Jan Betts |
Depuis
pas mal de temps, et peut-être encore plus après avoir lu : "Anna,
grand-mère de Jésus" et "La voix des Madeleines", j’associe
le saint Graal, à l’utérus féminin. Bien que ça ne soit pas dit précisément, je
le ressens ainsi. Le lieu ou naît la vie, la matrice de l’humanité et comme ce qui est en bas est à l'image de ce qui est en haut... Je me dis
que ce pouvoir de donner la vie ne doit pas être limité à la procréation. Il y
a une puissance immense dans l’énergie sexuelle, un pouvoir divin. Et là, je ne
parle pas de la façon dont le monde l’a compris et vécu depuis des millénaires,
à travers la séduction, qui est l’expression la plus vile de cette puissante
extraordinaire et amène à la manipulation et la dominance. Non, je parle de la
force de création, le pouvoir d’attraction entre le masculin et le féminin.
Nous réprimons énormément notre libido, par honte, par culpabilité. C’est tout
de même hallucinant que la femme un peu partout sur la planète, soit considérée
soit comme une mère respectable qui se sacrifie pour ses enfants, son mari,
soit comme une sainte, vierge, soit carrément comme une salope. Soit victime, soit séductrice, rien entre les deux!
Le Saint Graal, sa symbolique, sa puissance a été remplacée par les églises dont les édifices, leurs clochers, sont une représentation phallique qui imprègne l'inconscient collectif de la main mise, du pouvoir de l'homme sur la femme, de la toute puissance du patriarcat.
Zidani
« Hommage
à Georgette Plana »
Elle est
trop lumineuse, cette femme. Très lucide, elle peint avec finesse et humilité, la réalité de
notre monde. Pas d'accusation, un simple constat. Le fait de regarder toute chose avec du recul permet d'en comprendre le sens et le rire amplifie la distance faisant appel à ce qui en nous, est le plus spontané. Une enseignante du nouveau monde.
Si on
considère que la sexualité, le désir, sont des puissances divines, une femme
qui est en paix avec son désir devrait être considérée comme une femme qui
s’assume totalement. La diabolisation du corps physique a totalement perverti
notre vision de la sexualité.
Quand on
cherche à être spirituel, la plupart du temps, c’est pour s’échapper de la
réalité du monde physique, ne plus se sentir l’esclave de ce qui se vit en nous.
Notre ignorance de la loi d'attraction nous pousse à accuser le monde extérieur de notre malheur alors que c'est notre refus d'assumer tout ce que nous sommes qui en est la cause. Nos émotions nous font peur parce que bien souvent, on ne peut les contrôler,
les maitriser, mais c’est comme tout, ça s’apprend.
L’article
où j’aborde le thème de la sexualité, dans la presse galactique, a été visité
plus de mil fois. Il a été aussi publié sur "Jardin soleil" et sur
le site d’Arcturius. Cependant, les retours sur le blog ont été très peu
nombreux. Ce n’est pas que je cherche à être populaire bien que comme tout le
monde, j’ai un ego qui est content de se sentir exister, mais plus que je me
dis que d’aborder des thèmes essentiels mais tabou, devient urgent et le peu de gens prêts à voir la vérité en face est un peu inquiétant. S’éveiller,
signifie devenir conscient de ce que nous sommes à tous les niveaux. Le
véhicule de notre âme, dans cette expérience terrestre, c’est notre corps
physique. En connaître les "secrets" nous ouvre en grand, la porte
du divin qui nous habite.
Joseph Brentano |
On ne peut appréhender la vérité spirituelle par le
mental. De même qu’il est vrai que le cœur est une porte essentielle, on ne
peut négliger les autres chakras. On ne peut mépriser cette pulsion intérieure
qui est l’expression du divin. L’aspect adulte de la divinité. Guérir l’enfant
intérieur est une étape importante mais nous ne sommes pas uniquement
vulnérabilité, innocence et naïveté. Cette guérison permet de libérer les
vieilles croyances, de nettoyer les mémoires cellulaires, karmiques, de
purifier notre âme afin que le terrain soit neuf, prêt à créer, à donner
naissance au nouveau soi. Au Christ Madeleine intérieur. Même si nous sommes
enfants de Dieu nous sommes venus sur cette terre pour devenir des êtres
complets, des dieux déesses en unifiant les contraires de façon à être entiers,
autonomes, affranchis de tout. La "chute" évoquée dans la bible, était
l’étape nécessaire afin que nous ayons la possibilité d’être comme Dieu, d’accéder
à la connaissance du bien et du mal. L’humain a cru qu’il fallait opposer ces
forces mais ça n’est pas du tout le cas. C’est par l’unification de celles-ci
que nous accédons à qui nous sommes réellement, des êtres d’amour et de
lumière, d’acceptation et de connaissance. On ne peut connaître quelque chose
en le niant. Il faut oser se regarder en face, à l’intérieur pour se connaître
en vérité.
Même si
le fait d’aimer, pour une femme est souvent synonyme de trahison de souffrance
et d’abandon, le refus, la négation ne sont pas des solutions.
Oui, je
sais, je suis la première à dire, plus jamais ça. Mais ça ne veut pas dire que
je me ferme totalement au désir, au contraire. Je ne veux plus de relation de
dominance, bien que je reconnaisse avoir souvent été celle qui est au dessus.
Ce n’est pas de l’amour, c’est de l’abus de pouvoir.
Le nouveau féminin et le
nouveau masculin sont à réinventer. Nous avons à suivre notre cœur mais aussi
notre corps physique, ses impulsions, les écouter et les comprendre. La
différence entre hier et aujourd’hui, c’est que nous pouvons orienter ces
pulsions, nous pouvons les sublimer en faisant monter l’énergie sexuelle jusque
dans notre chakra couronne.
Daniel B. Holeman |
Le boom
de la vente des sex toys est très significatif. Ma première réaction quand j’ai
vu qu’une page entière y était consacrée dans les catalogues de vente par
correspondance, a été de me dire "pouah, c’est dégueulasse" ! Puis
j’y ai vu l’aspect positif; la lumière se diffuse partout et les femmes
commencent à accepter d’avoir du désir. Même si ça n’est pas la meilleure façon
de faire, c’est déjà une progression. Oser laisser s’exprimer tout ce qui est
en soi est un premier pas vers la connaissance de soi, vers l’amour
inconditionnel. Ce n’est pas en se voilant la face qu’on avance. Il va bien
falloir arrêter de négliger cette partie de notre corps, ces fortes pulsions de
vie.
On se moque des pays musulmans qui voilent les femmes mais on ne fait pas
mieux en niant le désir qui est autant chez les femmes que chez les hommes. Ils
sont plus à l’aise avec leur libido parce que celle-ci ne les emprisonne pas.
L’homme peut facilement nier sa paternité tandis que la femme est obligée
d’assumer l’enfant qu’elle porte. La pilule est une révolution extraordinaire
bien qu’elle soit dangereuse comme tout produit issu des labos. Elle a libéré
la femme de la peur d’être enceinte si elle se permettait de vivre ses pulsions
sexuelles. Elle lui donne le pouvoir de choisir quand elle sera mère. C’est un
progrès immense pour toute la société qui permet l’égalité homme femme.
Quand le
désir sexuel s’exprime en soi, on a vite fait d’être mal à l’aise parce que ça
réveille bon nombre de mauvais souvenirs, de vieux traumas. Que ce soit
l’inceste, le viol ou la façon des hommes totalement irrespectueuse envers la
femme, dans la relation sexuelle, bien souvent la mémoire est douloureuse dans
ce domaine. On a toutes vécu une séparation, un rejet, un abandon. Que ce soit
une rupture douloureuse, un amour non réciproque... Le corps physique et plus
particulièrement, le corps émotionnel est en souffrance.
"The return of the divine feminine |
Le fait
de guérir l’enfant intérieur, cette partie de nous qui est la somme de toutes
nos incompréhensions, est capital dans le processus de croissance spirituelle.
Les
libérations des fausses croyances et l’amour inconditionnel pour soi amène à
changer totalement sa vision de ce qui est. Quand on libère la honte, la
culpabilité, on peut laisser monter en soi ses émotions sans craindre d’être
submergé. Quand j’avais du désir sexuel, avant, je le laissais s’exprimer en "draguant" un homme. Puis, même si je ne cherchais pas l’homme de ma vie,
je restais assez frustrée par l’ignorance ou la maladresse des hommes au niveau
sexuel. J’ai vu que j’agissais comme la plupart des mâles, assouvissant mes
pulsions, sans y mettre l’amour. Je reproduisais la manipulation, considérant
l’homme comme un objet et abusant du pouvoir de séduction. Ce n’est pas ça que
je cherchais. Au fur et à mesure de ma progression, j’ai envisagé le couple
autrement me laissant guidée par mon cœur.
Puis je me suis rendue compte que ça
n’était pas non plus ce que je voulais puisqu’au lieu d’être mieux, je me
trouvais prisonnière de l’interdépendance affective et même sexuelle. Quand
j’ai choisi de vivre seule, au moment où j’ai cru en Jésus Christ, je pensais que
l’amour divin effacerait largement la libido et que je pourrais m'en passer. Erreur, le désir ne m’a pas quitté pour autant même si le besoin de
chercher un partenaire n’était plus aussi vif.
En
comprenant que le corps physique est littéralement le temple de l’âme et en
ayant la volonté d’accepter tout ce que je suis sans conditions et tout ce qui
est, les notions de bien et de mal d’où naissent la culpabilité, la honte, le
déni de soi...s'effacent au fur et à mesure et la lumière et l’amour
modifient totalement ma vision de qui je suis et de tout ce qui est. La vision
neutre permet d’appréhender calmement, les choses.
Le désir que j’assouvissais
seule, faute de partenaire, quand il se faisait sentir, me laissait un goût
amer de culpabilité et de honte. Maintenant que je regarde avec amour tout ce
que je suis, je me dis que ce comportement était dû à l’ignorance et cet
instinct animal n’a pas à être réprimé puisque tout a sa raison d’être.
Jamaiquarasta |
Quand
j’éprouve du désir, aujourd’hui, je le laisse s’exprimer et laisse l’énergie
remonter jusqu’en mon cœur. C’est extraordinaire comme cette façon de faire m’a
libérée. Je n’ai pas senti d’extase au niveau du cœur et n’ai pas osé la faire
monter jusqu’à la couronne de peur d’être consumée, mais au moins, je ne suis
plus effrayée par cette sensation et je n’ai plus de besoin à ce niveau là.
Cette énergie
canalisée libère de l’instinct de séduction imprimé fortement dans
l’inconscient et en même temps du sentiment de subir ce qui se vit en moi.
Combien de femmes se sont laissées piégées par cette force réprimée en elles et
se sont retrouvées mère pour avoir simplement voulu assouvir leur désir ?
Toute une vie de sacrifice pour avoir juste voulu répondre à un besoin vital.
Combien de mères se sentent prisonnières de leur rôle, combien d’entre elles nourrissent
inconsciemment de la rancœur pour avoir perdu leur liberté, leur
jeunesse ? Combien entretiennent des relations conflictuelles avec leurs
filles quand celles-ci deviennent femmes ? Combien de femmes maudissent-elles
le fait d’avoir été amoureuses, d’avoir cédé à leur pulsion sexuelle. Même si
elles enrobaient ça dans le rêve du couple romantique, du prince et de la
princesse. Combien de vies gâchées à devoir vivre avec un homme parce qu’on
partage son lit, qu’on lui a donné une descendance ? Pour finalement
divorcer quand les enfants s’en vont. Pas étonnant que les relations de couple
tout comme les relations filiales soient si complexes.
Partagé entre l’amour
et le regret, comment aimer totalement ?
Elena Nelson Reed |
Darpan,
dont j’ai mis quelques vidéos sur ce blog, n’est pas très connu parce qu’il
aborde la spiritualité au travers du quotidien, d’une façon crue et réaliste.
Il n’use pas du langage habituel qui permet à chacun de trouver en la
spiritualité, une échappatoire, qui entretien l’illusion du rêve. Il est
question d’éveil et non de nourrir l’inconscience.
Beaucoup
de gens en quête de spiritualité ne reconnaissent pas le divin en eux parce
qu’ils restent dans l’idée de séparation. Ils se disent que tout ce qui est
spirituel doit être beau, propre, ils séparent le physique de l’esprit. La
réalité est toute autre. Le jugement, le fait de renier son corps, de préférer
ce qui est éthérique est un raisonnement enfantin. La pureté n’est pas la
propreté extérieure. C’est l’authenticité, l’acceptation de tout ce que nous
sommes. Nos émotions sont des messages de l’âme qui mettent en lumière tout ce
qui en nous est incompris, rejeté. Nos pulsions sexuelles sont l’expression de
l’énergie divine de création. C’est la source de vie. Plus j’accepte d’habiter
mon corps physique et plus j’écoute chacun de ses messages et plus la lumière
et l’amour me remplissent.
Mais la lumière, ça n’est pas juste quelque chose de
joli, c’est une énergie qui permet de voir les choses telles qu’elles sont en
vérité. Tout comme l’amour qui n’est pas une sensation de bien être mais une
énergie d’élévation dont le plus grand pouvoir est l’acceptation de tout ce qui
est. Tout est divin, Tout est sacré. Tout a sa raison d’être.
"Anna,
grand-mère de Jésus" et "La voix des Madeleines", de Claire Heartsong, aux
éditions Ariane
Photos légendées trouvées sur:
"The return of the return feminine"
"Art of the feminine"