vendredi 16 janvier 2015

« Faire la paix en soi »





Alors que chacun tente de comprendre le monde, les rouages du pouvoir, les différentes réactions aux attentats sont diffusées en masse sur la toile. Cette vague de questionnements est l’interprétation mentale des énergies que nous recevons en ce moment. Cette lumière qui nous pousse à nous interroger sur notre véritable nature, est récupérée par l’ego qui tente de saisir le monde qui l’entoure. 

Il fait son travail, ce pour quoi il a été crée, mais nous ne sommes pas uniquement une tête pensante. Nos corps nous parlent au travers des émotions et le divin n’échappe pas à la règle. De tous temps, il communique avec la personnalité au travers des ressentis, des impressions, des idées, des sensations, des émotions et des visions.

Lorsqu’on cesse de vouloir comprendre le monde parce qu’on réalise que nous sommes le monde, on commence à se tourner vers soi avec le plus grand intérêt. On peut voir que tout ce qui est au dehors, reflète les multiples aspects de la personnalité, les autres sont des miroirs et la vie quotidienne manifeste nos désirs les plus puissants.


J’ai été épatée de constater combien ma vision des choses changeait selon mon propre état d’esprit. Pas plus tard qu’hier, j’ai reçu la livraison de bois et le constat était clair. Je pouvais passer d’un état de gratitude à celui de victime, en l’espace de quelques minutes. J’ai pu constater l’effet de l’herbe qui m’aide à lâcher prise au niveau mental et à poser des limites. Bien que j’aie vu que ça me coupe de mon cœur, je sais aussi que j’ai vite fait de me faire avoir, d’être un peu trop spongieuse et de me faire envahir. Comme je ne veux plus agir dans le contrôle, la violence et la division et comme je comprends les limites du mental, je me contente d’observer en étant dans l’accueil de tout ce qui est en moi.

Je me contente de guérir le corps émotionnel afin de libérer le passé, de pouvoir me servir de cet outil efficace en apprenant à le connaitre de l’intérieur, au-delà de tout à priori. 

J’ai compris que chacun des corps est un outil, un logiciel, et qu’ils sont interactifs, inter-reliés et complémentaires, lorsqu'ils sont dirigés depuis le cœur. 
Je distingue mieux la façon de fonctionner de l’ego et du cœur et continue d’aller à la découverte de leur potentiel, à mon rythme, selon ma propre guidance. 
Je sais aussi que pour trouver la paix, revenir au cœur, au présent, être conscient de son corps physique, est la clef.
Je sais surtout que l’amour est une énergie qui circule en soi, depuis son propre cœur, qu’elle est dans l’air, en abondance et que son mouvement libre permet l’épanouissement de la Vie. Ce qui veut dire que je ne peux pas en manquer et que je peux le faire grandir, l'amplifier, m'en remplir et le rayonner. Qu’en sondant mes profondeurs, en libérant la peur, en réalisant ce retour au cœur salvateur, les énergies s’équilibrent et s’alignent à la fréquence de l’amour que je peux alors ressentir. 

L’amour est, de mon point de vue, une combinaison d’énergie qui soutient la vie, qui élève l’humain et permet au divin de se manifester dans la chair, du moins d’être perçu par la personnalité humaine. Au travers de sensations agréables, comme la paix intérieure, celle d’être entier, intègre, unifié, libre et puissant dans la capacité d’aimer vraiment.
Jusqu’à aujourd’hui, le moyen le plus efficace pour sentir ce divin en moi, c’est l’alchimie émotionnelle. Et oui c’est malheureux à dire mais c’est lorsque je suis sortie de ma zone de confort que je peux intégrer, imprimer en moi un chemin de guérison celui qui va du mental au cœur. 
Si je n’étais pas bousculée par mes émotions, la vie, les situations catastrophiques, je n’aurais pas l’idée de venir en mon cœur. Si je n’avais pas la douleur, je ne sentirais pas l’amour en moi. 
Mes croyances sont telles que je n’imagine pas pouvoir sentir l’amour autrement que la notion de punition et de récompense. 
Pourtant, la loi de cause à effet ne s’applique pas à l’amour. 
De même je ne peux pas connaitre les conséquences de mes actes sans en faire l’expérience parfois douloureuses.

Notre cœur en lien direct et permanent avec le divin, la source de toute vie, connait et applique les lois universelles que l’ego interprète au travers de son mode de perception, d’une façon distorsionnée, très limitée et toujours basées sur la notion de bien et de mal. Cependant, en faisant confiance au cœur et en décidant d’agir à partir de celui-ci, on dispose d'un point de vue élargit par les corps unifiés. Une vision globale et neutre dans le sens où il n'y a pas de jugement mais du discernement, de la lucidité.

Le résultat immédiat, c’est la paix en soi. Puis l’amour qui se déverse est ressenti comme une détente, une joie subtile, une assurance, une sensation de sécurité, d’éternité même.
Je constate qu’à chaque fois que je fais la paix avec un aspect intérieur, tout ce que je cherche est là. Tout ce qui me semblait problématique s’avère être un tremplin, une occasion de voir ce qui en moi a besoin d’amour.

Je ne critique plus le fait de recevoir des messages qui m’invitent à m’aimer encore plus. 
Il est vrai que c’est récent, plus d’une fois, je me suis dit : mais c’est quoi s’aimer vraiment ? Qu’est-ce que je peux faire de plus ? Encore !...

Et les réponses sont très simples : traite toi avec douceur, prends soin de ton corps physique, accueille l’enfant intérieur, interroge les personnages intérieurs, dialogue avec tes corps, subtils, plus lumineux, avec tes cellules, tes organes, mais aussi la maladie, la souffrance…
Tout ceci est une façon de prendre conscience de ma multidimensionnalité, et surtout de l’amour qui relie chacun des aspects qui forment ce que je suis. C’est une façon de créer du lien en soi, d’unifier ce qui était dispersé, d’illuminer ce qui était dans l’ombre et de se découvrir en totalité.
Les gestes que j’ajoute, comme le fait de prendre des médicaments, allopathiques ou homéopathiques, amplifient l’intention, par l’alignement des corps qui sont alors à l’unisson. Et c’est la même chose quand je fais du ménage par exemple, si je le fais dans l’élan, dans l’intention de servir mon corps physique, mon confort, d’embellir l’endroit, je peux sentir l’amour en moi et les gestes seront un hymne à l’amour plutôt qu’une corvée rébarbative.

J’ai moins de difficulté à accepter de m’aimer depuis que je considère le corps physique comme une extension de la terre mère, un foyer pour mon âme, généreusement offert par la vie. Et même s’il est périssable, je sais qu’il m’est prêté, qu’il ne m’appartient pas et comme il possède une conscience, c’est un autre moi, une expression dans la matière, une co-création de ma présence divine et de la terre Mère. Tout comme ma personnalité qui se crée par la fusion de l’âme et de la conscience, à partir de mon corps physique, de ses perceptions.
La vie est mouvement et les corps changent, évoluent, se raffinent dans l’inter-action, que ce soit avec mes différents corps ou avec l’extérieur. Chaque fois que je prends conscience de l’amour en moi, ou de son absence, en venant au cœur, en calmant le mental par ce mouvement vers le centre, je peux le sentir. 
Mais comme il n’est pas la conséquence d’une croyance, ou d’une circonstance spéciale, comme il émane du cœur et ne vient pas de l’émotionnel/mental, il peut sembler imperceptible. 
Puis, la peur inconsciente de l’amour, celle qui s’est inscrite en profondeur à chaque expérience amoureuse douloureuse, voile encore sa puissance.

J’ai reçu un coup de fil de mon père hier et je constate que ça n’a pas soulevé d’émotions. Je me suis reprochée d’avoir un ton « maitresse d’école » qui fausse la relation et inverse les rôles, puisque mon père disait ce que je voulais entendre, comme un enfant qui attend d’être validé pour avoir bien répété la leçon. Puis je me suis dit que sa façon d’interpréter les choses et de se situer à mon égard, lui appartiennent. Et finalement, j’ai arrêté de m’interroger puis j’ai dis à l’enfant intérieur que j’étais heureuse qu’il aille mieux, qu'il n'y nait pas eu de sensation désagréable ni de pensées de victime. Ce qui tend à prouver que le passé, le trauma sont libérés.   
Je ne suis même plus à me flatter de lui avoir pardonné ces actes. Cette phrase peut choquer mais il apparait, lorsqu’on regarde depuis le cœur, que le pardon est un acte qui libère mais il y a une forme de condescendance qui me dérange maintenant.

Il est certain que lorsqu’on subit un traumatisme, il n’est pas vécu de la même manière pour la personnalité que pour l’âme. L’âme enregistre les faits et y voit un déclencheur, une occasion de libérer la mémoire cellulaire, un éveilleur de conscience, mais la personnalité a besoin de réparation. 
On ne peut absolument pas ignorer les étapes nécessaires à la reconstruction. Premièrement parce que tout ce qui n’est pas traité dans l’instant est relégué dans l’inconscient et continue de vivre en soi. Puis pour réintégrer, restaurer l’amour en soi, il est indispensable de considérer chaque corps et surtout l’ego, comme un aspect essentiel de l’être. Il faudra libérer les émotions liées au trauma, la mémoire cellulaire, l’inconscient, reconnaitre son statut de victime puis choisir de sortir du triangle émotionnel par le pardon. Puis se pardonner et oser être soi-même, depuis le cœur.

La personnalité a été mon identité, le seul aspect auquel je me sois identifiée par le passé et pour cette raison, c’est une part de moi qui est en souffrance et risque de se sentir exclue, rejetée, par la connaissance du divin en moi.
L’ego m’a amené à rechercher l’amour, l’harmonie, la paix, il m’a donné le meilleur de lui-même et continue à vouloir protéger mes aspects fragiles de tout danger. 
Il me permet d’exister en tant que Lydia, il est un pont entre ma conscience et mon inconscience. Je lui ai tout confié, mes peines, mes peurs, mes révoltes et il a essayé de m’en libérer à sa façon et même si je sais maintenant que ça n’était pas la meilleure manière d’agir, je lui dois d’être ici et maintenant malgré tout.

Maintenant que je sais que mon cœur est l’organe majeur, le carrefour de mes dimensions, mon espace vital sacré, refuge de paix et de sécurité, c’est avec joie que ma personnalité se plait à y aller. La tendance à hiérarchiser s’étiole quand l’amour peut atteindre tous les aspects de l’être et équilibrer les énergies.
Tour à tour, je favorise l’un ou l’autre de mes corps et en général, les besoins du mental passent en premier mais petit à petit, en étant ancrée dans la réalité, celle de la nature, de la Terre et en revenant au cœur quand il y a un conflit intérieur, chacun reprend sa juste place et mon attention n’est plus uniquement focalisée sur ma personnalité. 

Quand on se focalise sur le cœur, on est relié aux corps de façon équilibrée et en suivant ses élans, on agit dans l’unité intérieure puisque depuis le cœur, tous les personnages intérieurs sont apaisés, parlent à l’unisson, d’une même voix. Le geste posé correspondra aux besoins de l’ensemble des corps. 
Ce n’est pas la même chose qui se passe lorsqu’on se situe à partir de l’ego où c’est celui qui crie le plus fort qui sera entendu et honoré.

Alors une fois de plus, mes amis, merci de vous unir, de vous tenir par la main afin de maintenir la paix, de canaliser les énergies de la source père mère, de façon à ce qu’elles puissent circuler librement et qu’elles soient restituées dans leur pureté au travers du cœur, distribuées selon les besoins de chacun de vous. 
Que le masculin et le féminin intérieurs puissent se réconcilier afin de nourrir les besoins de l’enfant.
Je peux constater que le masculin et le féminin en moi s’équilibrent à mesure que je libère les peurs et les croyances qui vont avec. 
Le coup de fil à mon père, la visite d’un ami et les vendeurs de bois, tout me montre que le masculin trouve enfin sa juste place en moi. Et même si je continue de prendre des produits qui tiennent son rôle, peu à peu, la confiance en soi qui nait de l’abandon au cœur, me permet de réaliser le sevrage avec détermination, sans souffrance, sans attentes donc sans peur paralysante. 

C’est extraordinaire de pouvoir libérer la peur et tellement simple !
Il suffit de la reconnaitre, de la regarder avec bienveillance, avec la curiosité d’un enfant pour qu’elle se montre sous son aspect lumineux. C'est-à-dire dans sa polarité opposée ; l’amour qui émane du cœur quand elle y est observée depuis cet espace sacré. 
Puis le cœur les équilibre et ça devient un pur potentiel créatif, un désir, un élan. 


Vous pouvez diffuser ce texte à condition d’en respecter l’intégralité, de ne rien modifier (sauf correction des fautes d'orthographe), de citer l’auteur : Lydia Féliz, ainsi que la source : http://lydiouze.blogspot.fr  et ces trois lignes. Merci 

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