mercredi 11 mai 2016

« Être conscient amène douleur et réveil libérateur » Sarah Boucault & Lydia Féliz





La conscience est le mouvement de la pensée où sont générés la volonté, le désir, les émotions et les sentiments.
Être conscient engendre de la douleur et c’est pour cela que nous évitons souvent de nous regarder en face. 
Regarder en face ce que nous ne voulons pas voir, ce que nous rejetons et qui nous gêne chez les autres.

Les problèmes que nous expérimentons ne sont pas séparés de nous, nous sommes, de fait, ces problèmes. Les problèmes existent quand on ne se connaît pas bien. 
Ils surgissent de notre manque de compréhension de notre conscient et de notre inconscient.

« La connaissance de soi ne dépend pas d’une quelconque formule. Peut-être cherchez-vous à vous connaître grâce à l’aide d’un psychologue ou d’un psychanalyste ; mais cela n’a rien à voir avec la connaissance de soi. Celle-ci survient lorsque nous prenons conscience de nous-même dans la relation, révélatrice de ce que nous sommes, seconde après seconde. »
-Krishnamurti-

Le réveil de la conscience


Réveiller notre conscience consiste à débuter un processus, dans lequel nous allons nous sentir confortable.
Nous ne devrons plus nous éloigner de nos idées et nos croyances préconçues, faisant un ré-apprentissage pour élargir notre mentalité, nos perspectives et nos croyances.
Notre ego, formé de l’orgueil et de tous nos comportements puérils de l’âge adulte, représente la prison dont il nous est très difficile de sortir*. 

Nous nous croyons libres et nous pensons que nous décidons à tout moment de ce qu’il va se passer, mais nous sommes esclaves de notre manque de conscience et de clairvoyance : nous ne nous connaissons pas nous-même.

La conscience nous amène une douleur car nous enlevons tout ce que nous avons évité de voir. Nous voyons la douleur que nous nous sommes infligée, à nous et aux autres, et notre manque de responsabilité face à tout ce qui est conséquence de nos actes et de nos pensées.

« Il n’est pas possible de réveiller la conscience sans douleur. Les gens sont capables de tout faire, aussi absurde soit-il, pour éviter de se confronter à leur propre âme. Personne ne s’illumine en imaginant des silhouettes pleines de lumière, mais en prenant conscience de l’obscurité. »
-Carl Gustav Jung-

Prendre la responsabilité de qui nous sommes
C’est beaucoup plus simple, sans aucun doute, de rester dans l’ignorance de qui nous sommes.
C’est ce à quoi nous sommes habitués, et nous agissons en renvoyant la faute sur les autres et sur les circonstances de tout ce qui arrive dans la vie. Sans questionner notre attitude ou nos pensées face à ce que nous vivons.

Quand nous sommes vraiment disposées à nous responsabiliser, à prendre la responsabilité de notre vie, commence alors le processus de prise de conscience.

Il s’agit d’affronter le fait de reconnaître ses peurs, ses difficultés, ses émotions, ses limites, ses manières de faire du lien, ses préjugés, ses croyances et ses modèles de conduite.
Tout le réseau dont nous faisons partie, la manière dont nous nous comportons avec nous-même et avec les autres : nous identifions ainsi tout ce que nous faisons comme faisant partie de nous, surtout ce qui nous affecte et qui est très douloureux.

Ce processus n’est pas quelque chose de théorique, mais quelque chose d’expérimental, dans lequel nous installons notre présent, en acceptant et en intégrant tout notre réseau de comportements actuel.

Nous sortons alors de notre zone de confort et de l’attitude infantile qui nous rend incohérent et irresponsable face aux circonstances qui se présentent.

« Être responsable revient à être présent. Et être vraiment présent, c’est être conscient. De même, être conscient est une condition incompatible avec l’illusion d’irresponsabilité grâce à laquelle nous évitons de vivre nos vies »
-Claudio Naranjo-

Être conscient rend libre
Pendant ce réveil de la conscience qui suppose de la douleur, surtout au début du processus, nous nous rapprochons de nous-même, et nous pouvons regarder nos lumières et nos ombres.
Nous intégrons tout ce qui nous entoure pour nous permettre d’être qui nous sommes réellement, et mieux nous comprendre.

Souvent, ce sont des situations de vie, où nous sommes confronté à des circonstances et à des étapes que nous nous voyons dans l’incapacité de franchir ou de résoudre.

Les étapes difficiles qui se présentent dans nos vies sont celles qui nous mènent au début du processus de la prise de conscience.

Lorsque nous sommes conscient de nous-même, nous nous libérons de nos répressions, de la culpabilité qui nous tourmente, et des conflits toxiques dans notre relation avec les autres et avec nous-même.

Nous apprenons à différencier ce qui dépend de nous et ce qui relève de notre responsabilité. 
Nous prenons un engagement envers nous-même, pour prendre soin de nous et être heureux.

«Qu’est-ce que la liberté ? C’est d’avoir la volonté d’être responsable de soi-même »
-Friedrich Nietzsche-
Sarah Boucault
 



Je suis tout à fait d'accord avec ce que dit Sarah mais il est essentiel de préciser que dans cette rencontre avec soi-même, avec ce qu’on appelle son ombre, qualifiée de cette façon simplement parce qu’on regarde ce qui a été refoulé, occulté, volontairement mais la plupart du temps inconsciemment, il y a notre âme, on rencontre à travers ce face à face intime, l’amour et la lumière que nous sommes en essence

Il ne s’agit effectivement pas de voir un être de lumière, un ange ou quoi que ce soit de ce genre mais de sentir la paix, la tendresse, le soulagement, la joie qui émergent de ce retour au cœur. 
C’est ainsi qu’on apprend à connaitre le langage de l’âme à travers le corps, le ressenti et  suivre l’intuition.

Et dans cette introspection bienveillante, regarder l’ego comme un simple gardien, un protecteur, un ami plutôt que comme un empêcheur de trouver la lumière en soi, participe à faciliter le processus, révèle l’amour que nous sommes en vérité, l’active et le déploie. c'est cela se donner de l'amour, s'autoriser à le recevoir: admettre que tout en nous est parfait.  
On va se laisser guider par la source pour qu'elle remette de l'ordre à l'intérieur, pour que l'harmonie soit basée sur notre être essentielle et non plus uniquement sur la survie. 

L'ego n'est pas tout ce que je suis, il est une part importante et quand il est aimé, reconnu comme un partenaire bienveillant, il se laisse enseigner par l'esprit, écoute le cœur et se fie à l'intuition.

On peut commencer par faire un travail de libération des croyances invalidantes, du jugement et de l’accusation, en considérant que tout ce que nous sommes faisons, et inspiré et orchestré d’en haut afin de nous permettre de grandir en sagesse, en  clarté, en capacité d’aimer. Je vous renvoie à l'article suivant: « Les clefs de la sérénité » par Jérôme Matanaël
Nous sommes accompagnés dans ce cheminement, guidés, tendrement aimés par notre âme, la source, nos guides et c’est en s’autorisant à recevoir cet amour, à se le donner, en ayant de la tendresse, de la douceur envers soi, que cet amour se manifeste concrètement.

Notre intention est aussi une force et en la maintenant vivante, en place, en focalisant sont attention sur le désir d’aimer, de s’aimer sans conditions, de s’accepter tel que nous sommes dans l’instant, les pensées émotions douloureuses seront moins intenses
On aura confiance en ce processus alchimique intérieur et en les offrant à la source en soi, elles perdent en puissance puis on finit par accepter ces mouvements internes, par ne plus les craindre. On sait que la vie est en mouvement perpétuel et qu'en se laissant guider, en agissant dans l'amour de soi, on est dans le flot évolutif, le courant ascendant.

Dès lors on peut en comprendre le sens, le message, percevoir la lumière et l’amour derrière et en toutes choses. 
Ce changement de vision s’installe peu à peu, balayant les croyances obsolètes, celles qu’on a adoptées dans l’enfance par ignorance de qui nous sommes en vérités.

Nous sommes tous des êtres d’amour et de lumière aimés inconditionnellement par la source, l’âme, la conscience Une et par la Vie. 
C’est ce que l’on découvre pas à pas dans le retour au cœur, l’abandon à l’amour lumière. Un chemin où chaque pas vers notre cœur, révèle cette essence primordiale de l’être. 

C’est une danse enivrante, exaltante qui redonne à la vie son goût si particulier, celui qu’on a connu enfant ; sa beauté, sa puissance, l'enthousiasme à être Soi. 
C’est une renaissance en douceur par notre abandon, la moindre résistance, avec pour sage femme, l’âme, la tendresse de la terre mère, la clarté du soleil, de l’esprit, la guidance christique : la paix infinie du cœur sacré.

Alors oui, ça peut faire peur mais je vous assure que c’est vraiment un chemin de lumière et d’amour pour peu qu’on l’aborde avec un cœur d’enfant.

La vie nous aime, elle nous a donné un corps afin que nous puissions nous retrouver à travers lui, que nous puissions manifester en conscience, vibrer librement l’amour et la lumière de l’Unité, de la Source. 
C’est un cadeau qui se goûte au Présent.


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