dimanche 9 juin 2019

« La force révélatrice, libératrice, de l’observation détachée »





31 05 Je continue d’observer les mondes intérieurs et j’ai repris les moments de détente où je laisse parler le mental sans l’interrompre, sans même suivre ou donner du crédit à ce qu'il dit puisque ce qui émerge n’a finalement ni queue ni tête, ça passe du coq à l’âne et même par des chansons de pub ! Des pubs qui datent de plus de quarante ans ! 
Preuve que ce sont des pensées automatiques qui ne m’appartiennent même pas ou qui ont été enregistrées sans même que je m’en rende compte. Ce qui peut être vécu comme une forme de manipulation ou pire de "possession" pour le mental, apparait comme une belle occasion de distinguer l’être véritable : celui qui observe tout ça sans juger.

Depuis quelques jours donc je prends l’habitude de percevoir ce qui se passe dans mon corps quand le stress se manifeste par la colère elle-même née de la peur. La respiration n’est pas située au même endroit quand je suis dans ces moments de stress et d’ailleurs, je me rends compte que je suis presque en apnée. Or le souffle vital nous relie à l’espace de paix intérieur mais on ne peut pas le forcer ou du moins se détendre immédiatement tant qu’on ne laisse pas s’exprimer ce qui demande à sortir. 

Dans ces moments d’écoute intérieure un lâcher prise s’est effectué au niveau du mental émotionnel. Je suppose que c’est l’enfant intérieur qui s’est exprimé et qui a confié au corps physique la raison de cette séparation entre le mental et le corps. C’est quelque chose que je savais en théorie mais dont je n’avais pas conscience à ce point. 
Puis ça s’est présenté sous la forme de mots et d’une espèce d’image symbolique. 
L’enfant que j’étais s’est identifié au mental qu’il a vu comme un refuge et ils ont détesté le corps physique accusé de lâcheté par le mental. Puis le mental s’est senti coupable de ce rejet, de cette détestation puisqu’en grandissant il a changé, il a élargit sa compréhension. 


Toujours en observant sans juger ce qui émergeait, le mental a confié qu’il se sentait coupable d’avoir rejeté le corps physique. Des pleurs sont sortis comme s’ils représentaient une forme de réconciliation entre les trois aspects intérieurs. 
C’est difficile à expliquer et ça n’a aucun intérêt pour vous si ce n’est le fait que cette observation sans jugement permet des ouvertures et une pacification entre les aspects de soi. Le mental a exprimé combien la culpabilité à l’égard du corps physique le fait souffrir. 

Si je dis que c’est le mental qui parle, c’est simplement parce que je peux l’entendre, l’écouter raconter son histoire sans me sentir affectée alors même que des larmes coulent. Il y a plutôt eu un genre de soulagement, un moment de lucidité, une détente profonde tant au niveau psychique que physique.

Le mental peut compliquer considérablement les choses croyant bien faire parce qu’il a pris en charge l’enfant que j’étais en assumant le rôle de sauveur qui consistait à développer toutes sortes de stratégies afin d’isoler l’enfant des souffrances émotionnelles.
Comme ce corps physique ne s’est pas défendu dans l’enfance, il a été considéré comme un traitre ou un ennemi.
Ce conflit a été nourri par l’identification au mental et le besoin de fuir dans les drogues qui me maintenait dans la sphère de l'intellect. Puis avec l’âge, l’expérience, une meilleure compréhension des choses, le mental a compris son ‘erreur’ et la culpabilité est allée grandissante.

Avec du recul, je constate que de l’âge de 16 à 31 ans, je vivais sans culpabilité parce que je ne me jugeais pas, je vivais en cultivant la joie, "au jour le jour", en agissant selon le désir du moment.
Puis la foi en Jésus Christ m’a apporté un soulagement, il s’est passé quelque chose dans mon corps physique, une ouverture de cœur, la rencontre avec des gens qui avaient aussi souffert et qui trouvaient en l’église une forme de réconfort. 
Ce système patriarcal et le soutien d’hommes capables de se mettre à genoux par foi, par conviction, laissant leur orgueil de côté le temps de la prière m’a momentanément réconciliée avec l’homme. Je devrais dire avec l'image que je me faisais de l'homme parce qu'en fait, la relation au père détermine l'idée, l'image qu'on se fait de la totalité des hommes.

Là encore, c’est l’ouverture, l’amour, le fait d’être avec des gens qui partageaient les mêmes valeurs qui a surtout été bénéfique. Le mental s’est senti plus à l’aise avec des gens qui avaient une définition claire du bien et du mal, chose que je n’avais pas connue dans ma famille où le discours était l’extrême opposé des actes.  
Mais j’ai commencé à me juger, à vouloir contrôler ce que je suis, à rejeter certains aspects de moi qui ne collaient pas avec les enseignements du groupe. L’effet lune de miel a été de courte durée parce qu’entre les idées auxquelles je n’adhérais pas et les reproches incessants (autocritique) du fait que je n’arrivais pas à arrêter à nouveau la clope m’ont replongé dans la lutte intérieure. 
Puis j'ai constaté que la perfection n'existait pas non plus chez des personnes qui se disaient spirituelles. Pas plus qu'elle n'existait chez moi mais inconsciemment, je persistais à croire que c'était possible d'être quelqu'un de juste, toujours selon un raisonnement binaire. Et au fond que c'était possible d'être cohérent entre le discours et les actes. 

Avec le recul je constate que l’effet néfaste des drogues se manifeste à partir du moment où on culpabilise. Les symptômes du corps physique amènent à se juger et à culpabiliser. Déjà, les symptômes sont envisagés sous l’angle de la culpabilité par les conditionnements qui font qu’on associe la drogue au plaisir, au plaisir facile en plus, donc à quelque chose de mal. Je suppose que c’est l’image négative qu’on a de soi et des drogues associées au mal qui amènent à culpabiliser et qui vont provoquer une tension interne, une lutte entre ce qu’on voudrait être et ce qui est.

On pense que ce sont nos actes qui impactent le plus le corps physique mais c’est surtout le stress qui l’empêche de réaliser l’homéostasie. C’est la lutte interne qui crée ce stress permanent. Une lutte qui vient de la résistance à ce qui est parce les jugements sont puissants et créent une division interne. 



On retrouve le même principe lorsqu’on croit en un dieu justicier ou lorsqu’on pense que le divin en soi est le "Soi Supérieur" parce que ça amène à lutter contre des aspects de soi. Des aspects qu’on range alors dans la case "inférieur". 
Cette notion de "Soi supérieur" développe davantage l’égocentrisme, le narcissisme parce qu'on pense être légitimité par l'obéissance qu'on accorde au mental contrôlant. 
Il y a un rapport de soumission à une autorité, ou à une part de soi qu'on estime comme supérieure parce qu'elle fait office de juge. Elle définit ce qui est bien et ce qui est mal et nous invite à faire le bien tout en luttant contre ceux qu'elle range dans la case "mal". 
Cela se retrouve à l'extérieur dans la relation des ouailles avec les curés. Ou des patients avec les psychanalystes, des disciples envers les maitres, des militants envers leur chef de parti.

Là encore, peu importe qu’on lutte contre le corps physique, l’inconscient ou l’ego, c’est toujours la vibration intérieure qui prévaut. Et c’est celle de la lutte, de la division, de l'exclusion, de la tension, de l'accusation, du rejet...
Par expérience, je constate que chaque fois que j’ai lâché une addiction c’est la vibration de joie, d’amour, de confiance et l’absence de lutte qui ont été les facteurs déterminants. 
Si c’est si difficile à admettre c’est parce que tout le monde croit que c’est en agissant sur la matière par l’effort qu’on arrive à quelque chose. Et par-dessus tout parce qu’on est dans le contrôle permanent. Toujours à se définir selon ce qui est bien et ce qui est mal. Et parce qu'on s'identifie au mental seulement.

La façon d’être du mental à qui on demande de gérer notre vie, ressemble beaucoup au mode de gouvernement actuel. L’opposition est écartée, diabolisée, la science remplace les valeurs humaines et on lui confie notre vie, la gestion des gouvernements, des populations, de la planète, tout comme celle de nos corps et même celle de nos esprits puisqu’on se laisse convaincre par des arguments qui réveillent notre peur, notre indignation, notre culpabilité.

Le mouvement des gilets jaunes montre bien que la solution n’est ni dans la lutte ni dans le fait de dénoncer les injustices si réelles soient-elles pour le mental. Le vote contestataire a fait un flop et c’était prévisible. On est tellement gavé d’infos qu’on ne retient pas l’essentiel et là encore, on peut voir ce qui se passe en soi. 
Quand on panique, quand on réagit aux injustices, quand on cherche à comprendre ce monde, le mental est en mode survie, il cherche le coupable et on se tourne vers des infos alternatives, on sature notre mental à coup de questions qui trouvent tant de réponses contradictoires qu’on est encore plus confus.

Chaque fois que je panique, et que je me tourne vers l’extérieur pour avoir des réponses au sujet de ce monde, de ses rouages, auprès de gens que j’estime suffisamment lucides et sensés peut-être parce qu’ils me confortent dans ma propre conception des choses, je retombe dans des vibrations basses. Il y a un effet premier plutôt rassurant puis très vite, la sensation de m’égarer ou de m’éparpiller apparait. Avec l'idée que le mental est encore dans les rôles de victime/bourreau/sauveur. Mais je me contente d'observer cela sans juger et sans culpabiliser non plus le mental.

On parle d’augmenter la confiance en soi mais la plupart du temps, on le fait en se comparant à ceux qu’on estime moins intelligents que soi, moins éveillés, moins cultivés. C'est un juteux business que cette mode new-âge qui nous vend très cher des connaissances qui oublient l'essentiel, qui développent les explications au sujet des super-pouvoirs du cerveau, du troisième œil, mais qui ne parle que très rarement des émotions. Sauf en terme de "gestion" qui n'est autre que le contrôle, le refoulement, le déni...
Et même dans le besoin de justice, on accuse les élites qui nous manipulent mais n’est-ce pas là encore le reflet de ce qui se passe à l’intérieur quand le mental contrôle les émotions, les refoule, les manipule ?
D’un côté on lui demande de gérer notre vie, nos émotions et de l’autre on lui reproche de ne pas être assez performant ou de ne pas obtenir un résultat immédiat. Mais le problème ne vient-il pas plutôt du fait qu’on s’identifie à la raison tout en rejetant les autres aspects de soi?

Quand on veut être "du côté du bien" tel qu'on nous le présente en général, on méprise ce qu’on juge inférieur en soi, on se juge, on se critique, on pense que le perfectionnisme c’est le progrès, qu'augmenter ses capacités cérébrales c'est être évolué, on range ça dans les cases « bien ». Et quand on n’a pas conscience que tout se passe en soi, on accuse les autres. 

J’ai lu quelques commentaires relatifs à une vidéo pro-écolo et j’avoue que ça m’a effrayé. Là encore ceux qui se considèrent comme au-dessus de la masse parce qu'ils pensent respecter la planète, accusent et veulent carrément tuer ceux qui ne pensent pas comme eux ! 
C’est toujours de la faute de l’autre, pour les intellos, les nantis, c’est de la faute du beauf, du plouc, pour les partisans du rn, c’est celle des étrangers. Pour les politiciens, c’est à cause de l’union européenne qui décide tout pour nous. Même si c’est une réalité, le fait que la majorité des politiciens veuillent négocier les traités alors que ça ne peut se faire qu’à l’unanimité, montre à la fois le côté belliqueux et mensonger de leurs propos puis l’arrogance qui sous-tend leur discours. 
Toutes ces manipulations à l'extérieur m'invitent à être vigilante à l'intérieur, à observer sans juger, à lâcher prise et à chaque fois je reviens à l'évidence; je ne changerais pas le monde mais je peux choisir d'être davantage présente à ce qui se vit en moi, accueillir les émotions et agir en conséquence.




Au fond, quand j'écoute le mental, ce qui le dérange le plus dans sa vision du monde et les solutions radicales utilisées, c’est la façon dont les élites scientifiques pensent tout résoudre par la science, en épandant leurs produits afin de modifier le monde, la nature humaine, la planète, l'économie, comment ils créent les problèmes pour faire admettre des solutions insensées. 
Cette volonté de tout contrôler, pour toujours plus de profits, de pouvoir, de domination me renvoie systématiquement à accueillir les critiques au sujet des programmes inconscients qui continuent de s'activer en moi et qui induisent ces consommations de médicaments, de clopes. 

Je trouve autant de contradiction, de folie, dans ces stratégies internes que j'en voie chez ces élites qui agissent selon la devise "après moi le déluge" ou comme si le fait de pervertir le sens commun par des excès, des destructions, des perversions, des distorsions, de tout ce qui faisait une forme de cohérence, allait noyer leur propres névroses dans la masse. 
Et ça me ramène invariablement au mental qui continue de vouloir contrôler les émotions. Cette façon de juger ces élites me renvoie à la façon dont le mental tente de lutter contre ce qu'il juge néfaste maintenant: l'inconscient, les stratégies, les conditionnements, les croyances.

Dans un sens, c’est normal que je me sois identifiée au monde mental qui m’offrait le refuge puisque là, personne ne pouvait me toucher, m’influencer. J’étais claire quant à ma vision des choses, je refusais ce monde injuste des adultes et j’ai fait comme font toutes générations, je me suis construite par opposition aux parents, à ce monde qui m’apparaissait comme obsolète, rigide, aliénant. J’avais associé la sphère mentale à la paix, la sécurité et le monde extérieur représentait un danger. Sauf à l’école où je pouvais m’épanouir là encore selon des règles préétablies, selon un cadre rassurant, sans le danger qui existait à la maison et où je pouvais attirer l’attention, la reconnaissance des professeurs en étant dans les meilleures élèves. 
D’un côté, j’ai senti que les bonnes notes à l’école, le fait de m’y distinguer m’apportait la reconnaissance autant celle des profs que celle de ma mère, mais j’y ai trouvé aussi des limites puisque je n’y trouvais pas de réponses aux questions existentielles. Même si la lecture de certains auteurs comme Aldous Huxley me parlait de l’aliénation du monde, d’autres comme Zola, de la réalité de la société, assez vite, je m’y suis ennuyée puisque le besoin de connaitre la vie par l’expérience et le goût de la liberté grandissaient en même temps que mon corps changeait.

Puis j’avais de la compassion pour ceux qui souffraient, de l’admiration pour ceux qui sortaient du cadre habituel mais ça me maintenait toujours dans les rôles de victime, de bourreau et de sauveur. J’avais besoin de grandeur, de rêve, de création, de sortir de ce que je ressentais comme des conditionnements même si je ne savais pas les nommer. L’élan de vie, le désir d’être pleinement, de vivre selon mes propres valeurs, m’ont naturellement amené vers la musique, les drogues puis vers la foi. 
Il y a une similitude entre ces trois voies, c’est le désir de s’élever au-delà de tout, de la chair, des conditionnements, mais en fait ce sont aussi des enfermements. Des moyens de fuir les souffrances, de les oublier, de les transcender. 
Seule la musique m'élevait au-dessus des souffrances sans m'éloigner du corps physique puisque son apport était indispensable tout comme celui du mental et de l'émotionnel. C'est d'ailleurs seulement dans ces moments là que je me passais de drogues sans en souffrir puisque sans émotions, le son était vide. Les trois corps mental, physique et émotionnel étaient en parfaite harmonie. 

Quand je regarde ce qui se passe dans le monde et que j’ose affronter les réactions que ça suscite, je vois clairement l’effet miroir. J’écoute les voix de la culpabilité et de la peur puis peu à peu lorsque les émotions ont été extériorisées, cela me ramène à plus de souplesse envers moi-même mais aussi envers les autres, quels qu’ils soient. 

Le fait de juste observer ramène à la seule solution, faire face à mes propres blessures, aux critiques que les stratégies de fuite, de déni, d’accusation engendrent. Je vois que je suis encore conditionnée par le besoin d’être aimée qui entraine ces stratégies de fuite, de déni et cette autocritique quasi permanente. Puis quelques phrases sonnent comme une évidence. « Ce n’est pas parce que je continue de fumer et de prendre des médicaments que ça fait de moi quelqu’un de mauvais ». 
Je touche là les croyances que j’ai nourries depuis l’enfance où j’ai associé la valeur d’un individu à ce qu’il fait de bien. En gros, soit par la reconnaissance des profs à l’école qui faisait écho aux compliments de ma mère, soit par cette vision binaire qui range dans des cases bien/mal, bon/méchant, il s’agissait toujours de bien faire pour mériter l’amour, la reconnaissance.

La vie m’a montré plus d’une fois que cette vision binaire est non seulement simpliste mais elle engendre des comportements qui créent une énorme tension interne, un besoin de perfectionnisme insensé. Cela crée des tensions, des frustrations autant en soi qu’avec le monde et par effet de résonance, ces tensions se projettent, se matérialisent dans le monde.
Plus on est critique envers soi et plus on dur avec les autres, plus on veut être "quelqu’un de bien" et plus on est exigeant, plus nos incohérences apparaissent à travers l’intolérance envers ceux qui ne pensent pas comme nous ou qu’on juge mauvais.
Plus on revendique le besoin de liberté et plus on la craint, plus on se limite intérieurement, plus on se ferme à son propre ressenti. 
Quand on cherche à comprendre la vie, à toucher "le divin" en soi, on le fait selon notre vision binaire qui associe dieu au bien, au soi supérieur mais on nie la réalité, on cultive la dualité alors même qu'on prétend la transcender. On croit qu’en ayant beaucoup de connaissances ésotériques, on s’élève au-dessus de la matière et en même temps des autres. On voit les dégâts que cela fait en soi (division et rejet de notre nature humaine, émotionnelle, sensible) et comment les gens qui disent avoir des dons pour la plupart, considèrent de très haut ceux qu’ils r-enseignent.

J’observe que je ne fais pas exception à la règle lorsque je suis dans des moments où je laisse les pensées émotions de victime s’exprimer. J’accuse tout le monde de mon mal-être, je me dis que les gens n’ont rien compris, qu’ils ne voient pas les nombreuses manipulations dont ils sont victimes via les médias, les épandages aériens, les comportements des élites, leurs magouilles, leurs discours démagogiques...  

On voit la même chose, le même type de raisonnement chez ces élites qui dirigent en ayant la certitude de savoir mieux que tout le monde parce qu’ils s’appuient sur des connaissances scientifiques, théoriques, mathématiques. Ils se vantaient à une époque d’avoir lu Sade comme pour justifier leurs abus et même Macron qui se targue d’avoir lu Machiavel ! Il l’a si bien lu qu’il en applique la "science".



Le même mécanisme se reproduit à l’infini lorsqu’on s’identifie au mental capable de comprendre des choses que la majorité ne comprend pas. On reproche aux élites de faire partie de loges maçonniques ou d’être rosicrucien…mais la mode new-âge reproduit le même type de pensées et de croyances. On croit qu’on est au-dessus des ignorants lorsqu’on se dit initié, lorsqu’on connait les anges, les archanges, lorsqu’on tire les cartes, lorsqu’on prétend prédire l’avenir, lorsqu’on se dit "travailleurs de lumière", lorsqu’on parle de "sa mission de vie", de "ses origines stellaires"... Mais là encore, on reste identifié au mental en occultant l'émotionnel, l'inconscient. Même quand on prétend aider les autres il y a toujours un rapport dominant/dominé.

Cela s’exprime dans le monde par un radicalisme exacerbé par la peur de l’autre, la peur de la fin du monde qui est sans arrêt mise en avant. Les curés ont obtenu du pouvoir sur les gens pendant des siècles en utilisant la peur et la culpabilité. Les écolos utilisent les mêmes méthodes. Il n’est donc pas étonnant d’entendre des jeunes au discours hystérique contre les mangeurs de viande, les pollueurs ; ces ploucs incultes qui roulent au diesel, qui détruisent la planète par bêtise.
Tout cela sans jamais remettre en question leur propre mode de vie et le caractère dictatorial de leurs arguments qui nient l’intelligence de la nature, celle de l’autre. 
Car enfin, ne plus consommer de viande, c’est nier à la fois l’équilibre de la nature et ses lois qui le permettent. 
Ils reprochent aux multinationales de pourrir la planète mais font la queue pour acheter le dernier Iphone, smartphone, portable, sans se soucier de la façon dont les composants sont prélevés et qui fait ce sale boulot. Est-ce vraiment un signe de progrès que de savoir utiliser des appareils électroniques qui vous conduisent pas à pas pour naviguer sur le web. Des appareils qui utilisent l’énergie nucléaire…dont on enfoui les déchets...

Ils méprisent les anciens pour leur ignorance mais ne connaissent rien à la nature, qu’ils prétendent aimer. Ils ne regardent pas le ciel, mais préfèrent se fier à la météo. Ils achètent des fruits et légumes bios venant de pays très éloignés sans se soucier ni de la taxe carbone ni des cycles de la nature. Juste pour le plaisir de manger des fruits exotiques, cueillis verts, conditionnés dans des frigos et toujours hors saison. Il y a tellement d’incohérence et de contradiction qu’on peut encore observer ce qui se passe en soi. 
Plutôt que d’observer la nature et d’accueillir la douleur interne à la vue d’un animal mort, on criminalise les gens qui mangent de la viande. Là encore, c’est un mépris total pour la nature qui correspond au manque d’authenticité de chacun. 
La nature sait parfaitement maintenir l’équilibre entre les espèces mais notre vision anthropomorphique de tout nous aveugle et nous empêche de prendre en charge les réactions internes. Le corps physique est capable d'homéostasie, d'équilibre, tout comme la nature pourvu qu'on les laisse faire, qu'on leur fasse confiance. 

C’est toujours plus facile d’accuser l’autre de barbarie que d’accueillir la tristesse, la colère, l’indignation. Il n’y a que l’humain pour prétendre qu’un animal est méchant ou même gentil. Là encore, on projette notre jugement sur ce qui est, depuis une vision égotique. 
Le point de vue si radical de la majorité renvoie une fois de plus à la lutte intérieure et ses effets pervers. 
Les problèmes viennent toujours de l’excès mais cette façon de vouloir contrôler la nature, de bétonner à tout va n’est-ce pas le reflet de ce sentiment de supériorité d’un mental conditionné à lutter, à contrôler les émotions, à uniformiser les sensations ? Ce besoin de perfection qui demande de rejeter ce qui n’entre pas dans la case ""supérieur". 
Peut-on vraiment dire qu’on transcende nos peurs, nos aspects instinctifs et primaires quand on nie, quand on rejette, quand on refoule les émotions dites négatives ? 

Observer ce qui se passe en soi révèle les lois universelles par la correspondance entre l'intérieur et l'extérieur. Puis la loi d'attraction, la force de l'amour ou du non jugement qui révèle sa puissance sur la matière tout comme la peur, la culpabilité...


Si vous souhaitez partager ce texte, merci d’en respecter l’intégralité, l’auteure et la source ; Lydia, du blog : « Journal de bord d’un humain divin comme tout le monde » ou http://lydiouze.blogspot.fr

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