mardi 23 mai 2017

« S’ouvrir au silence pour entendre les voix intérieures et profondes »





20 05 En ce moment, le sujet qui revient souvent c’est celui du couple, de la recherche, du besoin d’un partenaire qui vient tant de notre mémoire humaine, animale que de celle de l’âme, de la source. 
Au-delà de la morale catholique ou sociétale, ce besoin de fusionner, d’aimer et d’être aimé est l’expression même de la source, et reflète tant sa complétude que les pôles masculin et féminin qui sont dans la dynamique des complémentaires, le mouvement et l’essence. L’essence en mouvement et la manifestation de la création, de la matérialisation en est le résultat. C’est une vision un  peu simpliste des choses parce que c’est certainement plus complexe que cela mais ça donne une image de ce que nous sommes.
Et quand cette question du couple vient à la surface, c’est simplement un appel à l’unité intérieure. L'expression de l'âme, ce désir de retourner à la source, à l'unité que le mental perçoit d'abord comme un trouble intérieur puisque cela fait émerger les plus grandes peurs et suscite un mouvement de rejet.

Il semble que les mouvements extérieurs et la dynamique de la dualité amènent une fois de plus à sonder les profondeurs, à faire face à ce qui est caché ou à ses aspects de l’être qui se manifestent afin d’être entendus. 

23 05 La journée d’hier m’a plongée dans la tristesse et au lieu de la camoufler derrière des gestes habituels, des pensées positives, je l’ai observée dans le silence souhaitant simplement entendre et comprendre. Non pas une compréhension intellectuelle mais une position d’ouverture et d’accueil qui consiste à ne pas nier ce qui est puis à ne pas chercher absolument à trouver du sens, immédiatement.


Lorsque l’énergie est en mouvement en soi, ou lorsque le taux vibratoire s’élève, le mental sent cet afflux de lumière et il tente naturellement de la contrôler ou au moins de donner un sens à ce qui est perçu comme un danger de prime abord parce que ça bouscule l’ordre habituel des choses. 
Puis il a été habitué à sélectionner les énergies, les émotions et même les pensées ce qui fait qu’il lutte sans cesse contre ce qui se manifeste, contre lui-même, contre l'inconscient, l'impulsif, l'animal, l'instinctif. 
Il tente de contrôler les émotions qu’il juge négatives et cela crée des tensions, des crispations, un blocage énergétique qui demande beaucoup d’énergie mentale. 




Le seul fait de résister à ce qui est ajoute du stress et de la confusion tout en dépensant beaucoup d’énergie au niveau de la tête, du mental. Pas étonnant que j’ai eu des douleurs au crâne. Mais là encore, au lieu de me demander pourquoi j’avais ces sensations je me suis contentée de le reconnaitre et d’offrir à la source, les pensées de peur au sujet de la mort, des symptômes qui semblent révéler un problème cardiaque. 
Puis peu à peu, le calme mental est revenu et l’idée de la mort a été dépouillée de la peur, perçue comme une des conditions de la vie d’un humain. 

Enfin je ne peux pas exprimer la façon dont ma vision s’est éclairée mais ce que je peux dire c’est que les énergies se sont harmonisées, équilibrées et j’ai écouté les voix internes qui méprisent cette vie dans la matière et surtout dans la dualité conflictuelle, ces aspects de l'être qui ont la nostalgie de la source.
Ces voix se sont présentées une fois que j’ai laissé la profonde tristesse s’exprimer. Au début, cette tristesse venait de l’idée que les pulsions de mort sont plus fortes en moi et qu’elles sabotent ma volonté de nourrir la vie, de prendre soin de ce que je suis, de mon corps physique, de mon quotidien. Entrainant des regrets, des frustrations, des incompréhensions...
Puis peu à peu, dans l’abandon du jugement, je les ai perçues comme des aspects internes qui "méritent" mon attention et j’ai vu leur contribution à l’ensemble, aux mouvements qui m’ont guidée, aux aspirations de mon  âme, de mon cœur. 

Ces énergies qui méprisent l’incarnation qui sont consternées face à la violence de ce monde, la bêtise humaine, participent à ma vie, elles m’ont amenées à aller au-delà des apparences, des conditionnements qui d’emblée ont été perçus comme tels. 

Il a fallu passer par le constat qu’en tant qu’humain, je porte aussi ma part de bêtise, de violence, reconnaitre que ce que je critique ou rejette à l’extérieur, existe aussi en moi. C’est la phase qui consiste à revenir au centre, à la réalité dans la transparence, la pureté, phase qui si elle est seulement intellectuelle, laisse l’individu dans la culpabilité, l’humilité honteuse, le sentiment d’impuissance. 
Ces pensées sont naturelles ou humaines mais lorsqu’on se positionne dans le cœur, on ne va pas s’y identifier, elles apparaissent comme un jugement mental, une mécanique et au niveau énergétique comme une fréquence nécessaire à l’harmonie, l’équilibre. 

Le cœur sait doser la honte, l’humilité, la culpabilité, il sait les utiliser dans la dynamique qui conduit à l’amour sans conditions et à l’unité, l’harmonie, l’équilibre entre amour de soi et de l’autre. 
Là encore c’est difficile d’exprimer en mots ce qui se fait naturellement, dans le silence et qui est intuitif. Le mental perçoit cela par moments sous forme d’images symboliques, d’évidence mais il n’a pas les mots justes pour le traduire. Cela entraine nécessairement des frustrations et ces pensées sont aussi à considérer avec lucidité et bienveillance. Lucidité puisque ce sont des pensées relatives à la conscience humaine qui sont légitimes selon le fonctionnement courant du mental. 




Une fois tout cela offert à la paix du cœur, une image est venue ouvrant ma vision et ma conception de l’humain, de l’aspect purement humain/physique au-delà des conditionnements, de l’espace et du temps. 
En fait, notre corps physique, notre mental et notre corps émotionnel sont éternels tout comme le sont l’âme et le soi. Nos gènes en témoignent tout comme la composition de notre corps physique qui contient la cellule mère, chaque élément de l’évolution de l’espèce humaine. 
De la cellule primordiale en passant par l’aspect reptilien, mammifère, végétal, minéral, élémental, nous sommes un univers à part entière qui porte la vie et son histoire, depuis ses origines lointaines et pas seulement divines. 

Là encore, mon vocabulaire est trop restreint pour exprimer ce qui est de l’ordre du ressenti, de l’évidence. Ce qui nous trouble et nous fait souffrir, c’est le fait de s’attacher soit à nos pensées/croyances, soit à notre corps et c’est là que les pulsions de mort viennent au secours de notre mental. 
Elles portent en elles le souvenir de l’éternité, de la complétude, de l’unité, de l’immensité de l’espace, du vide, du néant ou du non manifesté. 
Elles se manifestent tant au niveau de l’inconscient que du mental dans les élans à chercher un sens à cette vie, à savoir qui nous sommes en vérité, à savoir intimement que nous sommes plus qu’un corps et une tête. 
Au niveau énergétique elles participent à l’équilibre, à la dynamique des forces contraires et lorsqu’on en devient conscient, elles nous ont amené à ouvrir notre cœur et notre conscience. Elles nous préservent de l’attachement à l’illusion, l’illusoire, l’éphémère et participent également au déploiement de notre imaginaire.

J’ai donc remercié sincèrement ce que j’appelais ces pulsions de mort qui au début étaient perçues comme des saboteurs. Et c’est extraordinaire aussi de constater comment la vision change lorsqu’on abandonne les références passées, le jugement arbitraire, la notion de bien et de mal. Cette notion est si relative qu’elle révèle son caractère aléatoire puisqu’elle change d’un individu à l’autre, d’un pays à l’autre.

Elle n’est pas négative non plus puisque son rôle est de nous montrer la différence entre l’universel et l’individuel, entre le réel et le subjectif, entre la réalité objective et le conditionnement. Elle nous invite à faire des choix, à nous positionner et nous conduit finalement au centre, à la paix au désir d'unité et d'harmonie.
Cette vision m’a confirmé que nous portons tout en nous et que chacun des aspects de l’être a son utilité, sa place, que sans l’un d’eux, nous ne serions pas complets ni d'ailleurs en vie, en mouvement. 
Et le principe même de l’accueil a encore montré son "efficacité", sa capacité à élargir la vision, à aller en profondeur, à toucher les aspects originels et purs de l’être, à pacifier et harmoniser les énergies, les corps, les chakras. 

On peut considérer l’âme comme la mémoire humaine, sensorielle, la vibration de l’unité, le souvenir de l’éternité et de la source. Elle porte autant les aspects du souvenir de la source que ceux de l’humanité. 
Parce que finalement, les pulsions de mort sont le souvenir de l’essence primordiale, le désir de retourner dans l’unité, dans l’immensité de l’espace, dans le champ quantique du vivant, l’impersonnel. 
Sans ses pulsions, l’attachement à cette vie serait excessif et nécessairement douloureux. La peur de la mort serait paralysante, terrifiante, insurmontable. La maladie apparaitrait comme une sombre fatalité tout comme le fait de vieillir et cette vision radicale, définitive serait une torture pour le mental. 




Ceci dit, tant qu’il n’est pas en contact avec l’intuition ou l’âme, c’est sa vision et cela induit des stratégies de lutte, de contrôle, de résistance, de survie. 
Et là encore si on pense que c’est l’unique voix, qu’il nous faille lutter pour survivre, combattre pour faire sa place, être en compétition pour montrer, prouver sa valeur, on vivra une vie de labeur et de souffrance avec quelques victoires très éphémères en proportion de l’effort fourni. Là encore, la violence de ce regard radical, amène à chérir la paix et à chercher le centre, le point zéro, le cœur qui place dans la voie du juste milieu.

Avec un peu de recul, je constate que pour toucher ses pulsions de mort, il a fallu un déclencheur, en l’occurrence les chemtrails qui amènent la pluie chaque après midi. 
Les réactions face à ce constat ont amené de la colère puis la tristesse face à mes gestes destructeurs et la souffrance qui vient de la difficulté à accepter la réalité, ce paradoxe permanent entre le désir de vivre et ces gestes mortels. 
Puis reconnaitre en cela la dynamique des contraires, aller au-delà du jugement pour changer la vision et harmoniser ses forces. 
Et enfin le silence pour accueillir ces voix, entendre leurs revendications ou leur façon de considérer les choses, leur point de vue particulier. Puis reconnaitre la légitimité de leur discours, leur provenance, leur proximité avec l’âme, la source, leur désir de retour aux sources.

J’ai eu l’idée d’écouter la suite des reconnexions âmiques guidées par Magali juste avant d’entendre les voix nostalgiques de la maison puis je me suis dit que j’en avais assez de me tourner vers les autres pour confirmer ce que je sais ou porte. 
Après tout, puisque que je suis venue ici pour faire l’expérience d’être un humain et comme je sais que mon âme communique avec moi, qu’elle me guide vers l’unité, la source, autant apprendre à reconnaitre sa voix. 
Autant apprendre à me/lui faire confiance totalement au lieu d’avancer par la résonance et l’effet miroir. 
Même si cela passe par un long moment de silence, d’inconnu, ce n’est pas tant le discours qui compte, la compréhension intellectuelle ou le fait de voir, de connaitre les mondes invisibles mais plutôt d’apprendre à puiser à la source, en utilisant les ressources qui sont les miennes. Ces ressources qui ne sont autres que le désir de connaitre en toute transparence au-delà des étiquettes, des conditionnements, des rôles, et d’utiliser pour ce faire, les outils à ma portée que sont le cœur et la conscience élargie ou conscience neutre. En percevant avec mes corps subtils, mes sens, alignés à cette volonté de savoir, de connaitre intimement, en vérité et d’aimer sans conditions.

Une fois que l’harmonie a été "installée", la perception des symptômes physiques a changé. J’ai la sensation que la vibration de l’âme, l’énergie de vie trouve son chemin d’ascension avec plus de facilité et le fait que j’ai eu ces douleurs au crâne semble montrer qu’elle n’est plus bloquée au niveau des chakras du bas. 
Les douleurs au dos, aux reins puis au cœur m’ont amenées à faire face à la peur du manque, à relativiser ma vision, à harmoniser les énergies du sauveur favorisant l’ancrage et donc l’action et maintenant, le désir de voir par moi-même, d’aller au-delà des croyances ancestrales au sujet des mondes invisibles révèle les blocages énergétiques logés dans les chakras du haut. 




Bon c’est une vision un peu simpliste des choses mais il semble que les blocages soient l’expression de pensées refoulées, non accueillies, et que le fait de les entendre avec neutralité en libère l’énergie. 
Les frustrations de ne pas voir l’invisible, et en même temps l’idée que cela venait à la fois du sentiment d’être indigne et de l’idée que ce sont des mondes illusoires, créés par la psyché humaine et donc sans valeur, dangereux même, tout ceci a été entendu et offert à la source sans rien retenir. 
Ou dit autrement amené à la lumière de la conscience au-delà du jugement. Sans m’attacher aux pensées collatérales, au sentiment de jalousie vis-à-vis de ceux qui "voient" ni aux peurs d’être absorbé dans l’illusion de ces mondes m’éloignant encore plus de la réalité présente, de mon corps physique.

J’ai constaté que là encore il y avait une contradiction dans les sentiments, un désir de savoir opposé à la peur de voir, à la peur de se perdre dans des mondes aussi illusoires que ceux des psychotropes et enfin à la peur de s’y attacher.
Des équations insolubles pour le mental qui n’a pas suffisamment d’éléments pour les résoudre mais dont le cœur peut déjà harmoniser les énergies et ôter le superflu. 
Parce qu’en fait le mental a autant trop peu d’éléments pour comprendre que trop de croyances et d’à priori qui rendent confuse la perception et donc la traduction, l’interprétation des choses. 
Puis dans le calme du silence mental, l'ouverture, la paix du cœur, il n'y a plus de désir de voir mais plutôt celui d'être et d'agir dans l'élan spontané du cœur, l'unité des corps, la conscience que c'est ici et maintenant que cela se passe.

Je note quelque chose remarquable dont je me satisfais largement, c’est d’avoir passé "ce cap" sans souffrir, sans nourrit la peur, sans rejeter ou nier quoi que ce soit et que le sentiment d’unité intérieure a encore fait grandir l’amour en moi. 
Puis la sensation de pacifier la communauté que je porte ou qui m'habite, me réjouit parce que cela nourrit la paix, le désir croissant de vivre dans l'unité. 

Et l’idée que les voix des ancêtres ne bataillent plus avec ma conscience individuelle m’est venue comme une évidence. D’une part, l’évidence que je porte ces voix qui expriment la pensée des humains depuis la création et d’autre part que cela ne veut pas dire que je doive les croire ni être d’accord avec elle et encore moins lutter contre elle. 
L’image d’une communauté intérieure de personnages de toutes époques, pensées, croyances et celle de ma conscience actuelle qui peuvent s’entendre, cohabiter dans la paix puis se servir mutuellement, apporter leur sagesse, leurs connaissances, le fruit de leurs expériences, a fini de me réjouir et m’a donné la sensation de complétude, de plénitude. 

Je continue d’écouter des œuvres littéraires du siècle des lumières et je suis stupéfaite de constater que ce sont les mêmes interrogations, les mêmes idées au sujet de l’âme, des mondes invisibles, des mystères de la vie, que celles qui circulent aujourd’hui. 
Ce qui est notable, c’est le fait que l’école publique ait permis au plus grand nombre d’accéder au savoir, aux connaissances humaines, scientifiques, mais on peut voir que la conscience humaine évolue peu si elle se limite à la réflexion intellectuelle basée sur la notion de bien et de mal. En ce sens les auteurs qui touchent les êtres sont connectés à leur âme, inspirés et reliés au cœur de l'Humain.




Ce qui est remarquable à notre époque, c’est le désir croissant de paix, d’unité, d’abandonner les vieux schémas de pensée non pas en démolissant les anciennes croyances puisque cela a été fait de façon cyclique chaque fois qu’on arrivait au bout d’une civilisation mais en s’ouvrant à l’inconnu en toute sincérité de cœur.

Le désir d’unifier le masculin et le féminin, du moins de ne plus les opposer, de ne plus les hiérarchiser, d’associer le mental et l’intuition, d’élever sa vision au-delà des voiles du jugement, au-delà de la peur ou plutôt à travers elle puisqu’elle est aussi révélatrice, tous ces mouvements nous ramènent à la source, à l’Unité.
La peur du vide que cela entraine nécessairement lorsqu’on aborde l’inconnu, reconnue et offerte à la source donne le courage d’aller de l’avant et augmente la confiance de plus en plus aveugle envers la source intérieure. 

Lâcher prise pour le mental s’exprime en ces termes, "je m’en fous", "je fais comme je le sens". Quand j’en arrive à me dire ça sincèrement, je suis prête à entendre les différentes voix intérieures, à reconnaitre leur valeur et à voir qu’elles émanent de l’âme. Que les pulsions de mort comme celles de vie poussent toutes deux à vouloir fusionner et qu’elles ont la même origine, qu’elles sont toutes deux mues par l’amour.

Je rigole en voyant la liste aléatoire des titres de la bibliothèque dont le premier est « personal Jesus » de Johnny Cash et le deuxième ; « ni dieu, ni maitre » de Léo Ferré parce que ça reflète mon questionnement du moment au sujet des mondes invisibles, de la réalité de ces êtres dont on ne sait pas si ce sont des mythes ou des personnages historiques. 
De mon point de vue, la question est plutôt de savoir que ce sont des énergies que chacun porte et qu’elles n’ont pas besoin d’être personnifiées à l’extérieur pour agir à l’intérieur et rayonner vers l’extérieur. Des énergies, une vibration que certains êtres ont manifestée dans l’histoire de l’humanité et qui ont leurs pendants dans les mondes invisibles au même titre que chaque pensée, croyance humaine. 
Il y a une réalité vibratoire et son émergence dépend de nos choix conscients. Et encore l’inconscient y participe grandement en tant que mémoire et système dynamique. 

S’attacher aux anges, aux ‘saints’ supposés selon là encore des modèles de vertus, selon un idéal précis, c’est comme s’attacher aux pensées et aux émotions, aux croyances, au passé, c’est s’identifier à la personnalité, à ce qu’on suppose être la lumière, qu’on associe au bien, à ce qui est beau, pur. 
La beauté naturelle est la manifestation de l’harmonie qui place chaque élément à sa juste place et c’est l’essence qui en donne la saveur, l’ampleur, la profondeur, le parfum. 
Elle équilibre parfaitement les formes, les textures, les sons, les fréquences, les contours, les clairs obscurs, l’ombre et la lumière, magnifie les contrastes qui se révèlent mutuellement. Réunissant en un seul objet, tout ce qui réjouit les sens et l’âme.   

La chirurgie esthétique nous montre ce que la beauté n’est pas puisqu’elle réduit les êtres à une image prédéfinie, impersonnelle, formatée, élaborée selon un modèle qui enlève le caractère précieux de l’individu, son unicité. Elle nous montre que la forme n’est et ne fait pas tout, qu’il y a quelque chose de plus, d’impalpable, d’indéfinissable, de subtil et mystérieux. Elle est l'expression du rejet de soi, du refus de vieillir pourtant dans l'acceptation de ce que nous sommes, la libération des masques, des croyances par l'abandon du jugement, le corps physique se régénère naturellement dans l'amour, la joie qui s'écoulent de façon fluide. 

L'idée même de la mort au regard de l'immortalité des cellules, de leur régénération perpétuelle, dans le détachement qui révèle que rien ne nous appartient vraiment et de l'éternité de l'âme ou de la conscience, l'interconnexion entre tout ce qui est, dans le temps et l'espace, est totalement relativisée. 




Là encore, c'est en se positionnant au centre, dans le juste équilibre entre attachement et détachement qui se réalise naturellement dans cet espace vide et plein à la fois que la conscience humaine se tranquillise et revient au présent. Percevant l'instant comme un cadeau, le corps qui offre l'expérience multi-sensorielle et la possibilité de créer dans la matière, dans l'invisible et le visible simultanément. De pouvoir se placer au centre et d'y avoir une vision plus complète, élargie, neuve et infinie. 
Alors une fois de plus, "merci à tous mes corps, à tous les aspects de l'être de m'offrir cette opportunité de vivre la paix, l'unité, la joie, la vibration alignée à la source, de pouvoir goûter cela ici et maintenant."

Si vous souhaitez partager ce texte, merci d’en respecter l’intégralité, l’auteure et la source ; Lydia, du blog : « Journal de bord d’un humain divin comme tout le monde » ou http://lydiouze.blogspot.fr

2 commentaires:

  1. Bonjour Lydia,
    Grâce à ce témoignage, j’appréhende très positivement maintenant cette tristesse, ce vague à l’âme, ce doute qui m’étreignent parfois-souvent. Dorénavant quand un tel état me prendra, je l’accueillerai dans le silence et honorerai sa présence et, en l’écoutant, je lui signifierai l’importance qu’il représente pour moi.
    « …j’ai écouté les voix internes qui méprisent cette vie dans la matière et surtout dans la dualité conflictuelle, ces aspects de l'être qui ont la nostalgie de la source. »
    Cet état est –comme vous dites si bien- nos aspects qui se souviennent de notre origine et qui trépignent de nous voir si péniblement avancer dans l’obscurité que nous nous créons. Ces parts d’ombres ne seraient-elles pas celles qui sont le plus proches de la Lumière. Elles sont le pont qui nous mènera –quand nous serons prêts- de l’autre côté du voile, dans l’élargissement de la conscience, au moment où notre petit moi se retirera pour laisser la Présence s’installer et vivre cette incarnation en pleine conscience de qui on est.
    Gratitude.
    Flammette

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    1. Bonjour "Flammette"
      je partage votre point de vue mais nommer l'aspect humain "petit moi" est à mon sens trop empreint de négativité et c'est encore une vision duelle des choses, une façon de hiérarchiser qui n'a pas de raison d'être. Enfin c'est mon point de vue.
      Je ne pense pas non plus qu'il se retire pour laisser place à la Présence mais plutôt qu'il y ait alignement conscient ou unification des aspects de l'être.
      Être conscient de tout ce qu'on est et ne pas s'attacher à un des corps ou aspects de soi plus qu'un autre, me semble plus juste, équitable, plus proche de ma conception de l'amour pur. Bizzzzzzzzz

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