vendredi 9 août 2013

Calme-toi mon corps mental!





Jeudi soir
La soirée est vraiment étrange ! Pas un insecte volant, pas une mouche, pas un oiseau ! Le silence extérieur est presque morbide. Je ne sais pas s’il y a un programme exceptionnel à la téloche mais c’est le calme plat. Je ne vais pas m’en plaindre, ça change cependant, le fait qu’il n’y ait pas les habituels moustiques et les mouches n’est pas très normal. L’air est suffoquant pourtant, il ne fait pas trop chaud, ça vient par bouffées. Peut-être le Siroco. Il y avait bien longtemps que je n’avais pas eu des idées sombres, une sensation de vide intérieur. J’ai l’impression d’être paumée. Je n’ai pas eu ma dose de jardin quotidienne. J’y suis allée ce soir mais je n’ai pas eu le courage de cueillir les fraises. J’ai dû aller m’allonger deux fois dans l’après midi pour répondre à l’appel de mon corps physique fatigué alors que je n’ai pas fait grand-chose. J’ai beaucoup de mal à contacter mes émotions et je finis par m’endormir quand j’essaie. Espérons que demain sera plus joyeux et vivant !
Vendredi matin
Encore une nuit difficile réveillée à plusieurs reprises par la chaleur moite et les piqûres de moustiques. L’impression depuis deux nuit, que je bataille avec je ne sais quoi, est latente. C’est chiant de percevoir des choses par le ressenti sans avoir d’image nette à part celle où je me vois avec une autre personne moitié moins grande que moi, à qui je dis par télépathie, mon dégoût de la bêtise humaine. Ma curiosité m’a poussée à lire quelques textes à propos des Atlantes mais je préfère trouver les réponses de l’intérieur. J’opte pour la patience sachant que ce qui est révélé doit être utile à l’incarnation actuelle et qu’il est nécessaire que je puisse l’entendre et l’intégrer. Je me contente de continuer les séances d’EFT et d’axer ma recherche sur ce que je suis présentement. La connaissance du masculin sacré, me semble la priorité. Avoir une idée claire et juste de cette énergie afin de l’accueillir honorablement en moi pour qu’elle danse avec le féminin intérieur, me semble beaucoup plus approprié.


Le mental est avide de savoir mais celui-ci peut être une occasion de trébucher, de reculer sur le chemin d’éveil que je me suis proposée de suivre avant toutes choses, à partir du cœur, du ressenti. Vouloir à tout prix connaître, éloigne de son centre et de l’humanité. Même si très souvent, je me sens totalement étrangère, en décalage avec mon entourage, je suis incarnée sous la forme d’une femme afin de comprendre par l’intérieur, ce que c’est que d’être un humain divin et surtout afin de trouver ma souveraineté, ma complétude.
Calme toi mon mental, le propos n’est pas de se sentir encore plus différent mais de trouver ce qui nous relie aux autres. C’est à partir du cœur que je peux le sentir, en trouvant ma propre essence, en alignant tout ce que je suis afin d’être l’unité. Tu m’embarques dans des chemins de traverse qui ne sont d’aucune utilité. As-tu encore besoin de te sentir au-delà de la masse ? De justifier tes différences dans un passé extraordinaire que tu ne peux appréhender en totalité ? Nous nous sommes fixé des limites afin d’être pleinement immergé dans cette incarnation, le propos n’est pas de quitter cette sphère mais de l’habiter pleinement afin de laisser la lumière émerger et rayonner à partir du cœur. Les réminiscences sont là pour être libérées et il n’est pas nécessaire de savoir le pourquoi du comment, pour ce faire. La seule chose appropriée, c’est de libérer la charge émotionnelle qui accompagne ces sensations. Nous sommes suffisamment étranges aux yeux extérieurs et même à nos propres yeux, dans la découverte de notre multidimensionalité, pour ajouter à la confusion. Nous savons depuis longtemps que seule l’intelligence du cœur  permet de s’élever. Vouloir le faire par l’esprit seul est très risqué et c’est en ce sens que l’image du passé revient à notre mémoire. N’oublie pas que tout ce qui divise nous maintient dans l’obscurité. Nous connaissons le processus de guérison et même s’il peut paraître simple et s’il ne nourrit pas tes fantasmes de grandeur, il est néanmoins efficace. Les chakras à guérir en premier lieu, sont ceux du bas qui ont trop souffert de négligence. Le cœur ne triche pas, il ne cherche pas le pouvoir, il englobe tout et c’est en ajustant tout ce que nous sommes à sa fréquence, que nous pouvons embrasser tout notre être, réaliser la croix intérieure, trouver l’axe qui nous permet en y étant ancré, de voyager dans toutes les dimensions de l’être. Laisse toi donc guider en douceur et si nous devons nous réconcilier avec un peuple, la planète, c’est au travers de notre humanité, en aimant tout ce que nous sommes que nous pourrons le faire. 

Libère les croyances négatives à propos de la chair, de la matérialité, tout ce qui te semble petit, inférieur est la base de cette expérience, l’assise. C’est en guérissant les traumas, que ces centres retrouveront leur plein potentiel et en les unifiant aux chakras du haut que nous trouverons la complétude de l‘être. Je te le rappelle, les mémoires remontent afin d’être libérées. Il n’importe pas de comprendre leur sens, le détail de cette histoire mais de faire confiance au processus de guérison par la libération des émotions liées à ces mémoires. 
Puisque cette vie contient toutes les situations nécessaires à notre intégration et notre élévation, inutile de fouiller dans le passé. Je comprends que ça puisse t’intéresser mais ça nous éloigne de la réalité du moment présent qui seul compte. 
Place ta curiosité dans l’écoute du cœur, du ressenti, la focalisation des énergies cristallisées, bloquées. Là tu es un partenaire efficace et très utile. C’est par la simplicité que nous pouvons trouver notre puissance divine qui n’est autre que le pouvoir d’aimer sans conditions. En commençant par nous-mêmes, en accueillant toutes ces parts sombres, parce qu’occultées, et en y projetant la lumière de notre conscience, nous retrouverons la complétude.
Une petite séance d’accueil des émotions m’a montrée que ça coinçait encore au niveau du plexus solaire et de la gorge. Des pleurs sortent avec peine et je me contente de respirer, de détendre partout où ça crispe. Mon corps mental s’est très bien comporté, observant la façon de respirer, sans trop intervenir. Une sensation de faim se manifeste et c’est rassurant puisque depuis quelques jours, l’appétit n’est plus là. Je vais continuer de limiter mes recherches au masculin sacré, voir comment l'énergie se situe en moi, ce qu’elle peut m’apprendre d’elle-même.
Je vais aller cueillir les fraises et quelques framboises. La deuxième récolte arrive à maturité. Quand ça va donner, il va y avoir une grosse quantité. J’associe cette abondance avec le fait d’accepter avec joie et reconnaissance, le plaisir dans ma vie. L’acceptation de l’abondance de ce que mère nature veut offrir, l’acceptation de l’incarnation, de la chair...Même si c’est peu, c’est déjà beaucoup ! J’y vois la libération des croyances de pauvreté, de sacrifice à la communauté, de mérite, de récompense, du besoin de forcer, de faire des efforts pour obtenir quelque chose alors qu’il suffit d’ouvrir son cœur à l’amour, à notre véritable essence pour que tout suive et se manifeste facilement et abondamment.  


La chaleur commence à envahir l’espace et me pousse à accélérer mon rythme. Je n’aime pas devoir courir et ça me demande de faire des choix. C’est toujours un problème et revenir à l’essentiel est important. Dans ces cas là, je fais selon l‘urgence de façon à satisfaire l’ensemble de mes corps. Bien que le mental se positionne toujours en première place, j’apprends à écouter la petite voix du corps physique avant qu’une douleur ou un choc ne m’oblige à penser à lui en premier. La majeure partie de mon temps est dédiée au mental. Il faut que je me focalise sur une partie du corps pour en avoir conscience et même là, ça n’est pas évident de ressentir vraiment ce qui se passe en dedans. C’est un exercice qui me demande beaucoup de concentration. 
Depuis l’enfance, j’ai appris à me réfugier dans mon monde imaginaire, dans mes pensées et j’ai agi en fonction de l’état qu’elles suscitaient. C’est seulement depuis que je m’intéresse au dieu intérieur que je perçois mon corps physique différemment. Le fait de savoir qu’il a une conscience, qu’il existe indépendamment de ma volonté, m’a aidé énormément à le considérer autrement que comme un outil, un poids à subir. Pendant très longtemps, je cherchais le moyen de m’en évader par les drogues, le fait de ne pas manger. Maintenant, j’apprends à l’aimer, à le traiter avec douceur et tendresse. Même s’il m’arrive encore de le critiquer, je le fais avec humour et reviens vite à la raison en pensant à sa patience, sa force et sa constance malgré tous mes efforts pour le faire disparaître. Cette nouvelle approche a préparé le terrain pour appréhender le monde émotionnel sous un angle déjà dépourvu de peurs et avec une curiosité enfantine. Il est clair que c’est le fait de savoir que je suis avant toute chose, un être de lumière et d’amour dont la puissance réside en la sagesse et la capacité d’embrasser tout ce qui est avec l’amour d’un père mère idéal, que je peux me lancer dans cette découverte. Je ne me fixe pas d’objectif quand j’essaie de laisser une émotion s’exprimer totalement. Je ne force, ni n’attends rien, j’apprends juste à être à l’écoute, à ressentir où ça coince, à localiser les crispations. Evidemment le fait d’avoir senti mon essence divine lors de la deuxième exploration, m’a bien motivé à continuer mais je ne cherche pas forcément à trouver à nouveau ce senti. Déjà, d’arriver à penser à me poser, à respirer calmement et à ressentir, constitue un exploit tant c’est à l’opposé de ce que j’ai toujours fait. 


Déjà 11h30 ! Je suis debout depuis cinq heures et le temps passé au jardin a filé trop vite. Je ne suis pas mécontente d’avoir retrouvé le sourire naturellement, sans chercher à focaliser mon attention sur quelque chose de positif. C’est sûr que le jardin, la connexion consciente avec la terre mère, est quelque chose d’extraordinairement revigorant qui me recentre facilement. Le simple fait d’admirer la beauté des plantes, des fleurs, d’en prendre soin, me plonge au cœur de ma vraie nature. Merci la vie pour ce petit bout de terre qui est un espace de paix, de beauté, de joie, l’expression de la vie dans ce qu’elle a de plus magnifique, agréable, un lieu de créativité qui donne sens à cette incarnation. J’ai vraiment la sensation de guérir en profondeur dans cette relation privilégié et si intime avec la terre mère. Comme si les erreurs passées s’effaçaient par magie.
La fatigue se pointe à l’horizon ! Une petite sieste me fera le plus grand bien en espérant que les voisins ne soient pas aussi bruyants qu’hier ! C’est marrant comment ça me dérange de moins en moins. Il y a quelques temps, je gueulais puis après je râlais et je me suis rendue compte que ça résonnait littéralement en moi, créant un genre de ressenti, une vibration de mon corps physique. Comme si les bruits cognaient mon aura. Maintenant, je me recentre encore plus et même le mental n’y prête plus trop attention.

Photos de ma confection que vous pouvez utiliser à condition d'en citer la source: http://lydiouze.blogspot.fr

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