vendredi 2 décembre 2016

« La pensée, l’émotion, c’est de l’énergie qui a besoin de circuler librement » & « 45 sec. d’Éternité » Nicole Dron








1 12 Depuis que la voiture est en panne, je suis obligée de sortir de ma routine et de trouver des solutions pour assumer le quotidien. Mais je ne tente pas de résoudre les choses mentalement, selon mes vieilles stratégies. J’ai focalisée mon attention sur le "travail émotionnel" puisque tout dépend de l’énergie, de sa fluidité et je constate combien le lâcher prise est formidable, comment le seul fait d’apprendre à se détendre, à se détacher des pensées et des émotions, facilite la vie.

Je savais que la visite de ma sœur aurait des répercussions à tous les niveaux de l’être, puisque sa présence éveille la mémoire traumatique et ses stratégies de fuite, mais je me suis contentée d’observer, de répondre à l’élan de l’instant sans m’attacher aux pensées, aux émotions. J’ai parlé de temps en temps à l’enfant en moi mais j’ai plus été dans le ressenti et surtout le lâcher prise, la respiration abdominale, calme, profonde. Abdominale parce que j’ai la sensation que le ventre est le siège des émotions et qu’en le gonflant à l’inspiration, l’énergie est comme brassée.  

Déjà, quand on ne tient pas trop compte des pensées qui émergent continuellement, quand on peut calmer le mental en ne croyant simplement pas tout ce qu’il exprime, l’énergie n’est pas enfermée dans ce corps, la circulation est plus fluide.

L’erreur qu’on fait souvent, c’est d’essayer de s’accrocher à des croyances et de vouloir convaincre le mental qu’il a tort de nourrir des pensées négatives ou encore d'essayer de comprendre quelque chose qui est de l'ordre du ressenti.

On tente de résoudre les choses par des moyens inadaptés. Le mental ne peut pas se rassurer lui-même ou se convaincre qu’il a raison de croire en ce qu’il croit puisqu’alors, il lutte contre lui-même. 
On argumente, on raisonne alors que la seule chose qui soit efficace, c’est de permettre à l’énergie de circuler librement.

En considérant la source, le divin comme l’énergie de vie, du désir, de la création ou de tous les possibles et en lâchant la notion duelle, les étiquettes bien et mal, on va peu à peu se détacher du mental, des croyances et faciliter la libre circulation de l’énergie de vie. 




On a tellement pris l’habitude de se rassurer en donnant une définition aux choses qu’on bloque constamment l’énergie, on l’oriente dans des impasses, on la contraint. 
Si on s’observe attentivement, dès qu’on sent un trouble, une douleur, on va voir que c’est toujours une pensée, l’interprétation des faits, qui amplifie le mal-être. 

Plus ça va et plus je me dis que tout dépend de la capacité à lâcher prise, à ne pas résister à ce qui est
Ce qui nous trouble, c’est le fait qu’en calmant le mental, on sent un mieux être. 
Alors tout naturellement on croit que c’est notre interprétation des fais qui est la bonne et qui procure ce mieux être mais c’est le seul fait de se détendre mentalement qui rétabli la circulation de l’énergie.
On pense qu’on va mieux parce qu’on a trouvé la solution, la réponse à la question mais c’est juste parce qu’on arrête de cogiter que les choses reviennent dans l’ordre. 

Comme l’énergie n’est plus focalisée dans le mental, elle peut alors circuler avec fluidité. La conséquence c’est qu’on va sentir les émotions associées à la douleur et très souvent on va encore cogiter, essayer de trouver le pourquoi du comment et retomber dans le cycle infernal des croyances, des argumentations et des raisonnements. 

Lorsque l’émotion s’exprime, c’est parce que l’énergie de vie trouve "le chemin de la sortie", le mouvement, elle passe du mental à l’émotionnel mais au lieu de la laisser tout simplement passer, on s’y accroche. 
Soit on veut la retenir, l’amplifier, soit on y résiste et on l’amplifie aussi simplement parce qu’elle est enfermée. 
Elle tourne sans cesse du mental à l’émotionnel et inversement, dans un mouvement qui va obligatoirement nous amener tôt ou tard vers le bas.  

Si on tente de rester focalisé sur la joie espérant la nourrir, tôt ou tard, une petite contrariété va s’opposer à cette joie et c’est toujours relativement à l’interprétation de ce qui est.
En étant juste observateur et en faisant en sorte de laisser l’énergie circuler librement, en étant neutre mentalement, en ne s’attachant pas aux croyances, en ne bloquant pas les émotions, on va trouver la stabilité mentale et émotionnelle. La paix qui est au-delà du mental et des émotions. 

Le fait de qualifier une émotion de négative la rend ainsi parce qu’on y ajoute des pensées de doute, de peur, on confine l’émotion dans le mental et le cycle infini de questions réponses se met en route automatiquement. C'est comme si on battait des blancs d’œufs en neige!




J’ai passé le début de la semaine tournée vers l’intérieur et en pensant de temps en temps à scanner mon corps. Chaque fois, je constate que je suis complètement crispée au niveau des épaules alors je me contente de respirer calmement, par le ventre de façon à laisser l’énergie circuler. Ce constat me fait rire systématiquement parce que je vois les choses comme un dessin animé, une caricature.

Je ne cherche pas à interpréter le sens de l’émotion, je reviens juste à l’idée que c’est une énergie qui par nature, a besoin d’être extériorisée, en mouvement. Et le souffle la libère naturellement.

J’ai pu voir qu’à chaque fois que je lui donne une forme, que j’essaie de la nommer, de la qualifier de bonne ou de mauvaise, elle grossit et enclenche le processus de survie, de résistance. 
C’est comme si le mental et l’émotionnel se renvoyait continuellement la balle. 
L’émotion surgit, la pensée s’y colle et l’énergie ne circule plus. Elle se trouve coincée d'un côté ou de l'autre de la dualité et stagne, amplifie.

Que ce soit une émotion refoulée depuis l’enfance ou une réaction à ce qui est aujourd’hui, c’est la même chose pour le mental qui va enclencher la fuite, le repli sur soi, qui va contracter le corps physique et bloquer l’énergie. 

C’est le fait de changer ma façon d’y réagir qui peut résoudre le problème et pas les interprétations, les anciennes ou nouvelles croyances qui ne font que nourrir ce système de fonctionnement inconscient, automatique, basé sur la survie. Il n’est pas à remettre en cause mais il n’a pas à gérer les émotions. 

Depuis l’enfance, on a appris à sélectionner les émotions et à générer tout un mode de fonctionnement qui lutte sans arrêt contre l’énergie de vie. 
C’est un système qui fonctionne par attraction ou par rejet mais il ne fait que limiter, contraindre et bloquer l’énergie de vie qui est naturellement fluide. 

On fonctionne en résistant à ce qui se manifeste en soi, à l'extérieur, au lieu d’apprendre à lâcher prise au niveau mental et accueillir les émotions, les laisser s’exprimer librement. 

Quand ce sont des émotions dites négatives, lorsqu’on décide de les laisser être, on va culpabiliser d’exprimer la colère et ce faisant, on bloque le mouvement naturel de l’énergie. 
Quand on la réprime elle finira par exploser et bien évidemment de façon excessive. 

Et quand elle est considérée comme mauvaise, c’est justement le fait de la qualifier ainsi qui lui donne ce poids, cet excès, et le fait de la bloquer qui provoquera une explosion. Quand on a peur d’être submergé par l’émotion, c’est cette peur qui rend l’émotion intense simplement parce qu’on lui donne du poids, parce qu’on y résiste.

Je suis épatée de constater comment tout est fluide dans des situations qui avant me posaient problème. La panne de voiture m’a obligée à faire attention à mes mondes intérieurs et à faire confiance à la source. Je ne bloque plus sur les solutions futures, je prends tout au fur et à mesure en faisant attention de ne rien bloquer ou retenir. 




Plutôt que de cogiter pour savoir comment j’allais aller chez le toubib je me suis préparée pour y aller à vélo. Il y a plus de deux kilomètres à faire et j’ai vu que je peinais mais plutôt que de bloquer là-dessus, j’ai repensé à la dernière fois où j’y suis allée comme ça et j’ai fait en sorte de me faciliter le trajet. La dernière fois, j’ai eu soif et cette fois-ci, j’ai pris une bouteille d’eau. Ça peut sembler idiot mais c’est tout un enseignement. 

En général, dans une situation on bloque sur ce qu’on n’arrive pas à faire, on se fait des films en interprétant les faits selon des croyances qui par nature sont aléatoires et on focalise sur l’aspect négatif en l’amplifiant. 

Une situation est une expérience qui nous montre où on en est à tous les niveaux. 
Selon le point de vue qu’on adopte on colore l’expérience en focalisant sur ce que ça devrait être. On nourrit la frustration simplement parce que ce qui advient ne correspond pas à nos attentes. 
Si je m’étais dit, je n’ai plus de force, je vieillis, je ne suis pas capable de faire deux kilomètres sans souffrir, je serais encore en train de souffrir en me lamentant sur mon sort, mon corps physique montrerait encore plus de signe de faiblesse et je nourrirais l’état de victime. 

Au lieu de ça, je me suis référée à l’expérience passée et j’ai regardé ce que je pouvais faire pour améliorer l’expérience, pour que ce soit plus confortable. Puis j’ai offert à la source toute pensée dévalorisante, toutes les pensées qui nourrissent les croyances en décidant de ne garder que la seule qui soit utile : "je suis la vie éternelle". Ce n'est pas une croyance ou du moins c'est une sensation sur laquelle je ne colle plus d'étiquette, je lâche celles que j'avais apposées, celles qui créent de la confusion. Je me fie à la vibration et la définit en termes de paix, d'unité, d'harmonie et de joie. "Je suis la vie éternelle" repose sur le principe de régénération cellulaire, sur des faits vérifiables. 
Ce qui ne veut pas dire que je ne mourrais pas un jour mais simplement que je suis traversée par l’énergie de vie qui change de forme sans arrêt mais ne meurt jamais. 

Pour que mon corps physique soit en santé, il m’appartient de maintenir la paix, l’unité et l’harmonie intérieures.
Ce qui cause la souffrance, ce sont toutes les idées préconçues, les idées arrêtées et le fait de s’y accrocher. Dès qu’on tente d’enfermer le divin dans une forme, une étiquette, une croyance, on se conditionne et on voit ce qui est selon le filtre des croyances. 

La réalité, c’est que le corps physique se régénère de lui-même et que la santé est un état d’être naturel tout comme la joie mais on a tellement mis de croyances, de murs, on a tellement bloqué cette énergie de Vie qu’on ne perçoit pas la vérité de l’être.  

Finalement quand on reconnait cela, le fait que tout dépende de la capacité à lâcher prise, à se détacher des pensées et à laisser l’émotion s’exprimer, on retient juste la notion de fluidité énergétique. 

Je suis allée à mes deux rendez-vous sans me prendre la tête ni faire d'effort physique, dans la facilité, la fluidité. Les voisins m’ont amené à destination sans que je sois gênée de leur demander. D’ailleurs, je n’ai demandé qu’une fois et l’âme a fait le reste par les synchronicités. 
J’ai bien senti que je bloquais encore à l’idée de demander de l’aide mais le seul fait de le reconnaitre a suffit à débloquer l’énergie. C’est en lâchant prise que j’ai pu accepter l’aide d’une autre voisine qui s’est proposée de m’amener ce matin au village d’à côté pour mon rendez-vous avec la conseillère professionnelle. 

Je n’ai même pas anticipé ce rendez-vous, ni en bien ni en mal. Là aussi cela me démontre la progression parce qu’il y a peu, j’y allais en me basant sur la confiance mutuelle, sur le fait qu’elle me comprenne et soit dans le même cheminement spirituel. 
Cette fois-ci, je n’ai pas cogité, j’y suis allée en confiance, une confiance intérieure basée sur l’unité, la connexion à l’âme. 




Le dialogue permanent avec cet aspect de l’être est une ancre parce qu’il n’y a pas de meilleur confident que l’âme. J’ai regardé la vidéo qui suit mais je me suis arrêtée au milieu pour faire autre chose. J’ai offert à la source les pensées dévalorisantes, la sensation d’échec puisque malgré ma foi, je ne suis pas encore autonome et libérée des conditionnements mais là encore, être libre est un état d’être. 

Tant que je pense que je ne suis pas libre, que je dois m’améliorer, je suis encore identifiée à l’humain et je perçois encore les systèmes de survie comme quelque chose de négatif. 
De cette façon, je leur donne du poids et je maintiens la croyance que je suis limitée.
L’humain a des limites relatives à ses croyances et c’est l’attachement aux croyances qui donnent cette sensation de limitation.
Il s'agit plutôt d'un contexte spécifique d'apprentissage qui permet de surpasser les obstacles, de voir que le mental ne résout pas les choses tout seul puis finalement de constater qu'il n'y a pas d'obstacle, que tout est occasion de grandir, de s'ouvrir, de s'épanouir, de se connaitre, de se reconnaitre en tant qu'être spirituel connecté à la source et aux autres en permanence. 
Le témoignage de cette femme montre combien l'humain est subjugué par le divin et comment il est difficile d'interpréter ce qu'on perçoit au niveau de l'âme, comment l'intellect ne peut définir la source et comment les croyances sont aléatoires, enfermantes. Seul le cœur, la paix profonde, le désir d'unité peut relier les différentes réalités, perspectives, de l'humain divin, de tous les corps subtils, dans l'harmonie. 
Une expérience d'ouverture de conscience demande toute une vie pour être intégrée en profondeur. C'est tout un parcours constitué de prises de conscience, d'ouverture et de lâcher prise. 45 secondes d'éternité et plus de 50 ans pour la comprendre en partie. 

Cela rejoint mon point de vue et mon expérience et c'est cela qui rend la vie excitante. 
Je ne me suis pas non plus accrochée à son témoignage que j'ai regardé en deux fois préférant suivre l'élan de l'instant qui m'invite à prendre soin de moi. 
Cette notion aussi est mal comprise parce que à mon sens, ça veut dire de porter attention à tous ces corps, aux pensées, aux émotions, les lâcher et suivre l'élan porté par la joie.
« 45 secondes d'éternité » : La NDE de Nicole Dron



Nous sommes la vie, son mouvement qui s’exprime dans une forme particulière et notre corps réponds à des lois physiques et spirituelles. En apprenant à se détacher des pensées, des croyances et des émotions, on perçoit tout le potentiel à notre disposition et l’expérience est vécue avec plus d’enthousiasme, de légèreté.

Je ne décide pas du jour de ma mort mais je peux être en paix avec cette idée et faire en sorte de ne pas m’en aller avec des regrets. Puis cette limite apparente m'amène à développer mon potentiel, à marcher selon la guidance de la source et à nourrir la confiance, la reliance intérieure entre tout ce que je suis. 
J’ai confié au toubib que j’avais eu des vertiges et il m’a donné une lettre pour l’angiologue qui scanne les artères. Je ne suis pas certaine d’y aller mais déjà le fait que je puisse dire cela au toubib est l’expression du lâcher prise intérieur. 
L’idée que la mort soit perçue comme un échec est apparue et je l’ai offerte à la source. C’est clair que jusqu’à maintenant, j’associais la guérison à la foi et la maladie à l’échec mais c’est beaucoup plus subtil que ça. 

C’est comme si je devais prouver ma foi en niant la maladie, comme si l’objectif était la guérison mais l’objectif, c’est juste d’être, de laisser l’énergie de vie, du désir, nous parcourir librement pour aller de l’idée à la manifestation dans la matière. De se détacher de tout ce qui est superflu, de lâcher les masques, les rôles, les conditionnements, les croyances. 
Et par-dessus tout, ce qui importe c’est la qualité de ce chemin, la joie qui porte et nourrit. Il ne s’agit pas de la générer mais d’apprendre à lâcher tout ce qui empêche la libre circulation de l’amour en soi, tout ce qui bloque l’énergie du désir. Le désir de créer, de manifester ses dons en étant conscient de Qui on est, tant humain que divin et c’est cette association amoureuse qui procure de la joie.

Je suis revenue en stop, en marchant un peu plutôt que d'attendre un bus et j'ai été ravie de tomber sur quelqu'un de spirituel. Je n'ai pas galéré une seconde parce que je suis restée dans le présent, dans le cœur, dans la confiance. 
Là encore, selon le point de vue, selon l'état d'esprit dans lequel on fait les choses, selon notre capacité à s'ouvrir, à accepter ce qui est, on vivra une expérience heureuse ou malheureuse. La vie nous renvoie toujours ce que nous vibrons intérieurement. 

En étant dans l'accueil, l'ouverture, la vie nous offre le meilleur, elle révèle l'abondance à notre disposition, les dons multiples qui viennent de la fluidité énergétique. On pense qu'on est béni, privilégié, mais c'est le fait d'être ouvert et de ne rien retenir qui permet à l'abondance de bienfaits, de se manifester dans notre vie, par la libre circulation de l'énergie de vie en soi.  




Dans l'écoute et l'observation neutre des sensations physiques, le maintien de la fluidité énergétique, j'ai constaté que je sentais à nouveau de la chaleur au niveau du ventre. Comme des vagues de douceur que le mental a bloqué instinctivement mais je n'ai pas insisté, cherché à retrouvé la sensation. Je prends ça comme l'expression de la libération de l'énergie et la purification des corps subtils. 
Je note aussi que je n'ai plus de bouffées de chaleur depuis quelques temps. La chaleur, c'est l'énergie en mouvement et quand ça bloque, ça fait un effet de surchauffe mais quand l'énergie est libre, ça donne de la vitalité. Je ne focalise pas non plus sur les symptômes, les sensations parce qu'il semble logique que ça remue à l'intérieur avant de se stabiliser. 

J'ai pu vérifier aussi que je lâchais l'attachement au blog, que j'éprouvais moins le besoin d'écrire. C'est plutôt encourageant parce que ça montre que l'attachement au mental, aux croyances, n'est plus si fort. Que le besoin d'être compris par les autres diminue aussi à mesure que la relation à la source, la reliance interne entre tous les corps se renforce. 
Je sais enfin faire passer les besoins du corps physique en premier et pas dans la contrainte, ni dans la routine, mais dans le mouvement fluide, en suivant l'élan porté par la joie. Cette joie qui atteint enfin l'aspect matériel de la vie. La peur de la mort reconnue et accueillie dans le cœur, est venu nourrir l'élan de vie, naturellement.


Si vous souhaitez partager ce texte, merci d’en respecter l’intégralité, l’auteure et la source ; Lydia, du blog : « Journal de bord d’un humain divin comme tout le monde » ou http://lydiouze.blogspot.fr

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