vendredi 14 novembre 2014

« De la croyance à la certitude, pas à pas »





J’ai vraiment la sensation d’être quelqu’un d’autre depuis quelques temps et encore plus depuis le 12 novembre. Déjà, la paix qui devient un état d’être quasi permanent change non seulement mon quotidien mais en plus, la légèreté s’invite dans mes pensées et mes gestes. Il reste encore des choses à libérer mais je ne le vois plus comme un challenge. 

L’idée même de devoir guérir s’estompe à mesure que j’intègre l’acceptation dans ma vie. C’est un concept, une philosophie qui n’est pas facile à comprendre mais son application démontre que c'est le chemin de la paix intérieure.
Bien que je lise encore quelques articles ou messages qui parlent de l’ascension, ça n’est plus un objectif ou encore une espérance nécessaire à mon bien-être. Plus je suis ancrée, présente et moins je m’accroche aux illusions, aux croyances. Le sentiment d’être bienvenue sur terre croit à chaque connexion à la terre mère et m’aide à voir au-delà des apparences. 
J’ai enfin eu le goût de cuisiner et j’ai été étonnée de constater que même ma façon de manger avait changé, sans que je l’ai voulu ou cherché. J’ai mastiqué longuement la nourriture et pour une fois je ne me suis pas limitée à un seul plat. J’ai carrément pris du plaisir à me nourrir !  


Le fait de parler à mon corps physique, de lui dire ce que je sens, ce que je pense, non plus en me plaignant mais simplement par honnêteté, créé une forme d’intimité, de proximité, de cohérence, très apaisante. Je l’interroge à propos de la nourriture, de la façon de gérer les symptômes de manque et les bouffées de chaleur. Des idées me viennent alors spontanément et en les appliquant, elles me facilitent le parcours en diminuant le désagrément. Je me suis réveillée à 5h du matin et au bout d’une heure, je suis allée me recoucher juste pour le plaisir d’être, de sentir ce corps en vie.

L’abandon du jugement  favorise énormément le mieux-être et la peur d’être dans l’excès, en lâchant les restrictions, diminue considérablement. Il est clair que le fait de ne plus s’accrocher à la vision duelle du mental me maintient en mon centre, en mon cœur et ça se réalise sans effort puisqu’il n’y a pas de nécessité de réussir. 
Bien que je me sois fixé l’objectif de laisser tomber les masques, les rôles, je ne cherche plus à contrôler les choses et n’ai pas d’attente particulière. On fait souvent l’erreur d’imaginer un modèle, de se projeter dans le futur mais ça ne fait que coller la pression tout en diminuant les chances de succès. Les attentes amènent de la frustration et limitent notre capacité à recevoir. C’est aussi une façon de considérer la guérison qui fausse totalement la vision et l’interprétation des faits. On ne sera pas objectif et au lieu de voir les choses telles qu’elles sont réellement, on les verra à travers nos attentes, nos projections, on comparera ce qui est avec ce que l’on espère et on sera naturellement frustré puisque notre vision limitée ne peut pas nous montrer de quoi demain sera fait. Le mental possède une vision très restrictive et sa capacité d’imaginer peut nous entrainer vers de nouvelles illusions.

On ne peut pas changer véritablement si on continue de réagir selon nos croyances. Tant qu’on voit les choses depuis le mental on se limite et on se divise intérieurement. On reproduit sans arrêt les mêmes schémas et même si on adapte nos pensées à notre foi, ça reste du conditionnement. Bien que ce soit une étape intermédiaire qui permette de libérer des croyances, ça reste du bricolage et les changements seront superficiels. De plus comme on se focalise sur le mental à essayer de le transformer, on créé une résistance intérieure tout en maintenant sa vision depuis ce corps.

La seule façon de changer effectivement et durablement, c’est de voir avec les yeux du cœur. Non seulement on change mais en plus on élargit son champ de conscience et donc celui des possibles aussi. Mais, bien qu’il soit indispensable d’associer le mental au cœur, il nous faut délaisser l’habitude de vouloir tout comprendre et contrôler. 
J’ai senti fortement hier, comment le mal-être s’installait. Le seul fait de me projeter ne serait-ce que dans un avenir proche, a révélé de la peur et ça n’est qu’en revenant à la réalité de l’instant, en focalisant mon attention sur la respiration, qu’elle s’est dissipée.   

Le processus du sevrage m’amène face à mes résistances mais je me contente d’observer et ce climat de confiance facilite la libération des peurs tout en maintenant la paix en dedans. J’ai passé le plus difficile et je me suis félicitée hier de ne pas avoir cédé à la peur. Je n’ai pas noté le cycle et ses effets mais je pense que ça peut être utile de le faire maintenant. Je pourrais m’y référer dans les moments difficiles et ainsi calmer le mental puisque en fait, c’est à ce niveau que réside le plus de résistances.
Déjà, d’une manière générale, je peux noter qu’à chaque fois qu’un événement cosmique se produit ; l’ouverture d’un portail, des éruptions solaires puissantes ou une configuration planétaire spécifique, ça créé automatiquement un désagrément qui vient du fait que la lumière est plus puissante. Comme elle a pour mission d’éclairer ce qui demeure caché en soi, naturellement ça créé un malaise puisqu’on se trouve face à quelque chose qu’on ne voulait pas voir. C’est le même constant au niveau individuel et collectif. 

Pour ce qui concerne les énergies extérieures, même si elles révèlent des choses qui sont en moi, j’appelle ma présence divine à tempérer les effets de la lumière de la source de façon à savoir ce que j’occulte sans que ça me perturbe outre mesure.

Ma façon de parler au divin intérieur a beaucoup changé aussi ! Je sens que je me familiarise avec cet aspect que je considère comme un compagnon de route, un de mes meilleurs amis. Je ne hiérarchise plus puisque ça créé un genre de conflit intérieur, une distance entre des corps qui pourtant cohabitent, s’interpénètrent. La blessure d’injustice ne peut pas cicatriser tant qu’on considère une part de soi comme inférieure.
Il y a une évidence dans le fait que le créateur et la créature sont intimement liés. L’aspect divin intérieur étant le créateur du corps physique, de l’ego, du corps émotionnel, de tout ce qui constitue un humain, il s’agit d’une relation filiale et même si la présence divine est plus éclairée, sage, lumineuse…elle ne s’impose pas en maitre ou en chef. On pourrait croire que puisqu’il s’agit d’une expérience, une expérimentation, la personnalité n’est qu’une marionnette mais dans cette perspective, on va risquer de considérer le corps physique comme un objet.
Selon ma foi, la présence divine est une énergie qui matérialise une forme physique à partir de l’âme, qui associe les corps subtils selon ce que l’âme porte, selon ses différentes incarnations. Elle créé une combinaison d’énergies unique et lui donne corps dans la matière. Dans cette optique, il n’y a pas de notion de supériorité ou d’infériorité pas plus que de distance mais simplement une expérience qui consiste à manifester l’amour essence de l’être, depuis un corps composé de multiples dimensions.

On ne peut pas figurer le divin sans le restreindre et toute projection mentale est forcément limitée, inadéquate puisque ce corps envisage ce qui est, de façon duelle et partielle. 
Quand on veut connaitre la vérité de ce que nous sommes, on se heurte aux limites du mental, de l’intellect et ça n’est qu’en venant en soi, en ressentant le flux de la vie, qu’on peut en avoir une perception qui ne laisse aucun doute quant à notre vraie nature mais on peut difficilement interpréter quelque chose que notre cerveau ne peut pas concevoir. Ce n’est que par le ressenti physique, l’attention à ce qui est en soi et le silence du mental qu’on passe de la croyance à la connaissance.
Quand je dis « silence du mental », j’entends la non identification à ses pensées, à son raisonnement. Une croyance nait d’une expérience qui va être interprétée par l’intellect selon le passé, selon des paramètres connus de bon ou de mauvais. Dans cette approche, on classe les événements selon leur valeur estimée et on va garder en mémoire ce qui a été jugé positif, le reste sera jeté aux oubliettes. On tente de créer une distance, de se dissocier de tout ce qu’on juge négatif mais de cette façon on s’éloigne de sa vraie nature puisqu’on se voile la face.
Le mieux-être résulte de la désidentification au mental mais il ne s’agit pas de s’en dissocier. Prendre du recul sur ce qui est, permet de ne pas s’identifier à l’ego mais ça ne veut pas dire que ce dernier soit mauvais et qu’il faille s’en débarrasser. C’est un élément important dans le processus de manifestation et de réunification.

Plus on apprend à se connaitre par l’alchimie émotionnelle, plus on voit ce qui est à travers les yeux du cœur et plus on s’aperçoit qu’il nous faut abandonner nos croyances. Elles nous maintiennent dans une réalité virtuelle, un cadre limité qui peut sembler sécurisant mais qui nous enferme finalement.
Depuis le cœur, on comprend que les croyances forment des repères pour la personnalité et que c'est la notion de jugement, bien que distorsionnée, qui l’a constituée. Ce double n’est en fait qu’une projection de nos croyances, auquel on s’attache faute de connaitre sa vraie nature. On va naturellement se désidentifier peu à peu de ce personnage fabriqué de toute pièce par nos peurs, nos émotions refoulées et une part de notre mémoire traumatique, à mesure qu’on expérimente l’amour en soi. Prendre conscience de cette réalité peut faire peur mais comme cette connaissance vient du cœur, elle est « entourée » d’amour et en facilite l’intégration.
C’est en libérant la notion de jugement qu’on constate que toutes nos croyances sont aléatoires et on comprend que ça n’est qu’en les lâchant qu’on peut se libérer du mental. Mais ça demande de mettre les compteurs à zéro, de casser le réflexe premier qui consiste à étiqueter et classer selon les critères de l’ego. C’est là toute la difficulté  mais c’est la seule façon de devenir conscient de la réalité. Non pas celle que nous voudrions voir mais celle qui est réellement. Le pardon à soi est un excellent moyen de libérer le passé, de s'inscrire dans le maintenant.
Maintenant, plutôt que de me référer au passé de façon automatique, réflexe inconscient, je fais avec ce qui est, dans le moment présent. Ce qui fait souffrir, c’est de comparer les évènements et de s’attendre à un résultat spécifique. Le seul fait d’anticiper nous extrait du cœur et nous enferme dans le connu.
Accepter de ne pas savoir comment vont se dérouler les choses, permet de s’ouvrir à tous les possibles. La seule certitude à laquelle je me raccroche, c’est de savoir qu’une part de moi est omnipotente, omnisciente et omniprésente mais je n’essaie plus de lui ressembler puisqu’à mesure que je la sens vivre en moi, je n’ai plus besoin d’image, de représentation formelle de ce qu’elle pourrait être. 
Cette énergie anime mon corps physique et c’est quand je viens en mon cœur, quand je suis dans l’acceptation de ce qui se manifeste en moi, que je peux sentir la paix qu’elle émane, sa présence infinie et bienveillante.


Vous pouvez diffuser ce texte à condition d’en respecter l’intégralité, de ne rien modifier (sauf correction des fautes d'orthographe), de citer l’auteur : Lydia Féliz, ainsi que la source : http://lydiouze.blogspot.fr  et ces trois lignes. Merci 
  

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