mercredi 30 décembre 2015

« Vivre sa divinité intérieure » et vidéo interview de Chantal Rialland sur le même sujet





Depuis trois jours maintenant, je suis dans une joie profonde et subtile que l’accueil des pensées émotions de l’enfant intérieur a révélée. 
Ce n’est pas une joie suscitée par quelque chose de spécial, d’extérieur à soi, c’est le fait de guérir l’enfant intérieur qui porte le vivant, sait exprimer les pensées émotions de l’instant, sans culpabilité, sans honte, qui laisse apparaitre ses qualités intrinsèques. 

Et comme ceci est vécu dans l’intimité du cœur et non plus projeté vers l’extérieur, la confiance en soi, envers le corps émotionnel et le corps mental est restaurée. 
L’unité ente l’adulte et l’enfant, le masculin et le féminin sollicités "à parts égales", dans cette alchimie intérieure qui se vit au centre de l’être, créé un sentiment de puissance, de force et de joie qui ne sont pas de ce monde. 
Le cœur et la conscience qui prennent en charge les souffrances et incompréhensions de la personnalité humaine, c’est le masculin et le féminin intérieur qui sont sacralisés par la source, qui retrouvent leur fonction première tout comme les corps subtils.
L’ordre divin est rétablit et c’est le cœur qui est le coordinateur, qui harmonise l’ensemble.  
Oui ces termes sont abstraits tant qu’on ne les vit pas en soi mais pourtant, c’est à la portée de tous.

Et c’est d’une simplicité enfantine, il suffit de laisser l’enfant en soi confier ses peines à la source intérieure. Lorsque l’enfant se sent libre de dire ce qu’il pense, d’exprimer ce qu’il ressent, il retrouve la confiance, se sent en sécurité et les blessures appartiennent alors au passé. 
Les cicatrices restent afin qu’on se souvienne juste du potentiel de guérison et de libération qui est en soi, qu'on se rappelle que l'amour lumière est notre essence, notre vérité intime et intérieure, que l'amour est ce que nous sommes tout comme chaque être. 

Elles nous permettent d’être en empathie pour ceux qui sont dans la souffrance, sans être déstabilisé puisque plus rien en soi ne fait écho, seul l’amour est sollicité, éveillé et il se réjouit de pouvoir s’offrir sans compter. 
Il est rayonnant par nature et se plait dans l’échange, le partage, se nourrit de cela et grandit infiniment.

Cela impact aussi naturellement l’entourage puisqu’alors on ne va plus vers eux, nos souffrances en avant, on échange dans la sincérité du cœur, la transparence et c’est contagieux !  
Je n’ai pas réalisé de suite les changements dans la relation à ma mère et à ma sœur puisque je n’attendais rien mais avec un peu de recul, je me rends compte que plus j’accueille l’enfant en moi, plus c’est l’adulte équilibré et serein qui se manifeste. 

Quand on va vers les autres chargés de nos blessures, leur cœur sent cela en premier et c’est un tel fardeau qu’ils peuvent avoir envie de partir en courant et en général, ils seront sur la défensive, instinctivement. Ou on tombera sur quelqu'un qui jouera le rôle de bourreau pour répondre à notre vibration de victime afin qu'on voit ce qui est en nous-même, que l'on comprenne l'importance de guérir ses blessures et de le faire dans l'amour inconditionnel. 
Et c’est tout naturel, juste et logique parce que personne d’autre que soi-même ne peut guérir les souffrances internes. 
Espérer que l’autre nous "sauvera", c’est vouloir lui faire endosser nos propres souffrances, non seulement ça n’est pas juste mais c’est une responsabilité qu’il ne peut pas prendre et assumer. Il va sentir une telle pression que la relation sera totalement faussée.   
Puis selon la loi d’attraction, "qui se ressemble s’assemble" et dans la relation aux autres, nous serons face à des gens qui attendront la même chose que nous, qui voudront qu’on les aime pour combler leur propre manque d’amour vis-à-vis d’eux même. 
Ce qui crée des malentendus, des relations toxiques, bancales et une forte dépendance mutuelle. 




L’amour vrai n’enferme pas, il ne contraint pas, n’exige rien, il s’offre sans compter et n’attend rien en retour. Il n’attend rien mais il reçoit automatiquement parce qu’il résonne et éveille l’amour divin en tout être.

Ma mère qui jusqu’ici ne supportait pas qu’on l’aide, commence à ressentir de la joie dans la compassion dont les autres font preuve à son égard. Elle se retrouve avec la main droite immobilisée et s’étonne de recevoir autant d’attention de la part de ses proches. Ma sœur qui est allée spontanément passer une semaine avec elle a été bien inspirée parce qu’elle a pu ainsi l’aider concrètement et nourrir son besoin de servir, de prendre soin. Elle a pu inverser les rôles et gagner en sagesse, en maturité. Ma mère de son côté qui est quelqu’un de dur, qui cache ses sentiments, s’attendrit peu à peu dans cette situation qui ouvre son cœur. De mon côté, le fait que je guérisse l’enfant intérieur lui ôte un sérieux poids des épaules qui lui permet aussi de lâcher la culpabilité.

Les femmes dont les maris abusent des enfants portent une culpabilité immense qu’elles en soient consciente ou non. C’est encore pire quand elles ont fermés les yeux et beaucoup réagissent de cette façon parce qu’en général, elles portent aussi beaucoup de blessures qu’elles craignent d’affronter. Ses blessures cachées dans les profondeurs de leur inconscient font qu’elles seront aveugles à la réalité et c’est un réflexe instinctif de protection. Elles ne sont pas coupables, elles sont juste en grande souffrance et le rôle de mère sensé les combler devient un poids, une charge que le devoir, la peur de mal faire et la pression exercée par la société patriarcale ne font qu'amplifier. 
On ne donne pas suffisamment de valeur à ce qui pourtant est un immense service rendu à la société.    
Les mères ne sont pas suffisamment valorisées, reconnues, et devraient être rémunérées pour leur courage, leur abnégation, leur fonction qu’elles remplissent de leur mieux. 
Elles doivent être à la fois au foyer, travailler à l’extérieur et comme c’est ingérable, elles sont stressées et ne profitent ni des joies d’être mère ni de celle d’être autonome.

Et pourtant, si elles guérissaient l’enfant en elle, elles oseraient choisir soit l’un soit l’autre ou encore exercer un emploi à mi-temps afin d’être dans l’équilibre. 
Quand l’enfant en soi est en souffrance, on va chercher à combler le manque dans le « faire » mais comme ça n‘est pas de cette façon que l’enfant en soi peut guérir, être comblé, elles vont être dans l’hyper activité et s’épuiser en vain.

Ceci dit, les enfants qui sont pleinement présents, connectés à leur être, peuvent ne pas en souffrir pendant leur enfance mais ils portent tout de même le poids de la souffrance de leur mère qui les poussera à reproduire le même schéma de déni de soi. 
Un enfant est hypersensible et prend sur lui les peines de ses parents, il va s’identifier à leurs souffrances, tenter de les sauver en portant la responsabilité de tout faire pour leur plaire. Il reçoit de plein fouet les émotions extérieurs et s’y identifie. 
Et s’il n’affronte pas cela un jour où l’autre, il construira sa personnalité selon les désirs de ses parents, ne sera pas lui-même. Une interdépendance toxique maintiendra parent et enfant dans un cercle vicieux où chacun joue un rôle. 

Tant qu’on rejette l’enfant en soi, tant qu’on refuse de prendre en charge ses souffrances, on perpétue l’injustice, le non amour de soi et on ne sait pas aimer les autres. 
La vidéo interview de cette femme a été un élément amplificateur de ma foi et une structuration de ma vision de ses schémas internes destructeurs qui pervertissent toute relation. Elle est psychothérapeute et ses connaissances ne sont pas toutes issues de son cursus scolaire, ça sent le vécu. Son métier lui permet aussi de continuer d'apprendre, de s'épanouir parce que chaque être est porteur de sagesse.

Chantal Rialland : "Vivre sa divinité intérieure" interview réalisé par Tistrya.




A l’échelle collective, ça créé des injustices dans le monde, des enfants esclaves, des enfants qui se vendent, qui sont battus, exploités, méprisés ou à l’inverse, gavés de nourriture, de jouets et pour cela privé de la présence de leurs parents.

Ce que je décris ici semble totalement insensé et pourtant, chacun peut en faire l’expérience en acceptant simplement d’entendre les cris de l’enfant intérieur, en accueillant dans le cœur, ses peines et ses sentiments d’insécurité. 

Il est bien naturel que cet aspect interne se sente mal aimé, puisque l’adulte occulte ses émotions, tente de contrôler la vie en lui-même, de cacher ce qu’il est en vérité.

Tant qu’on rejette l’enfant en soi on va souffrir de manque affectif et ce manque vient simplement du fait que l’enfant intérieur est privé d’attention, d'amour.

Je sens bien qu’à mesure que j’accueille en mon cœur les pensées émotions douloureuses, dévalorisantes ou injustes, cette sensation de vide affectif se dissout. 
Au début, ça n’est pas trop perceptible mais en persévérant, en constatant que déjà, lorsqu’on agit de cette façon, on peut sentir la paix, petit à petit, l’amour circule en soi librement et la sensation d’unité intérieure, d’être aimé au-delà de ce qu’on pouvait même concevoir, s’installe. Le sentiment d’être pleinement libre, capable, remplit alors l’être.
J’en ai des frissons rien qu’à écrire cela !

Quand on a vécu une enfance difficile, on a beaucoup de mal à s’aimer véritablement, on pense que c’est parce qu’on était mauvais qu’on a vécu tout ça. On croit qu’on est coupable et on se punit de mille et une façons. 
Tout ça est inconscient mais la vie va nous aider à comprendre que le pardon est libérateur et quand on pardonne à ses parents, on sent effectivement que la colère et la haine s’effacent de notre conscience. 
Mais au niveau inconscient, il reste ses pensées émotions de colère et de tristesse, de culpabilité, de honte, et c’est encore pire quand on a pardonné à ceux qui nous ont fait souffrir. On ne comprend pas pourquoi malgré tout on n’est pas heureux. 
On s’en veut, on se reproche de ne pas rencontrer l’amour, on continue de croire qu’on est coupable, qu’on ne mérite pas d’être aimé.
Coupable non, mais simplement trop pris dans nos souffrances, trop confus en dedans pour croire qu’on est capable d’être responsable de soi, de guérir nos propres souffrances. Et comme la culpabilité est inscrite en toile de fond, on associera responsabilité à culpabilité.

Pourtant c’est le seul moyen de restaurer l’amour en soi de façon durable et profonde. Personne d’autre que soi-même ne peut restaurer la confiance en soi, personne d’autre que soi-même ne peut accueillir en l’amour divin, cet enfant intérieur porteur de la joie de vivre. 
Il est l’expression du vivant en nous et lorsque l’adulte l’écoute, lorsqu’on prend le temps de confier en son cœur, en la source divine toutes ces pensées émotions, l’amour lumière que nous sommes en essence va restaurer la confiance, réunir tous les aspects de l’être en une seule et même personne complète, intègre, unifiée.

Je viens de remercier l’enfant en moi d’oser me confier ses peines et de lui dire combien il est précieux à mes yeux. J’ai ri en pensant au film "le seigneur des anneaux" et plus précisément à la scène où le Gollum parle de son précieux. 

L’anneau est le symbole de l’unité, de cercle, de l’alliance et en ce sens ce film montre la voie de la réconciliation, de l’unification entre tous les aspects de l’être qui ensemble forment un diamant taillé par l’amour de la source. 
La convoitise pour cet anneau symbole de pouvoir, de l’Un, est motivée par le souvenir de la source mais tout a été dévié par ignorance, par manque d’amour, de reliance à son cœur…et le meurtre qui est l’ultime séparation des êtres marque cette sensation d'être coupé de la source. 
Son bannissement lui a permis de reconnaitre la valeur de l’échange, du respect, de l’intégrité, de l’union et de l’harmonie. Et cet extrait illustre bien comment la séparation d’avec l’extérieur est simultanée avec celle qu’il vit à l’intérieur, la division et le conflit entre les différentes voix qui s’expriment en lui. Il mettra un certain temps pour regagner confiance en lui à travers la confiance et l'intérêt que lui porte les autres. Les autres sont attirés par ce qu'il possède, par l'anneau et là encore, la symbolique est belle. 
L'enfant en soi qui devient un tyran lorsqu'il se sent exclu porte aussi le plus grand trésor, que l'amour et l'attention bienveillante à son égard permettent de ss'exprimer:
La joie de vivre et les qualités intrinsèques de l'enfant; la capacité d'aimer de façon inconditionnelle, d'être dans l'instant présent de dire ce qu'il pense, ce qu'il ressent, dans l'instant, de s'émerveiller, d'expérimenter, de connaitre, de jouer, de se réjouir....

Le Seigneur Des Anneaux - La transformation de Sméagol en Gollum




On vit tous cette division intérieure lorsqu’on rejette un aspect de soi et le conflit qui s’en suit nous éloigne de notre être véritable, de l’amour dont on se coupe soi-même et par le fait l'idée de séparation est amplifiée.

Heureusement, le cœur est un puissant émetteur qui rayonne inlassablement et nous murmure que l’amour inconditionnel est la voie de guérison, que cet amour et ce que nous sommes en vérité et qu’il n’y a aucun manque, aucune erreur. 
Il nous suffit juste de nous autoriser à le laisser agir et c’est en acceptant tout ce que nous sommes qu’on permet concrètement à cet amour lumière de réaliser son œuvre alchimique.

Le fait que je ne me reproche plus ma dépendance aux cachets et en train de dissoudre peu à peu le besoin, et en accueillant tout ce que je suis, la sensation de manque s’efface aussi. Et le besoin qui est derrière, c'est celui d'être relié, d'échanger, de partager, que je nourris par ce blog et les rencontres qu'il amène, basées sur la confiance.
Je suis maintenant convaincue que c’est de cette façon que le geste ne fera plus sens et que je pourrais m’en passer naturellement, sans souffrir.
Il est clair que c’est aussi par la restauration de la confiance en l’autre que cette guérison sera complétée. Et ça ne demande aucune intervention de la volonté ou d’aller vers des êtres « de confiance ». Il me suffit de continuer de restaurer la confiance en tout ce que je suis, à laisser la source réaliser l’unité intérieure.
Les lois de résonance, l’effet miroir et la loi  d’attraction placent naturellement sur mon chemin, ces personnes qui me permettent d’échanger de cœur à cœur et de s’aider mutuellement en étant sincères, transparents. 
C'est ce qui restaure la confiance en soi et simultanément en l’autre. 
Merci donc à ceux qui croisent ma route aujourd’hui et participent à ma libération finale. Celle qui va me permettre de contribuer, de trouver ma place, ou de réaliser ma "mission d'âme", en proposant un accompagnement, en toute confiance, dans l'unité intérieure et l'équilibre.




C’est de cette façon que j’envisageais intuitivement la relation aux autres et là encore, tout commence en soi. Selon la loi d’attraction, c’est d’une logique implacable.
Une nouvelle vie s’offre à moi, que je découvre et créé de jour en jour. 
Dans ces conditions, la réussite est inévitable. 
La peur de l’échec se dissout dans l’accueil des peurs, la confiance en la vie qui fait que la notion même d’erreur ne fait plus sens, elle est remplacée par "expérience". 
Du coup, il n’y a plus de pression, d’obligation mais juste La confiance et la Joie d’Être ! 

Si vous souhaitez partager ce texte, merci d’en respecter l’intégralité, l’auteure et la source ; Lydia, du blog : « Journal de bord d’un humain divin comme tout le monde » ou http://lydiouze.blogspot.fr

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