est l’abandon des croyances, la connaissance sans références de ce qu’est l’âme. L’âme qui est cet ensemble de corps, l’unité entre tout ce que nous sommes, la reconnaissance de cette unité, le fait de prendre conscience ou d’être conscient qu’il n’y a pas de séparation ni de fin. 




Cette connaissance se perçoit dans le silence du mental et c’est peut-être pour ça qu’on parle de nuit noire. C’est à mon avis une vision duelle de la réalité parce que la nuit est aussi importante et bénéfique que le jour. C’est un moment de régénération, de libération, d’ajustement, de communion et d’abandon.

Je suis épatée de voir comment je suis plus active et plus apte à nourrir mes besoins. Et comment les habitudes pourtant bien ancrées changent à mesure que je suis la guidance intérieure, l’élan enthousiaste. C’est si on peut dire ma seule référence actuelle. 
Cultiver la confiance et la joie en suivant les désirs, les envies du moment. Sans opposer de résistance et sans se forcer à être quoi que soit d’autre que l’expression du désir. 
D’ailleurs à ce stade, il n’y a pas de mots pour décrire ce qui est vécu ou ressenti. Sinon la confiance sans attentes et pourtant pleine d’espérance. Une espérance qui se limite au fait de vibrer sur les fréquences de la source, de l’unité, de la paix et de la joie, dans l’instant. 

Reconnaitre et lâcher la peur, la culpabilité, la colère…toutes ces fréquences qui nous maintiennent au ras des pâquerettes lorsqu’on les retient soit en s'y identifiant soir en y résistant. Non seulement elles abaissent notre fréquence vibratoire et nous enferment dans les jeux de rôles mais en plus elles nous enferment dans les égrégores correspondants. 
Ces égrégores ne sont pas plus mauvais que les émotions dites négatives. 
Ils sont à la fois l’expression de la puissance de projection du mental/émotionnel, les témoins de notre potentiel vibratoire mais aussi le contexte qui nous permet de mieux comprendre notre vraie nature, notre essence, nos origines, la complexité de notre être. 

Ils offrent une vision de nos mondes intérieurs et sont aussi des guides, qu’ils soient dits sombres ou lumineux. Le fait qu’ils soient attrayants pour les personnes en cheminement spirituel est l’expression du besoin de fantastique mais aussi le manque d’ancrage, la difficulté à accepter l’incarnation, la matière, la chair. 

Le point de vue neutre qu’offre le positionnement dans le centre cœur change radicalement la vision et la compréhension de nous même et de notre environnement. Ce constat est aussi révélateur de notre pouvoir qu’il permet d’élargir la conscience. Et c'est alors le point de vue qui unifie autant le chakra de la couronne que celui de la racine. Ou dit autrement, le fait de s'ancrer dans la réalité de la terre tout en étant conscient d'être une extension de la source offre une vision élargie et complète de ce que nous sommes. Élargie et infinie ou qui n'a pas de fin, de limite. On est à la fois ancré dans la réalité de la terre et dans celle du cosmos sans éprouver d'attraction pour l'une d'elle plus que pour l'autre.  

Si vous souhaitez partager ce texte, merci d’en respecter l’intégralité, l’auteure et la source ; Lydia, du blog : « Journal de bord d’un humain divin comme tout le monde » ou http://lydiouze.blogspot.fr

2 commentaires:

  1. La nuit noire de l’âme, je la perçois comme une exploration ultime, concrète de mes côtés les plus sombres, j’accepte qu’ils se présentent, qu’ils s’imposent en moi, même sans pouvoir les expliquer, les comprendre mentalement, ils sont là, je les vis, les revis et à un moment les aime comme faisant partie intégrante de moi. Une fois, aimé, intégré, ils me servent de source d’énergie pour me transporter dans la voie du milieu, en dehors du jugement, dans l’observation extérieure. Je me vois dans cet état d’observateur, je ris de moi et de ces côtés sombres qui se représentent, j’élargis ma conscience non par intégration d’une connaissance mais pas relativisation des rôles de mon petit moi, je Suis le Soi dans la paix, la joie et l’amour.

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