mardi 9 avril 2013

Le renouveau du printemps




Je viens de regarder la deuxième partie de la vidéo que j’ai mise en ligne tout à l’heure, enfin, le lien et comme elle me semble encore prise dans le jeu de la dualité, je ne mets pas le lien. L’appel à se connecter, à créer une communauté, à réunir...me semble être encore à côté de la plaque. Les groupements comportent toujours des risques. Puisque chacun possède un cœur et une conscience lui permettant d’accéder à sa propre vérité, et que nous sommes essentiellement constitués d’énergies, le "rassemblement" devrait tout naturellement se faire au niveau du cœur et de la conscience. On se rejoint par notre conscience, quand on réalise que nous sommes UN. Mais cette expérience ne peut se vivre qu’à l’intérieur de soi-même et la seule chose qui me semble avoir une "utilité", c’est de témoigner, de rendre compte de ce que l’on vit. Tout comme le fait d’informer de ce qui est dans le monde pour enrichir sa compréhension et non pour prendre parti, se situer par rapport au monde mais plus, pour mieux être en soi-même, en son propre centre. 
Par résonance énergétique, la réunification intérieure amène la réunification avec les autres. Il n’y a donc pas à vouloir mais à être et rencontrer.


Vouloir, c’est opposer une résistance à ce qui est. En même temps, chaque instant de notre vie, nous sommes amenés à choisir. Mais le seul choix, c’est j’accueille ou je résiste. Si tout a un sens et que seule notre perspective étroite nous empêche de le comprendre, en acceptant ce qui est, nous nous positionnons en mode "réceptif" et ainsi, notre vision peut s’élargir. Notre perspective qui change nous amène à percevoir comme une révélation, ce qui est, en réalité.
Qu’est ce qui fait le plus obstacle au lâcher prise ? La peur. Voici le lien d'une vidéo où un homme traite le sujet de façon simple mais explicite.

Mr Ramesh : « la peur »

On est toujours pris entre deux "désirs", vouloir comprendre et vouloir être dans le confort. Il est clair que de s’installer dans une croyance apporte un certain confort qui pourrait ressembler à la paix mais en même temps, c’est très limitant, une fois qu’on croit savoir, l’ennui arrive parce qu’on a plus de motivation. Quand on s’accroche à une vérité, quand on s’y attache pour qu’elle devienne une certitude, on est obligé de s’enfermer dans cette réalité et dès lors on n’est plus libre d’explorer. Quand on veut évoluer, comprendre, on est obligé d’aller sur des territoires inconnus. Là, on rencontre nécessairement la peur. Mais si on se dit que c’est "normal", que c’est logique, elle n’a plus à nous happer puisqu’elle est le signe qu’on va découvrir quelque chose. Il faut amplifier la confiance en soi et en sa guidance personnelle. Briser toutes les certitudes afin d’être ouvert à ce qui est nouveau. 
Je n’aurais pas pu accepter l’idée que le mal est aussi lumière, il y a quelques années et pourtant aujourd’hui, ça me semble évident. D’autant que pour accepter que nous sommes UN, il faut être libéré de tout jugement.
Il a fallu que j’intègre le fait que chacun quoi qu’il paraisse, est un humain divin capable d’aimer parce que quand on gratte un peu la surface, on en arrive à ce constat. 
Chacun croit bien faire et avoir raison et c’est là que ça coince, que ça amène le conflit, à vouloir avoir raison à tout prix pour ne pas perdre la face, on perd la notion de l’unité. Et quand on se centre en son cœur, qu’on regarde de ce point de vue, on se rend compte que l’essentiel n’est pas d’avoir raison par rapport aux autres mais d’être en accord avec son profond ressenti.

Une heure au jardin, une petite méditation qui a tourné au roupillon et au rêve presque éveillé. Un rêve de complicité espiègle avec mon dernier partenaire que je revois de temps en temps amicalement. C’était tellement réel que ça m’a laissé un sentiment de bien-être, de liberté, d’épanouissement et d’envie de mordre dans la vie à pleine dents. Je retrouve la même idée que j’avais de la sexualité quand j’avais seize ans. Comme dans la chanson de Brassens "La chasse aux papillons". 
Il y a beaucoup trop de sérieux autour de la sexualité qui devrait être, selon ce que je crois, simple, innocente, une découverte joyeuse. Tout comme le printemps qui exprime la vie en explosion de couleurs de parfums et de formes.

A ce propos je cite quelques lignes extraites du livre de Paméla Kribbe, "Messages de Jeshua", que l’on retrouve aussi dans le texte;
 « sexualité et spiritualité » sur son site, http://jeshua.net/fr

« ...Ce n'est pas un sujet facile. La sexualité s'est chargée de beaucoup de jugements, de peurs et d'émotions. Il n'y a presque plus d'aspects en elle qui soit spontané et évident. Cela revient à dire que l'aspect candide de la sexualité, celui de l'enfant innocent qui explore librement, a été perdu. Vous êtes pleins de peurs et d'émotions quand il s'agit de vous exprimer sexuellement... »

Ce texte est si riche d’enseignements que je vais le publier  en intégralité dans le prochain post.
Pour revenir à mon "rêve", ce qui m’a donné un sentiment de fraîcheur, c’était de le vivre comme un jeu. Rien à voir avec un jeu de séduction, où la femme se dénude comme une marchandise pour bien insister sur le fait qu’elle "vende" son corps et que l’homme qui bave devant elle, devra payer cher ce sacrifice qu’elle consent à faire. 
Non plutôt la nudité sans complexe en apparence et dans l’intention, un désir réciproque à partager, un échange d’énergie de vie, de plaisir et de joie. 
Evidemment, il est nécessaire que le cœur soit de la partie mais là encore, ce qui m’a mise à l’aise c’est que le fait que je connaisse mon ancien partenaire assez intimement intellectuellement, que nous ayons eu des conversations en frère et sœur, nous a donné une capacité à être complice et que l’honnêteté dans la relation amenait une énergie authentique qui ne pouvait laisser de place à la manipulation.
Ce n’était qu’un rêve mais il m’a confirmé l’idée que pour qu’un couple vive des relations épanouies, qu’il vive sous le même toit ou pas, il faut nécessairement que la confiance, la transparence et l’authenticité soit de mise.
Je pense que la femme de son côté doit être claire avec son désir, sans tabous et sans schémas inconscients de volonté de dominance et que l’homme en plus de ses considérations, soit apte à maîtriser son désir.

En ouvrant la boîte mail, j’ai eu la surprise de trouver un courrier d’un lecteur qui me faisait part de son ressenti en toute simplicité et transparence et qui m’a envoyé un texte dont le titre est, la déesse. Je me suis retrouvée dans plusieurs points et le fait d’avoir retrouvé un certain élan de ma jeunesse, dans le côté j’ose être sans complexe, m’a motivée à appeler la personne avec qui j’ai vécu pendant 7 ans qui est dans la même région que moi. Il m’a fallu ramer un peu pour retrouver son numéro de téléphone que je n’avais pas pu sortir de la puce quand j’ai changé de portable. Heureusement que j’ai eu la bonne idée de le noter ! Rien ne remplace le bon vieux stylo ! 
Il est doué en mécanique et très méticuleux. Je n’ai pas voulu l’appeler pour les amortisseurs à changer. Il vit avec une femme depuis un certain temps maintenant et ont une fille ensemble, je ne voulais donc pas les déranger. 
Puis comme le mécano que j’ai contacté depuis bientôt deux mois, ne se manifeste pas, j’ai décidé d’appeler William.
J’étais mal à l’aise dans cette situation parce que je me disais que comme je créé ce que je vis, le fait que ça "traîne" venait de moi puisque mon regard sur les hommes a été faussé par ce que j’ai vécu enfant...et patati et patata. 
Bref, il y a ce que je peux créer et il y a aussi ce que l’autre crée. J’ai envoyé plusieurs messages expliquant honnêtement la situation sans que môsieur ne daigne répondre. Le dernier message date d’aujourd’hui où je lui demande juste de me dire, oui ou non, sur un ton humoristique. 
Il a fallu que je calme ma colère face aux hommes qui se la jouent" sauveur". Comme il a été vexé que je lui dise que je devais partir au moment où il venait pour commander les pièces par Internet, il a dû se vexer. On était convenu qu’il m’appelle avant de passer, ce qu’il n’a pas fait. Il se pointe à midi, ça n’est pas très correct non plus. Bref, face à tant de manque de respect, je me suis dit que je n’avais pas à me rabaisser sous prétexte qu’il "m’aide". Je lui ai dit plusieurs fois que je n’avais pas besoin qu’il me fasse payer moins cher...Beaucoup de gens jouent les "gentils" en arrangeant le prix, en faisant mine d’être ami mais c’est pour mieux dominer ceux qu’ils prétendent aider. Ils font en sorte d’être indispensables; l’homme qui te dépatouille gentiment sauf qu’il faut être à sa disposition, pendu au téléphone pour ne pas rater le moment exceptionnel où ils daignera te joindre et l’accueillir en héros quand il arrive à l'improviste, peu importe si tu es disponible ou pas...Tout ce comportement correspond à l’ancienne énergie.
Avec William, les choses ont été claires et simples, il m’a dit qu’il pouvait le faire bien que c’était chiant et que je devais me débrouiller pour trouver les pièces par Internet. Il bosse toute la semaine et accepte de changer les amortisseurs ce week-end. Je lui ai dit que je lui payerai le temps qu’il y passera, honnêtement même s’il a dit qu’on s’arrangerait. Je sais qu’il ne va pas se la péter et qu’il a suffisamment de respect pour lui-même pour ne pas jouer les héros. 
Je suis contente d'avoir retrouvé la patate et un juste équilibre entre oser sans abuser.

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