jeudi 12 septembre 2013

"Le savoir être" par Yann Thibaud




Voici un extrait du livre de Yann Thibaud :
« L’Éveil de l’humanité »
vers une nouvelle spiritualité
Chapitre 21
Avant de penser, de parler ou de faire, nous sommes, inlassablement, inexorablement, éternellement.
Avant d’être jeune, vieux, riche, pauvre, homme, femme, blanc, noir, nous sommes, magnifiquement, merveilleusement, miraculeusement.
 

De toute éternité et quoique nous fassions, nous sommes. Il s’agit juste d’en prendre conscience.

Être ou paraître, prétendre, pérorer, frimer, jouer un rôle ou un personnage, faire le beau, le malin, l’important ou l’intéressant, être ou avoir, accumuler, amasser, thésauriser, collectionner, avaler, consommer, se gaver, gaspiller, dilapider, exploiter, exterminer, détruire, être ou s’agiter, se stresser, s’angoisser, se culpabiliser, se mettre la pression, se fuir, se nier, se disperser, se déprécier, se haïr, se détruire, là est effectivement toute la question.
 

Nous avons le choix, à tout instant, de nous livrer à des comportements superficiels, artificiels et vains, ou de nous tourner vers l’intérieur, d’explorer les territoires de l’Éveil et d’apprendre enfin à être.


Être, c’est vivre, vibrer, ressentir, aimer, donner, partager, s’ouvrir, communiquer, se lâcher, s’abandonner, se trouver, connaître, comprendre, rayonner, enseigner, créer…
Être, c’est prendre le chemin de la liberté.
Être ne sert à rien, mais conduit à tout.
Être est le plaisir source de tous les plaisirs.
Être, c’est appréhender le mystère.
Être, c’est abandonner les masques, déguisements, mensonges, rôles et rituels.
Être, c’est quitter le connu, le prévu, le certain.
Être, c’est renoncer à prétendre, prouver, paraître.
Être, c’est cesser de croire et commencer à croître.
Être, c’est reconnaître que l’on est.
Être, c’est fusionner avec l’onde de vie.
Être, c’est savoir sans avoir appris.
Être, c’est apprendre sans chercher à savoir.


Être implique de se donner du temps pour cela, de décélérer, de ralentir le rythme, comme le préconisent avec raison les objecteurs de croissance, de se simplifier la vie et de se libérer de tous les faux devoirs ou impératifs, qui ne font qu’encombrer inutilement notre existence et notre esprit.
 

Être amène également un autre rapport à l’espace, et conduit à se poser et se recentrer sur l’essentiel, l’important, le vrai, le réel et l’utile.
Pourquoi posséder une cinquantaine de vestes, de robes ou de paires de chaussures, lorsqu’une dizaine suffirait ?
Pourquoi construire une maison immense et démesurée, lorsque l’on n’en utilisera effectivement qu’une petite partie ?
Pourquoi parcourir des millions de kilomètres, si ce n’est pour fuir la vacuité de sa vie ?


Être produit ainsi une révolution comportementale : dès lors que l’on prend le temps de réfléchir avant d’agir, on cesse de faire n’importe quoi ; à partir du moment où l’on s’ouvre à son cœur et à ses sentiments, on traitera autrui avec respect, écoute, bonté et bienveillance ; et si l’on prend plaisir à être avec soi, alors on amènera partout où l’on ira, la même qualité d’être, de présence et de joie.
 

Être, exister, émaner, c’est acquérir de l’épaisseur, de l’ampleur de vue et de la profondeur.
C’est là un processus qui se produit naturellement avec le temps, l’expérience et la sagesse qui en découle… dans le meilleur des cas ; car tout dépend de l’orientation que l’on aura donné à sa vie, de l’emploi que l’on aura fait de son temps.
Aussi est-il possible de favoriser et accélérer cette mutation ou maturation intérieure, d’acquérir, jeune encore, l’expérience des sages, et de s’éveiller à cette conscience pérenne qui transcende le temps.


Être, c’est ainsi élargir sa conscience, ouvrir son esprit, développer l’intériorité et apprécier ce qui advient, c’est-à-dire les qualités et aptitudes mêmes, qui rendent la vie belle, riche, fascinante et heureuse.
 

Dans notre monde matérialiste, nous avons appris à nous focaliser uniquement sur l’extérieur, à être actifs du matin au soir, à n’avoir aucune seconde de répit et à passer notre vie entière, sans jamais nous interroger sur son sens ou sa valeur.
 

Parallèlement, les facultés liées à l’intériorité, l’imaginaire, la contemplation, l’intuition, l’inspiration et la connaissance mystique, ont été systématiquement dévalorisées, ridiculisées et considérées comme de vieux vestiges inutiles et sans valeur.
 

Il nous faut donc reconquérir l’espace intérieur, mettre autant d’application à le parcourir que nous en avons d’abord mis à le déserter, devenir des acrobates, jongleurs,  danseurs, poètes et virtuoses de l’être, de l’Éveil, du bonheur et de la conscience.




Voici quelques suggestions, en vue d’élaborer et pratiquer l’art ou la science de l’être, fondement ou origine d’une culture de l’Éveil :
  • tout d’abord, se simplifier la vie, dégager du temps libre, cesser d’accumuler les objets, les activités, les responsabilités, les obligations et les occupations ; faire moins mais mieux ; ne plus se stresser, se dépêcher ou se forcer.
  • s’organiser pour une vie plus lente, plus tranquille, plus paresseuse et plus sensuelle ; diminuer le travail, les soucis, les dépenses et les transports (par exemple travailler près de chez soi ou habiter là où l’on travaille). Se consacrer à ce qui est important.
  • suivre son inspiration ; vivre sans règle, sans discipline et sans tabou ; réfléchir, ressentir, s’adapter et improviser.
  • devenir un jouisseur ou un artiste du présent ; aimer ce que l’on fait et faire ce que l’on aime ; oser s’arrêter, réfléchir, écouter, regarder, ressentir ; et surtout ne rien faire, prêter attention au spectacle du monde et de soi.
  • profiter de toutes les occasions pour se détendre ; laisser le corps se déployer à sa convenance ; oser l’aventure de la spontanéité ; prendre plaisir à se reposer ; se réjouir du prodigieux miracle d’exister.
  • appliquer la science de l’être aux relations : pour cela, prendre le temps de ressentir ce que l’on éprouve en compagnie d’autrui ; laisser l’autre parler ; savourer sa présence et les sentiments qu’elle suscite ; dire ce qui est utile et sera bénéfique.
  • accepter tout ce que l’on découvre en soi ; cesser de distinguer ce que l’on aime et ce que l’on n’aime pas. Notre ombre est notre trésor, pour autant qu’on la laisse se libérer, se guérir et se transformer.
  • ne plus avoir peur de sa lumière ; faire l’expérience de sa beauté et de sa puissance; oser incarner et exprimer l’absolu, l’infini, la divinité, l’inexprimable.  


Yann Thibaud - L'Écologie intérieure 3/3 (L'Éveil de l'humanité)




Vous pouvez trouver d'autres extraits de la trilogie de Yann Thibaud, sur son site, "écologie intérieure", ou ces livres sont à la vente: http://ecologieinterieure.org
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C'est vraiment évident, à la portée d'un enfant qui l'applique sans même en être conscient.
Ce qui est magnifique et rend la vie belle, c'est d'être un adulte qui choisit d'agir ainsi, en conscience. 

Accueillir l'enfant blessé en soi, c'est accueillir la vie, l'être, l'âme, le divin, retrouver son intégrité, son pouvoir et sa capacité d'aimer, de jouir de la vie, de chaque instant. 

Cet enfant porte l'innocence, la spontanéité, la fraicheur la créativité, la joie naturelle, la simplicité, la gratitude, l'amour inconditionnel...

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