lundi 13 octobre 2014

« Donner une chance à l’autre de s’exprimer, c’est pouvoir grandir ensembles» vidéos courtes d’Etienne Chouard & texte d'Audren le Rioual





Je viens de voir cette vidéo qui me réjouit vraiment parce que c’est un thème que je voulais traiter. Depuis longtemps et ça va crescendo à mesure que la liberté d’expression est bafouée, je suis agacée par le fait qu’on a vite fait de décrédibiliser quelqu’un parce qu’on lui trouve des défauts, parce que son opinion diffère de la nôtre dans un point de détail qui se rapporte souvent à la forme plutôt qu’au fond…
Bref, on est toujours dans la superficialité, à la recherche de coupable et méfiant envers tous ceux qui dénoncent, à titre individuel ou collectif, comme le féminisme, Dieudonné, entre autres, tous ceux qui remettent en question l’autorité, sont taxés de conspirationniste. 
Il suffit que machin ait été surpris en flagrant délit d’adultère, qu’il ait dit une connerie pour qu’il perde toute crédibilité auprès de la population !
On continue d’étiqueter, de condamner sans donner une chance à l’accusé de s’expliquer, on attire l’attention sur un aspect de la personne qu’on amplifie afin de le diaboliser. 

Mais on oublie que tout être humain a un cœur et une conscience divine qui l’éclaire. 

Il est facile de comprendre comment des blessures d’enfance peuvent fausser la vision de la vie et influencer sur le comportement. 
Personne n’est parfait, on se rend à cette évidence quand on se regarde en toute honnêteté. Je suis la première à dire des conneries mais je dis aussi des choses plutôt sages.

Personne ne détient la vérité absolue à moins d’être dans la pleine conscience et de s’enfermer dans un monastère parce que la vie est en mouvement, tout peut arriver un événement, une crise peuvent déstabiliser les plus « forts ».

Tout le monde vient sur terre pour apprendre, évolue selon les événements qui parsèment sa vie, selon sa façon de les intégrer. 
Rien n’est figé, définitif et c’est en changeant d’opinion, en revisitant ses croyances, qu’un être élargit sa conscience, en ouvrant son cœur qu’il peut avoir une vision éclairée, un esprit ouvert, devenir plus tolérant à mesure qu’il accepte ce qu’il est en totalité. 

La beauté de la diversité réside justement dans le fait qu’en unissant nos points de vue, en dialoguant, on peut trouver des solutions qui satisfassent tout le monde. Confronter ses points de vue permet d’élargir ses connaissances. La lecture, le dialogue, l’échange sont toujours profitables. Cette interconnexion permet de se connaitre, de relier les humains dans leur différence. 
Mais pour ce faire, il est nécessaire de considérer l’autre comme un humain libre d’être ce qu’il souhaite, de penser ce qu'il veut et d’aller à sa rencontre, de dialoguer à partir du cœur, de ce qui nous unit, ce qui nous rassemble. 
Ce qui demande de considérer tout humain en égal, en frère. Même dans le milieux dits spirituels, où on pourrait s'imaginer que la fraternité règne, l’extrémisme est courant. 
C’est en confrontant nos points de vue que nous acquérons une sagesse commune, c’est cette reliance qui permettra de créer l’unité. 
On parle beaucoup d’unité mais ça reste une vague idée. 
Peu osent mettre les mains à la pâte comme ce prof d’histoire. 

Jusqu’à quand nous faudra-t-il des chefs, des maitres, des dirigeants ? 
Il me semble que la démocratie participative, la rédaction de la constitution par le peuple c’est le chemin qui permet de construire la paix. 
Nous n’avons besoin de personne pour savoir quoi manger, boire, ingurgiter…notre corps nous l’apprend par ses réactions et c’est suffisant pour savoir se maintenir en bonne santé. Notre mental y participe en émettant des pensées d’ennui lorsque notre corps a besoin de s’activer, par exemple…
Nous sommes souverain au niveau individuel enfin, nous pouvons le devenir en suivant notre cœur, nos valeurs, en osant prendre le risque de faire des erreurs sachant que nous sommes seuls responsable de notre état d’être. 
Mais concernant la collectivité, à moins de dialoguer, d’échanger nos points de vue, d’agir en commun, la société ne peut pas évoluer.   
Etienne Chouard



Diaboliser une personne, c’est l’enfermer dans la prison de nos accusations. On connait suffisamment les stratégies de manipulation des masses, le pouvoir et l’influence des médias qui peuvent encenser ou détruire qui ça leur chante.

On nous divise toujours ; les hommes contre les femmes, les blancs contre les noirs, les chômeurs contre les travailleurs, les fonctionnaires contre les gens qui travaillent dans le privé, les partis politiques antagonistes qui amplifie la dualité…
La politique est un sujet qui divise et ça sert les multinationales, comme le dit si bien Etienne Chouard. 
Son discours est vraiment très sensé si on ne s'arrête pas sur le vocabulaire parfois cru. 

Je retiens surtout sa foi en l’humain doté d’un cœur et doué d’intelligence. 

Tant qu’on considère l’autre comme une personne inférieure de par sa couleur, son genre, sa position sociale…bref tout ce qui constitue la personnalité et qu’on reste enfermé dans la vision dichotomique du mental, on se fourvoie. On reste soumis à la peur faute de se connaitre et on aura une vision distorsionnée des autres et du monde.

On dirait que sa colère est bénéfique puisque c’est spontané et forcément moins long que ses conférences. Il est vrai que la situation politique est assez complexe mais ça progresse, ça devient accessible parce qu’en plus d’être simplifié, ça parle au cœur !
Je suis tombée sur celle-ci sur You tube, c’est rare, habituellement les conférences durent des heures.
Il faut de tout pour faire un monde cohérent et harmonieux. Certains sont doués pour parler, d’autres pour construire, d’autres pour informer, pour expliquer, enseigner, fabriquer…chacun participe au bien-être de l’ensemble. 
On travaille soit au niveau énergétique, soit physique, soit mental…mais chacun participe et enrichit l'ensemble. 
La collectivité devrait se construire sur les talents de chacun réunis mais pour ça, il faut déjà considérer l’autre comme un reflet de ses profondeurs, de ses pensées inconscientes refoulées, la rencontre comme une opportunité d’élargir sa conscience et son cœur.

Réaliser l’unité en soi est nécessaire avant de pouvoir s’unir aux autres dans le respect mutuel et c’est en découvrant que nous avons en nous toutes les énergies pour vivre en paix, à partir du cœur et en conscience, qu’on peut admettre que l’autre est aussi maitre de sa vie. 
Devenir responsable de son propre monde, de ses pensées, de ses émotions et pacifier, équilibrer, les aspects sombres de la personnalité permet d’admettre que tout individu peut s’ouvrir, grandir en sagesse.   

La fausse démocratie expliquée en 10 minutes par Etienne Chouard


Puis pour finir, voici un article trouvé sur le site « Les fesses de la crémière ». Là aussi, j’aurai pu bloquer sur un détail, le nom du site et ne pas lire ce qu’il contient. 
Nous sommes encore trop soumis aux apparences, à nos croyances limitantes, restrictives, au jugement mental qui divise, étiquette et condamne pour mieux se protéger. 

Mais finalement, ce protéger de quoi ? De ce qu’on ne connait pas. Ce n'est pas en ce bagarrant qu'on peut apprendre à se connaitre. On s’accroche à des certitudes qu’on n’a pas validé au niveau du cœur. Tenter d’appréhender le monde à partir de l’ego, fausse la vision et quand on apprend à vivre selon l’intelligence du cœur, on admet que nous ne sommes pas parfaits et en apprenant à s’accepter en totalité, on est mieux à même de se libérer du jugement envers autrui.

Quand on se construit selon ses propres valeurs, à partir de l’être divin que nous sommes, quand on se libère de la vision bien/mal, totalement obsolète et immature, on se rend à l’évidence que tous ont des talents et que les faiblesses, ou défauts sont le lot de tout humain qui ignore sa nature essentielle. 
Mais lorsqu’on devient conscient de qui on est, ses défauts ne sont plus considérés comme inadéquats, on ne cherche plus à les cacher mais on les libérera en étant conscient et en les acceptant, on pourra constater qu’ils n’amplifient pas mais au contraire, ils s’équilibrent et deviennent une vertu, une pièce du puzzle nécessaire à notre intégrité.

En retrouvant sa liberté d’être, par un « travail » d’acceptation de ses ombres, on grandit en sagesse, en qualité de vie et nous pouvons alors comprendre que l’humanité est Une. Que chacun est important et surtout qu’il mérite de s’exprimer, que tout le monde a intérêt à entendre des points de vue différents.
Pour établir la paix dans le monde, il est nécessaire de commencer par la trouver en soi et c’est cette découverte, la connaissance du processus de libération des croyances qui donne l’espoir que les choses changent. Pour que ça soit réalisable, il faut changer sa vision de l’autre. 



« Je ne suis pas sexiste ; la preuve, j’aime ma femme » par audren le rioual

« Je ne suis pas raciste ; la preuve, j’ai des amis arabes ». « Je ne suis pas homophobe ; d’ailleurs, j’ai des amis gays ». Le grand classique. Très con. Et on voit bien à quel point c’est con quand on transpose au sexisme : « Je ne suis pas sexiste ; la preuve, j’aime ma femme ». Le vrai critère, c’est pas si on les aime bien mais c’est comment on réagit quand le privilège est inversé : par exemple quand on se fait pourrir la vie par un arabe, par un homo ou par une nana en situation de pouvoir.

Imagine que ton patron est homo. Imagine maintenant qu’il t’a pris en grippe personnellement, que ça fait trois ans qu’il ne t’augmente plus, qu’il te refile tous les dossiers bien pourris pour que tu aies du mal à remplir tes objectifs, qu’il te prend de haut, qu’il te fait chier pour tes prises de congés. Et bien si dans ta tête tu fais une fixation sur son homosexualité, si tu te persuades qu’il cherche à te nuire parce qu’il est gay et que tu n’es pas intéressé, alors tu es homophobe, quel que soit le nombre (réel ou prétendu) de tes amis gays. Ton patron est peut-être effectivement très con, mais s’il était hétéro, tu penserais juste que c’est un gros connard et tu n’aurais que faire de son orientation sexuelle. Le fait que tu fasses un lien entre sa connerie et son homosexualité est une preuve d’homophobie (latente ?). Et d’ailleurs si tu es homophobe, ça expliquerait peut-être une partie de sa réaction.

Imagine que ton proprio est algérien. Et qu’il te dit à peine bonjour quand vous vous croisez dans la rue, qu’il t’emmerde pour le moindre retard de paiement, qu’il traîne pour toutes les réparations, que ça fait six mois qu’il n’a pas fait arranger la fenêtre qui bâille mais qu’il ne te fait pour autant aucun cadeau sur la facture de chauffage. Et bien si l’idée t’effleure qu’il agit comme ça avec toi parce que tu es le seul locataire français de souche, ou si tu te persuades qu’il cherche à te plumer parce que c’est un arabe donc un voleur, alors tu es raciste, même si tu t’entends bien avec tes voisins sénégalais. Ton proprio est peut-être effectivement un con, mais s’il était d’origine angevine, tu penserais juste qu’il est désagréable et radin et tu n’aurais que faire de son lieu de naissance. Le fait que tu connectes mentalement son origine ethnique et son comportement, c’est une marque de racisme (inconscient ?). Et d’ailleurs, si tu es raciste, ça expliquerait peut-être une partie dudit comportement.

Imagine que ton chirurgien est une femme. Et que côté humain, c’est vraiment pas ça. En plus, apparemment, l’opération a merdé et il va falloir que tu retournes sur le billard, mais elle n’a pas daigné passer plus de cinq minutes dans ta chambre pour t’expliquer clairement le problème. Et bien si ton désir de changer de chirurgien s’accompagne du soulagement de savoir que l’inconnu qui te ré-opérera est un homme, tu es sexiste même si tu aimes bien ta femme ou tes filles. Ton chirurgien est peut-être une incompétente, au moins au niveau relationnel, mais si ç’avait été un homme qui avait raté la première intervention, tu n’aurais pas spécialement demandé à être réopéré par une femme. Le fait que ton esprit fasse un rapprochement entre son sexe et son niveau de compétence est une marque de sexisme (conditionné ?). Et d’ailleurs, si tu es sexiste, ça expliquerait peut-être pourquoi elle n’a pas tenu à rester discuter plus longuement.
http://lesfessesdelacremiere.wordpress.com

Quand on sait qui on est en réalité, on est obligé d’admettre que l’autre est aussi un humain divin capable du meilleur comme du pire. 
Tant qu’on diabolise quelqu’un il sera sur la défensive et c’est son ego qui dictera son comportement. 
La violence appelle la violence et ça n’est pas en désignant l’autre comme un être inférieur qu’on deviendra plus sage, mature.

Il y a quelque chose de très primaire dans le fait de rejeter l’autre sous prétexte qu’il est différent, qu’il ne s’habille pas comme nous, qu’il n’élève pas ses enfants comme on le voudrait, qu'il mange autre chose que nous... 
Le concept même de famille au niveau spirituel est un cadre qui permet de développer l’amour inconditionnel mais malheureusement, il a tendance à enfermer les gens dans des rôles. 
En se libérant des personnages fictifs construits par l’ego, par les peurs, l’être divin que nous sommes se manifeste et sa lumière nous enseigne les vérités universelles, la notion d’humanité Une, de liberté d’être, de fraternité, d’égalité.

Et au pire, si on considère l’autre comme immature, lui donner l’occasion de dire ce qu’il pense dans le respect mutuel, ne peut que le faire grandir, l’amener à penser avec le cœur plutôt que de l’enfermer dans une posture défensive, dans son mental egotique apeuré. 

L’introspection amène à voir que nous avons aussi des parts immatures, ignorantes et que ça n’est qu’en étant à l’écoute de l’enfant intérieur, en cessant de le nier, que celui-ci peut être éduqué et nous livrer ses qualités intrinsèques.   


Vous pouvez diffuser ce texte à condition d’en respecter l’intégralité, de ne rien modifier (sauf correction des fautes d'orthographe), de citer l’auteur : Lydia Féliz, ainsi que la source : http://lydiouze.blogspot.fr  et ces trois lignes. Merci 

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