lundi 27 octobre 2014

« A propos des scénarios catastrophe… »





Voilà qui me rassure ! Non pas cette annonce « Fausse information » (publiée ici) mais le fait que je ne sois pas tombée sur l’info catastrophe apparemment diffusée en masse! Le monde me renvoyant mes propres émanations, voilà qui me confirme l'efficacité du nettoyage en profondeur. L’humain se fait toujours des films et ses croyances ne font que refléter son déni, sa difficulté à regarder en face ses propres ombres ! Alors il projette sa peur, ses fantasmes (fantômes) sur le monde et bien évidemment, l’outil favori pour ce faire, c’est le Net ! Cette toile où chacun tisse des fils, essayant d’attraper des personnes, de rallier un maximum de monde à sa cause, à sa version de la vérité.

Personnellement, ça me renvoie le fait que je fais bien de glisser petit à petit du monde virtuel au monde réel, de suivre l’élan qui me guide toujours vers ce qui est VRAI pour moi : la nature, le jardin, les arbres, les fleurs, les animaux, tout ce qui est Vivant et reflète l’harmonie, la beauté, la joie et aussi l’insouciance !

L’intimité développée avec les personnages intérieurs, pacifiés par l’acceptation de ce qui est, me rend libre de toute intrusion, de tout excès, m’évite de focaliser mon attention sur des sujets polémiques où l’on tente d’argumenter, de défendre son bifteck. Comme si l’intégrité de la personne en dépendait, comme si la vérité attendait d’être défendue !

Il y a autant de vérité que d’individus. La vérité est toujours relative et subjective, c’est le point de vue spécifique d’un être qui appréhende le monde selon sa personnalité, son degré d’ouverture de cœur et de conscience. 

On ne peut pas généraliser, que ce soit en matière de traitement médical, de voie à suivre, c’est à chacun de tracer son chemin selon ses choix, ses préférences, l’élan de son cœur. Il y a cependant des réalités communes telles que la naissance, la mort, la constitution de l'humain divin, les lois universelles qui régissent les mondes mais chacun est un individu à part entière doté de tout ce qui est nécessaire pour être souverain.

Quel intérêt de vouloir formater, ranger dans des cases, étiqueter sinon de nourrir l’illusion de la séparation, la peur, la division et le doute. 
On ne peut trouver Sa vérité en dehors de soi, en suivant les mouvements de pensée, de foule ou de masse ! 
L’amour de soi basé sur l’image, sur les apparences, n’a aucun pouvoir de régénération et poussera la personne à batailler afin de se sentir exister. Elle devra avoir raison au risque d’être décrédibilisé. Elle attache tellement d’importance à ce que les autres pensent d’elle, à l’image de ses propres exigences de réalisation, qu’elle est prête à se renier afin d’être intégrée dans le groupe auquel elle s’identifie.
L’amour de soi basé sur les apparences,  la surface, amène l’individu à être balloté au gré de ses émotions et à vouloir briller afin de s’extraire de la masse mais c’est pour aller se parquer avec des personnes semblables à elle parce que dans ce cadre, elle ne sera pas molestée. Elle connaitra la paix puisque personnes ne s’opposera à elle. Ce comportement réflexe de survie, est une stratégie de l’ego qui ne peut qu’éloigner de l’être véritable tant qu’on s’identifie uniquement à la personnalité.

Tant qu’on n’apprend pas à gérer ses pensées et ses émotions, on sera manipulé par nos peurs et nos croyances et toute info qui stimule la peur, nous touchera en plein cœur.
La meilleure façon de trouver sa force, ça n’est pas en choisissant un camp, et d’ailleurs très souvent celui du plus fort. C’est en réalisant la paix et l’harmonie en soi. Tant que le corps émotionnel est surchargé, notre vision sera faussée et nous aurons besoin de faire coller la réalité à nos besoins. Pas ceux qui sont vitaux, essentiels, mais ceux qui donnent l’illusion à la personnalité d’exister.

En apprenant à devenir soi-même, en suivant son ressenti, en affinant ses perceptions sensorielles et en sachant maitriser son monde intérieur, on construit sa personnalité en accord avec sa vraie nature et la source de toute vie. Je ne parle pas d’essayer de voir des entités, de communiquer avec les maitres ascensionnés, je parle de connaitre le divin en soi, de l’intérieur, sans autre outil que la transparence.

Oser se choisir, suivre ses propres élans, son cœur, permet de se désidentifier des personnages fictifs et de toucher l’être essentiel, on ne sera plus influencé par le jugement des autres, leur point de vue. Petit à petit, on se désolidarise du corps de souffrance collectif, de l’inconscient collectif, on reprend son pouvoir de penser et d’agir par soi-même. C’est un chemin d’émancipation obligatoire si on veut être intègre, entier, libre et autonome.
Se comparer aux autres ne fait que diminuer ou exacerber l’estime de soi. Dans tous les cas, on sort de son centre, de sa propre vérité, on avance autant qu’on recule, on continue de s’attacher à la personne, de vouloir se valoriser faute d’avoir un amour vrai pour soi. On sera en quête de reconnaissance extérieure et très fragilisé dans cette attente.

Il est naturel pour l’ego de se sentir valorisé quand il est approuvé par les autres mais ça n’a pas de valeur véritable puisque on peut être autant encensé que critiqué. La gloire passe aussi vite qu’elle est venue !
Dans les milieux spirituels, il y a une course au scoop, une compétition pour déterminer qui dit La Vérité, qui sera capable de répondre aux questions existentielles. 

Nous avons été créés avec des outils de perception qui nous permettent d’appréhender le monde. La source s’est démultipliée pour que chacun puisse amener son propre point de vue, la synthèse de sa vision unique.

On peut voir que face à une même situation, on aura quantités de versions, de points de vue. C’est toute la richesse et le sens de la création de l’humanité, la diversité qui permet de considérer l’ensemble depuis chaque cœur et de voir qu'à cet endroit, tout se rejoint.

Nos sens nous renvoie une image spécifique de la réalité mais pour que notre interprétation soit fidèle, il nous faut nettoyer les filtres que sont nos outils de perception. Évidemment quand on connait les centres énergétiques, les chakras, on se focalise avant tout sur le troisième œil. J’avoue que je n’ai jamais tenté de développer cet outil parce que je sens que la vérité, celle qui me correspond, c’est plutôt de voir ce qui est depuis le centre cardiaque. Ce n’est qu’en cet espace que nous pouvons voir les choses dans leur ensemble. La vision du troisième œil est une perception visuelle, partielle, qui éloigne de la réalité tangible et peut amener à errer dans le monde astral.
Les expériences que j’aie vécue en prenant des drogues m’ont montré à quel point les sorties de corps, les perceptions, peuvent être totalement opposées selon l’état d’esprit du moment. Selon mon expérience, il n’y a qu’un seul espace où les perceptions se rejoignent formant un tout cohérent, c’est dans le cœur.  

Appréhender le monde depuis un seul des corps revient à être borgne. Que ce soit depuis les émotions ou depuis le troisième œil, ça reste incomplet, c’est du vent. Ce n’est qu’en venant en son cœur, qu’on peut avoir une vue d’ensemble, la plus proche de la réalité du moment. Et encore il faut tenir compte du fait que chacun trimballe des bagages, porte des blessures, parfois depuis des vies.
A moins d’épurer le mental, de dénouer les nœuds énergétiques, de guérir ses blessures, on ne pourra pas avoir une vision claire des choses. De même en cet endroit, on communie avec le monde. Un cœur brisé laisse passer la lumière et rend humble. En le guérissant, on permet à l’énergie de vie de nous remplir, de nous vivifier, de nous régénérer.

La tentation est grande lorsqu’on sait un peu comment l’humain est constitué, de vouloir connaitre les mystères de la vie et du monde mais à quoi bon accumuler des connaissances ?  Quel intérêt de savoir ce qui se passe à l’autre bout de la planète, ou dans le cosmos ? Qu’est-ce qui est réel, tout de suite, maintenant, dans mon monde ? 






Répondre à cette question permet de constater que la seule réalité, la seule chose immuable, c’est le cœur qui bat, tout le reste est inconstant, éphémère et aléatoire. Les croyances changent, les émotions vont et viennent, les préférences évoluent, les attirances et rejets se modifient aussi. Seul le cœur bat inlassablement entre vie et mort, entre inspir et expir, régulant les organes, les cellules, les énergies, dans tous les corps.

Assumer une bonne fois pour toutes que j’existe en tant qu’individu et que j’appréhende tout ce qui est, depuis le centre de mon être, que je suis le centre de mon monde, libère de toute attente extérieure et permet de devenir responsable de soi.  

Puisque depuis la naissance et jusqu’à ma mort, j’habite ce corps, il est donc mon plus fidèle compagnon, mon univers éphémère mais tangible et constitué de tout ce qui me permet d’interagir avec l’extérieur. 
Se connaitre de l’intérieur se réalise par l’écoute attentive de tout ce qui se manifeste en soi. On distinguera ce qui est de l’ordre de la réaction, ce qui est généré par l’ego et ce qui émane du cœur. 
Mais ce constat n’a pas pour but de choisir ce que nous voulons être, il s’agit plutôt de reconnaitre ce qui est illusoire et ce qui est immuable et d’unifier ces deux points de vue diamétralement opposés.

S’attacher au divin en soi ou à la personnalité, c’est renier une part de soi et nourrir la division et l’illusion de la séparation. Se situer en son cœur permet d’avoir une vue globale des choses, d’être à l’aise avec tous les aspects de l’être sans privilégier ou invalider un seul d’entre eux. 
Le cœur ne choisit pas, il n’a pas à le faire, au contraire, il unifie, il rayonne une énergie de communion qui permet de faire la paix avec soi-même, avec tous les aspects moins glorieux en apparence, d’affiner et d’harmoniser les perceptions.

Tant que le conflit en soi perdure, l’extérieur nous enverra une image chaotique du monde. Si on est honnête, objectif, on se rend à l’évidence que toute chose contient son contraire et que notre vision dépend de nos croyances. Quand on se sent bien dans son corps, quand nos pensées, nos gestes et notre intention sont alignées sur la même volonté, celle du cœur, on voit toute la beauté du monde, tout ce qui harmonieux, innovateur, lumineux. Malgré tout,  on est aussi conscient de la noirceur du monde mais comme on a accueilli ses propres ombres, on relativise les choses et comme le corps émotionnel est équilibré, on ne sera pas déstabilisé.

Quand on sait que notre seule responsabilité en tant qu’être multidimensionnel, c’est de gérer son monde intérieur et son espace vital, on ne s’occupe plus de ce qui se passe autour de soi. Ce n’est pas une forme de déni mais plutôt de la lucidité. 
A part me pourrir le moral, quel intérêt de savoir ce que vit le monde ? Je n’ai aucun pouvoir de le changer je peux seulement agir sur moi-même. 
Chacun est libre de ses choix et si je veux bénéficier de cette liberté, je dois aussi l’accorder aux autres.

Les abus, les dominations, les injustices ont toujours existé et en commençant par réaliser la paix en moi, en étant à l’écoute de mes besoins, de l’enfant intérieur qui me renseigne sur l’état de mes blessures, en cessant de refouler ou de critiquer ce que je suis, je rétabli la justice en dedans.
L’ignorance de sa vraie nature et de son potentiel en tant que canal énergétique, va amener l’individu à se nourrir de l’énergie des autres, à vouloir gagner, prendre et souvent abuser de ce qu’il pense être le pouvoir.

Le pouvoir est en soi, dans la capacité à gérer les énergies qui vont et viennent inlassablement. 
Le besoin vital de tout humain étant l’amour, quand on découvre que cette énergie est en soi et qu’il suffit de la laisser circuler librement pour que la vie s’écoule naturellement et facilement, on cesse de chercher à l’extérieur cet amour. 
On va apprendre à le rayonner en soi, à faire en sorte qu’il puisse circuler sans entrave et qu’il amplifie par le mouvement.
L’amour vrai de soi nourrit la personne et lorsque les corps sont nettoyés, rééquilibrés, harmonisés, et que cette énergie peut circuler partout, tous les besoins sont satisfaits. 
Puis quand on est porté par cet amour, la vision s’élève au-delà de la dualité qui apparait alors comme un composé, deux polarités qui sont les deux faces d’une même pièce. Et quand on cesse de les diviser, elles s’équilibrent et s’harmonisent naturellement, offrant une vision juste des faits.

Tous nos corps sont programmés pour trouver l’équilibre et ce sont nos croyances qui viennent déstabiliser, dévier le flux de l’énergie de vie. 
Quand on réalise l’unité en soi parce qu’on cesse de s’invalider, qu’on suit son propre cœur, on en vient à comprendre qu’en alignant sa volonté à celle du cœur, on agit en accord avec le divin intérieur. On se fie avant tout à cet organe médiateur, fédérateur, qui nous guide sur un  chemin unique, celui qu’on s’est tracé au niveau de l’âme et que la personnalité finit par adopter.
Il est toujours plus facile d’accuser l’autre plutôt que de se remettre en question mais quand on effectue un travail sur soi, d’épuration et qu’on comprend que la critique nous empêche d’ouvrir notre cœur et de pouvoir communier avec le divin en soi, on cesse tout jugement et on commence à voir vraiment. 
La vision du cœur ne nous propulse pas dans un futur hypothétique, ni dans des sphères lumineuses, elle nous ramène à la réalité et à la beauté de l’instant présent.

Il est clair que si nous percevons le monde avec nos sens et que ceux-ci sont voilés par la peur, la culpabilité ou le déni, on aura une vision déformée de la réalité, on verra seulement ce qui validera nos croyances. 
La peur attirera des situations de même fréquence jusqu’à ce que ça devienne invivable et qu’on n’ait d’autre choix que de revenir à l’essentiel,  à l’essence divine, au cœur de l’être. L’ego réagit selon ses croyances et si on s’identifie seulement à la personnalité, on va nourrir l’illusion et s’y attacher. Si par contre on se place au niveau du cœur, on est conscient de l’illusion mais on ne s’identifie plus à cela. On sait que ça n’est qu’une parcelle infime de la vérité qui change au gré des expériences. 

Le ciel est bien bas et gris ce matin mais le soleil est tout de même présent. Même si je ne le vois pas, je sais qu'il est là. C'est la même chose au niveau de l'étincelle de vie qui m'anime, ça n'est pas parce que des émotions lourdes peuvent se manifester qu'elle ne brille pas ou qu'elle a disparu. 
Puis à propos de cette annonce diffusée pour troubler les esprits, elle ne peut avoir d'influence sur moi puisque tout ce qui pourrait se manifester est accueilli de l'intérieur, embrassé. Et comme ce qui est aimé est pacifié, le reflet que me renvoie le monde, ne peut pas être violent ou m'agresser. 
C'est là que réside mon plus grand pouvoir!



Vous pouvez diffuser ce texte à condition d’en respecter l’intégralité, de ne rien modifier (sauf correction des fautes d'orthographe), de citer l’auteur : Lydia Féliz, ainsi que la source : http://lydiouze.blogspot.fr  et ces trois lignes. Merci 

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