mercredi 7 octobre 2015

« Ouvrir les vannes » Gregory Genty





Ouvrir les vannes, lâcher le trop plein. 
Sortir la douleur que les mots ne peuvent plus exprimer. 
Quand le corps parle à la place des mots et que l’angoisse, le doute, la tristesse prend le dessus sur notre volonté ou notre force intérieure.

Que ça fait du bien de laisser aller notre tristesse, de laisser notre corps parler à notre place sans rien attendre, juste laisser aller le trop plein et s’alléger d’un ras le bol général. Mais pourquoi se cacher ? Pourquoi se retenir de laisser aller le mal-être ? Je me le demande…….

Les larmes sont un des langages du corps qui apparait quand notre tête désire encore tenir le coup. Le corps s’exprime avec ses propres moyens sans attendre que nous lui donnions l’autorisation de réagir à ce que nous vivons. 

Il se rappelle à notre bon souvenir avec les moyens qu’il possède et donc, il décide d’ouvrir les vannes comme un avertissement à une réaction qui pourrait être plus virulente si nous laissions les causes de notre mal-être grandir.


Nous vivons dans un monde qui interdit aux gens de montrer leurs sentiments. Qui juge les personnes sur leur capacité à lutter contre eux même. L’égo prend alors toute la place et ne laisse pas d’espace à la libre expression de soi.

Ne vous êtes-vous pas surpris à ressentir de la compassion devant quelqu’un qui pleure ? A vouloir l’aider, lui donner des solutions, apaiser ses douleurs ?

Pleurer serait-il en quelque sorte un appel à l’aide que notre corps ferait à notre place ?
Pleurer ne permettrait-il pas de s’alléger émotionnellement comme un coureur trouverait son second souffle ?
Comme une permission de respirer et de sortir de ce monde fait de stratégie et de performance…….

Lutter contre ses sentiments, contre son ressenti ne sert à rien et attendre que ça passe non plus d’ailleurs. 
Le fait de vivre ses sentiments que ce soit par des larmes de joie ou bien de douleur permet de pouvoir évacuer un trop plein et de vivre l’instant tel qu’il nous apparait sans vouloir à tout prix l’éviter. 
Le vivre sans artifice, sans faux semblant. Juste tel qu’il est.  
Gregory Genty




C’est assez rare qu’un homme parle de ce sujet et en plus, d’une façon juste.
Nous passons tous par des réajustements en ce moment (depuis au moins 2013) et selon notre capacité à lâcher prise, ça se passe plus ou moins bien, facilement.

Pleurer, c’est un des moyens de le faire, d’apporter une détente physique, chimique, psychologique, émotionnelle, aux corps qui s'harmonisent. 
Je ne parle pas de se lamenter ou de pleurnicher qui aurait plutôt tendance à nourrir la victime intérieure et l’impuissance mais de s’abandonner en confiance à la source de vie en soi, à l’intelligence du corps. 
Ce genre de larmes guérit, purifie le corps émotionnel, calme le mental qui cesse de ressasser le temps des pleurs, libère des hormones bénéfiques par le relâchement des tensions. 
La détente du corps physique est essentielle au bien-être, à la santé et la marche favorise cela au même titre que la relaxation. S'autoriser à pleurer est important parce que non seulement ça fait du bien à nos corps mais en plus ça permet à l'amour de circuler en soi et d'attendrir l'entourage lors d'un conflit, d'une tension. 
En général, on attribue aux femmes cette capacité à exprimer ses sentiments et c'est parfois devenu un jeu de manipulation dans le couple, une façon de faire céder l'autre mais en dehors du stratagème éventuel, du chantage affectif, il y a une grande détresse qui s'exprime. Un besoin fondamental qui n'est pas nourrit.
Il faut du courage pour dire ce que l'on ressent et parfois les larmes permettent de vider son sac, elles ouvrent le dialogue. On n'est plus dans le paraitre mais dans l'être. 

Je n'ai pas voulu prendre d'anti dépresseurs genre prozac parce que je n'arrivais plus à pleurer, ça m'endurcissait littéralement et me coupait des autres, de mon cœur puisqu'à l'époque, je ne savais pas lâcher prise autrement, me détendre ou me relaxer. 

Depuis que je pratique l'alchimie émotionnelle, la relaxation, je ne pleure pratiquement jamais sans pour autant être coupée de mon cœur ni des autres. 
Et quand c'est le cas, ce sont plutôt des larmes de gratitude, celles qui viennent d'une prise de conscience, une détente intérieure. L'énergie féminine, de l'âme, qui se décristallise ou s'écoule sans entraves, qui vient adoucir, harmoniser, équilibrer le masculin intérieur. 


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