dimanche 3 janvier 2016

« Repas en famille »…






Ce matin et depuis hier soir, je parle à mon enfant intérieur qui exprime ses peurs, sa colère et son appréhension à l’idée d’être en contact avec ma sœur. Alors je me contente de ne pas le faire taire, d’appeler tout ce que je suis à rester uni, solidaire, dans la paix et l’harmonie. Je n’ai aucune idée de la façon dont va se passer cette journée et je ne peux même pas dire que je sois confiante. La seule chose que je sache c’est que j’ai envie d’être cash, de ne pas tricher, de dire ce que je pense et de ne m’obliger à rien. Je ne cherche pas non plus à me raisonner, à induire un comportement spécifique en me disant que je devrais être dans le cœur, ou encore appliquer la technique du miroir.

La seule chose qui importe c’est que je puisse maintenir mon attention sur mon monde intérieur, sur mon centre et ne pas culpabiliser par anticipation puisque la colère, la fermeture de cœur sont bien réels en cet instant.

Vouloir agir vis-à-vis de l’extérieur ou remettre un masque serait inutile et même douloureux mais d’un autre côté, je ne veux rien forcer.
Je n’ai même pas envie d’écrire, je suis complètement fermée.
« Présence divine merci d’accueillir l’enfant en moi afin qu’il retrouve la joie de vivre le sentiment de sécurité en la présence de ton amour lumière, des guides et de mon âme ».


Je bloque aussi vis-à-vis du karma et même si ça peut sembler enfantin, simpliste, ou même une forme de déni, je me dis que ma personnalité d’aujourd’hui n’a pas à subir les agissements de vies passées ou simultanées de mon âme. Ça n’est pas parce qu’on partagerait éventuellement la même âme que je doive endosser une quelconque responsabilité vis-à-vis d’un comportement qui n’est pas le mien. Ce serait jouer le rôle du sauveur et croire que ma personnalité à le pouvoir de le faire.

Cette notion de karma ou de cause à effet peut embarquer dans la culpabilité, pousser à vouloir racheter des fautes supposées et maintenir la personne dans un rôle de victime ou de sauveur. 

C’est sûr qu’on ne peut pas non plus être totalement conscient de la conséquence de nos actes sur les autres mais le pardon à soi et à l'autre n’a de sens que pour des comportements volontairement nuisibles envers autrui. 
Par exemple, je peux agresser des personnes par le discours que je tiens sur ce blog, bousculer leurs croyances et pour cette raison, les faire souffrir mais ça ne m’appartient pas, ils ont leur propre vision de la réalité et la façon dont ils réagissent ne me concerne pas.

Par contre ce qui compte et ce sur quoi j’ai le pouvoir d’agir, c’est de savoir comment je veux me sentir à chaque instant et comment je réagis vis-à-vis des parts intérieures en souffrance. Les peines vécues par l’enfant que j’étais n’étaient pas de la fiction même si la réalité de ce monde est relative.

Cette idée qu’on paie pour des actes passés dont on n’a pas conscience est plutôt malsaine et lorsqu’on subit le comportement abusif de son entourage durant l’enfance, se dire que c’est la conséquence d’un lointain passé ne peut qu’amener le sentiment de culpabilité, d’injustice, d’amertume vis-à-vis de l’âme, de la vie, et maintenir dans l’impuissance.

Je préfère envisager les choses sous un autre angle beaucoup plus constructif. 
Il est clair que je suis la seule à pouvoir entendre, comprendre, consoler, prendre en charge mes propres blessures. 
Si j’attends que ce soient les autres qui réparent les pots cassés, je peux souffrir toute ma vie en vain. 

Le fait de savoir que je ne suis pas uniquement un corps, constitué d’un corps mental, d’un corps émotionnel, d’une conscience et d’une part d’inconscience, ne me donne pas nécessairement accès à ce que je suis au niveau subtil, du moins je n’en ai pas la mémoire ou la vision, même si je ressens fortement les aspects divins de l’être.
Tout ce que je ressens est vérité pour moi mais il est inutile d’essayer de connaitre les corps subtils divins.
La vie ne se situe pas dans l’éther, l’astral, le passé, le futur, pour ma personnalité, et selon sa perspective, tout se passe ici et maintenant.

Ce qui concerne les mondes invisibles n’étant pas conscient, et par définition non visible, je n’ai aucun moyen d’agir sur ces aspects internes, de façon directe.

La seule chose que je puisse faire c’est de maintenir la paix, l’unité intérieure en étant ancrée en mon cœur, en cet espace où je me sens ne sécurité et entière, présente à mon ressenti qui me guide toujours vers le centre de l’être. Le centre de l’être et non la périphérie. S’identifier uniquement à l’enfant en soi ou aux aspects invisibles n’est pas juste, ou correcte.   

Vis-à-vis de ces aspects de l’être sur lesquels je n’ai aucune emprise la seule chose qui compte c’est de savoir si je fais confiance à mon âme, à l’amour que je suis, à la vie, si je crois en la puissance de l’amour lumière.

A partir de là, je n’ai plus à m’en occuper, à chercher à les voir, mais simplement à ressentir cet essence primordiale de l’être. Je sais que pour que ce soit une réalité dans le présent, il me faut porter mon attention sur ce que je veux et agir en conséquence.

Accueillir et offrir les peines, les énergies de basses fréquence à la source, en mon cœur et maintenir l’harmonie, la paix, c’est la seule chose qui soit en mon pouvoir mais ça n’est pas mon mental, donc la conscience de l’humain que je suis qui agit, qui rétablit l’équilibre.
Je ne sais pas si je suis claire parce que je dois dire que je me sens plutôt confuse.

« J’appelle mes guides à éclairer ma vision, à m’aider à rester connectée, centrée et ancrée, mon âme à fusionner dans l’amour lumière de la source afin de nettoyer ses mémoires auxquelles je n’ai pas accès. »






Quand je dis que je n’ai pas accès à ces mémoires, c’est une réalité au niveau des références mentales mais en fait, ça n’est pas nécessaire, les conditions de mon enfance, de ma vie, me donne à choisir ce que j’en fais, comment je veux être maintenant, à chaque instant.
Soit je reste dans la souffrance, l’état de victime, soit je me confie à l’amour lumière intérieurs.

Je sais que pour être dans la paix et l’amour, le pardon est une clef de guérison et il s’applique tant aux êtres qui ont créé de la souffrance, qu’à moi-même, à mon âme pour ce choix de vie. 
Le pardon a le pouvoir de nous délivrer du passé, de ne plus nous identifier à l’état de victime, de ne plus donner de poids à la colère, au ressentiment, aux pensées de violence, de tristesse…non en les niant ou en les refoulant mais en les offrant délibérément à l’amour lumière en soi.

Ce qui veut dire que je ne rejette pas l’enfant en moi, que je l’écoute et laisse l’amour lumière le guérir. La compassion que j’aie pour cet aspect interne, suffit  maintenir l’unité, la paix, l’harmonie et l’amour à l’intérieur.

Pour résumer, aller à l’essentiel, les questions à se poser sont les suivantes : 
"comment je me sens maintenant, comment je veux me sentir et qu’est-ce que je fais pour ça ? 
Je me sens en colère, en danger, en souffrance, envahie, dans la peur d’être agressée, d’avoir à poser des limites et la peur de le faire de façon violente. 
Je viens donc en mon cœur offrir tout ça à l’amour lumière intérieure et je passe à autre chose, confiante en la puissance de cet amour. 

Je sais que je créé mon état d’être selon mes pensées émotions énergies du moment et que ça modèle mon présent jusque dans la matière, influence la relation aux autres. 

Si je laisse l’enfant intérieur s’exprimer dans la relation à ma sœur, je rejoue l’éternel scénario de victime et elle jouera le bourreau. Et comme je ne veux pas cela, je m’occupe de libérer les pensées de l’enfant en moi afin qu’il retrouve la joie et que ce soit ma conscience d’adulte, celle qui a connaissance des lois universelles et de la puissance de l’amour, de l’essence originelle de l’être, qui soit en interaction avec ma sœur.

Je vais donc allumer un bon feu et me prendre une douche. 
On verra la cuisine après.  

La vibration s’élève peu à peu et je commence à me dire que c’est une belle occasion de libérer ce passé. Puis je commence à penser que ma sœur était enfant, que sa violence, son agressivité, sa méchanceté à mon égard était une réaction à ce qu’elle ressentait, une stratégie de l’ego pour minimiser la culpabilité. Cette culpabilité dont les bourreaux se servent pour alléger la leur en la faisant porter à leur victime. 

J’avais déjà pris conscience de ça mais comme l’enfant en moi qui peut enfin exprimer librement ce qu’il porte, se manifestait depuis hier soir sans retenue, ça rendait la vision confuse.
Mon corps physique qui réagit instantanément aux pensées émotions vibrations se décrispe peu à peu et chose hallucinante, j’ai un genre de règles alors que ça fait plus de deux ans que je suis ne phase de ménopause !

Je ne cherche pas à comprendre, on verra ce qui vient à ce sujet selon l’inspiration, et encore ça n’est peut-être pas utile de savoir le pourquoi du comment.
Voilà encore une occasion de valider le processus d’accueil de ce qui se manifeste à l’intérieur dans des situations où le passé est amené au présent afin d’être revisité,  ajusté à la vision actuelle.

J’ai pu faire à manger avec enthousiasme, sur une fréquence vibratoire élevée et être inspirée, sans être dans l’urgence, alors que je n’avais pas réfléchit à la question. 
Je savais que j’avais de quoi faire une pizza mais comme j’étais écœurée toute la soirée d’hier, je n’ai pas pu penser à un dessert sans avoir la nausée. 
Je n’ai donc pas insisté et me suis contentée d’être attentive aux pensées que la venue de ma sœur faisait émerger. 
J’ai bien senti qu’il y avait un lien entre mon état d’être et cette situation précise mais je n’ai pas voulu faire une méditation guidée de l’enfant intérieur préférant rester en mode réceptif. 

Toutes les pensées de l’enfant ont émergé tout au long de la matinée mais j’ai tout lâché, tout offert à l’amour lumière et peu à peu j’ai senti mon taux vibratoire s’élever. 

Le fait d’avoir choisi de m’occuper d’abord de mon corps plutôt que de me mettre à faire à manger dans la peur, la contrainte, l’urgence, l’obligation a été aussi libérateur. 
J’ai activée la lumière dorée de l’intérieur, demandé à la source de diffuser son amour en tous mes corps et demander à ce que tout en moi soit harmonisé. 

Je suis toujours stupéfaite de constater que ça fonctionne même si je ne sens pas une grande vague d’amour immédiatement. Les pensées changent peu à peu et la vibration de paix est perceptible. Elle forme comme un filet de sécurité pour pouvoir accueillir les pensées émotions négatives sans s’y attacher, sans s’identifier à ces vibrations lourdes.  

C’est sûr que si je m’étais dit « tu devrais avoir passé ce cap, ne plus avoir de pensées d’injustice », ou encore « après tout le travail d’introspection, de libération, de prises de conscience ça ne devrait pas encore être un problème… » 
C’est exactement le genre de pensées qui plombent l’humeur et maintiennent dans l’impuissance, nourrissent l’état de victime.

Je retrouve la sérénité de la solitude avec joie. La journée s'est bien passée mais malgré tout j'apprécie de pouvoir être seule. Je ne vais pas essayé de savoir si quelque chose de karmique a été libéré, ou cogiter à propos de cette journée.  Si quelque chose est à comprendre, ça n'est pas trop le mental qui peut amener des réponses alors je reste en mode réceptif, ouverte aux images qui viennent en général après qu'on ait vécu ce genre de "travail" intérieur qui replonge dans le passé.
L'heure est à la détente. Je me sens attirée par des documentaires qui parlent des origines de l'homme en ce moment, mais je prends ça à la légère, je me laisse guider sans réfléchir. Un signe encourageant, c'est le fait que je ne me sente pas fatiguée. 
Quand on libère des pensées émotions relatives au passé, ça peut plomber ou pomper l'énergie mais là, ça n'est pas le cas. Et ça suffit à me satisfaire. 


Si vous souhaitez partager ce texte, merci d’en respecter l’intégralité, l’auteure et la source ; Lydia, du blog : « Journal de bord d’un humain divin comme tout le monde » ou http://lydiouze.blogspot.fr

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