samedi 13 juillet 2013

J’enterre la hache de guerre !





Ce matin, à nouveau, la sensation d’être laissée à moi-même m’a envahit. 
Puis, en allumant l’ordi, je me suis rendue compte que ce week-end, c’était le 14 juillet ! Bien souvent, j’ai vécu cette date anniversaire d’une période spéciale de l’histoire, de façon chaotique et désagréable. 
Un sentiment d’être partagée entre trouver sa souveraineté et accepter ce qui est. En fait, les deux doivent pouvoir être compatible. 
Dans un premier temps, dans toute situation, éviter de réagir sous l’émotion et voir ce que la situation me montre puis me positionner hors du schéma victime/bourreau/sauveur, en ayant un comportement neutre qui aille dans le sens du respect de soi. 

Pour le moment, ma tac-tic, c’est de revenir à ma foi d'humain divin créateur de ce que je vis et donc de me centrer sur le plus important, accepter ce que la situation me renvoie. Si je suis face à quelqu’un qui joue la victime, plutôt que d’amplifier son sentiment en jouant son jeu, une partie de moi est douce avec elle parce que je sais qu’elle se "croit" victime. 

Je lui parle cependant de son pouvoir de choisir de sortir de ce rôle. En lui montrant qu’elle n’est pas obligée de subir ou qu’elle peut voir les choses du côté positif. En même temps, j’accueille la victime intérieure et la console. Quand je suis face à une victime qui devient bourreau, je l’évite physiquement, je ne culpabilise pas de m’écarter, de ne pas arriver à pardonner ou à voir en elle un miroir divin et console la victime intérieure.


Pour revenir aux énergies de révolte, depuis l’enfance, je sais que la rébellion n’est pas la solution. Maintenant, j’en suis convaincue par la raison et l'expérience mais si ce sentiment monte en moi, plutôt que de le refouler, de le rejeter, je l’embrasse. Je sais qu’en moi, de nombreuses voix venues de vies passées, de mes différents corps, prennent tour à tour la parole et les laisser s’exprimer sans m’identifier à l’une d’elle en particulier, pas même à celle qui voudrait participer à l’élévation planétaire, est le seul positionnement qui me semble juste.
Même si je voudrais que mon âme exprime clairement ce que j’ai à faire dans des situations données, je sais d’un autre côté que c’est à moi de faire des choix puisque ma personnalité humaine est celle qui est en contact avec l’extérieur. 
Elle est l’intermédiaire entre mon monde intérieur et les autres. 
Elle est la part active même si mon âme me guide en permanence malgré que parfois j’en doute. Continuer de suivre sa guidance sans raisonner, sans utiliser son discernement serait encore se déresponsabiliser. Ma souveraineté ne serait pas et de plus elle serait très aléatoire. Il s’agit d’unifier tout ce que je suis, d’associer le cœur et l’ego, et d’être dans le juste milieu. 

Alors en ce moment, pas de précipitation, pas de choix à faire pour l'avenir. Juste libérer ce qui doit l’être avant d’agir, de se positionner. 
Le passé nous montre combien la révolution, le fait de réagir avec violence, n’a absolument pas sorti l’humain de l’injustice et des manipulations. L’histoire est remplie de drames nés de décisions prises dans l’émotion. Les lynchages, les lois pour la peine de mort, pour l’autorisation des ventes d’armes...ont été adoptées quand un événement sortait la foule de son centre, de son raisonnement logique et juste. Les mouvements de panique engendrent le chaos et la destruction. Au niveau individuel, c’est la même chose.
Dans ces moments de doute où de sensation de vide intérieur, de silence, l’observation reste l’attitude la plus sage. 

A ce propos, j’ai pu constater hier, qu’à un même événement, j’ai réagi de façon beaucoup plus neutre que l’année dernière à la même époque. Un chien est tombé dans le canal, exactement comme l’été dernier. Le problème, c’est que les murets de celui-ci sont hauts et les chiens qui s’y jettent pour se rafraichir se trouvent piégés. En sortant la chienne, j’ai entendu des aboiements bizarres qui m’ont poussée à regarder vers le canal. 

Un voisin était auprès du chien qui tentait de sortir du canal. J’ai couru par instinct et nous avons pu le sortir de l’eau en associant nos forces et surtout en respirant calmement avant de prendre le chien sous les pattes avant. Il grognait de peur et c’est ce qui avait empêché le voisin de l’approcher. Comme je n’ai pas peur des chiens et que je sais que leur instinct les fait réagir à la peur en mordant, j’ai respiré calmement, appelé la paix intérieur à s’installer et demandé au voisin d’avoir confiance.




Les humains aussi réagissent de cette façon quand la peur les envahit. Nous avons été soulagé de le voir sorti de l’eau en quelques secondes. J’ai pu constater les immenses progrès que j’ai faits depuis l’année dernière où j’avais été totalement paniqué et j'avais appelé les pompiers, d’autres voisins en tremblant de tout mon corps. Le chien était un bon gros labrador tout à fait docile mais ma peur l’avait emporté. Il a fallu s’y mettre à trois pour le sortir avec peine. 

Le canal est si dangereux et le courant si violent que même un humain qui y tomberait ne serait pas sûr de s’en sortir. En plus, ce canal débouche dans l’usine à papier, sur la broyeuse ! Bonjour le scénario catastrophe. Si le mental s’y met, la panique par anticipation peut faire échouer toute tentative de sauvetage. Je peux voir comment je gère mieux les émotions et aussi comment j’ai relaté cette aventure. Je suis encore épatée par le sang froid dont j’ai fait preuve. L’application des techniques de respiration pour calmer l’intérieur, même dans l’espace de quelques secondes, a montré son efficacité. De plus, je n’ai pas eu le sentiment de faire une bonne action, contrairement au voisin !

L’année dernière, je racontais à tout le monde ce qui s’était passé et même la non réaction d’une voisine qui se vante d’aimer les animaux et qui pourtant s’est contentée de regarder la scène du haut de son balcon ! Chacun a pu montrer une part intime de lui-même, que ce genre de situation d’urgence révèle. L’équipe de "sauvetage" était constituée de personnes au passé de victime qui naturellement sont portées à être en empathie. Le fait de classer chacun d’un côté ou de l’autre, les bons et les sans cœur, ne m’est pas venu à l’esprit, cette fois-ci. Je n’en ai parlé à personnes, je n’y ai pas repensé avant ce matin. Moi qui me plaignais de tourner en rond, je peux voir l’immense progrès que j’ai fait en l’espace d’un an ! 

C’est motivant pour continuer à libérer la victime, le bourreau et le sauveur, à gérer les émotions et à entrer de plein pied dans la neutralité.
Ce matin, j’ai prévu d’aller chercher l’enregistreur que j’ai commandé pour faire des vidéos avec des chants d’oiseau. Je prépare des outils de soutien visuel et sonore que je proposerai à la vente. L’idée d'offrir un conseil en matière de spiritualité et de bien-être ne me quitte pas mais j’ai encore un grand tri à faire avant de pouvoir être utile. Notamment la confiance en soi, l’assurance de ne pas risquer d’induire en erreur, le besoin de libérer certaines illusions, certaines peurs...Il y a encore de l’ouvrage. Néanmoins, les petits progrès maintiennent ce désir vivant et la nécessité de ne pas se précipiter demande de la confiance en soi et en sa guidance. La phase de guérison est encore nécessaire et le reconnaître, c’est déjà favoriser le processus. 
L’authenticité et l’honnêteté sont des vertus indispensables quand on veut progresser vers plus d’autonomie. 
La souveraineté ne peut s’acquérir par la violence qui reviendrait à nier son pouvoir de création. 
Elle réside dans la capacité à faire le choix conscient de prendre en charge son monde intérieur et demande une écoute attentive des pensées et des émotions qui traversent la personnalité. 

L’âme, nos anges, nos guides peuvent nous inspirer à faire les bons choix mais ils ne peuvent nous ôter le libre arbitre, le choix de nos réactions face à ce qui vient. Nous ne serions pas libres et en mesure d’être autonomes s’ils faisaient tout comme par magie. Chaque aspect de ce qui nous constitue a son rôle à jouer et la recherche d’harmonie, d’unité, favorise la paix qui permet de faire les bons choix dans l’instant. 
Pouah, il est déjà huit heures ! Direction le jardin, arrosage ! 



Si vous souhaitez partager ce texte, merci d’en respecter l’intégralité, l’auteure et la source ; Lydia, du blog : « Journal de bord d’un humain divin comme tout le monde » ou http://lydiouze.blogspot.fr

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