samedi 6 avril 2013

Freine ! Prends conscience de tes priorités et de la valeur de tout ton être. Tony Melendez, vidéo



Jnek
Il va falloir que j’intègre vraiment la notion de priorité dans ma vie. J’avais prévu d’aller en ville pour poster la facture Internet puis à la clinique pour voir Aicha, une voisine, faire quelques courses, acheter des pieds de tomates et des graines de haricots secs qui bien qu’ils provoquent des flatulences, sont un délice. D’ailleurs là encore, ça n’est qu’une question de croyance populaire parce que ceux que je fais pousser sont si tendres qu’ils sont tout à fait digestes. De plus, les flatulences, selon Lise Bourbeau, sont le signe d’une inquiétude provoquée par la peur de manquer de quelque chose. Comme l’heure tourne et que je commençais à devoir courir pour sortir avant la fermeture des magasins, je me suis posée deux minutes pour réfléchir et revoir mon programme.
Ce qui me poussait à courir, c’était la nécessité de poster la facture pour ne pas risquer d’être coupée d’Internet. Je me suis dit que la peur motivait cet élan et que je devais réviser mes priorités, en mettant l’amour de soi en avant.
Qu’est-ce que mon corps physique dit de la situation ? Il est mon plus fidèle allié, le véhicule de mon âme, l’enveloppe sacrée qui supporte mes tâtonnements avec un amour inconditionnel exemplaire. En chacune de ces cellules vibre l’éternité, l’étincelle divine, il est le monde intérieur dont je suis le locataire...

Mes cheveux sont encore mouillés et le soleil timide ne saurait les sécher. Je ne veux plus me priver d’un certain confort par peur de manquer, je reste donc ici et me limite à faire ce qui est urgent, ce qui compte vraiment. 
Pour la facture, j’ai toujours payé en temps et en heure et il n’y a aucune raison pour qu’ils me coupent la ligne pour un retard. Au "pire", ça sera l’occasion de mesurer mon attachement au blog et de déterminer comment je me situe dans cette nouvelle affirmation de soi. 
Mon envie d’aller voir Aicha est peut-être un peu trop motivée par le désir d’aider et même si j’ai voulu y aller de bon cœur, il n’est pas certain que je puisse la soutenir. 
Tout ce que je dis ici bien que ça puisse choquer, est lu par des personnes dont le parcours permet d’être ouvert à ce genre de discours, il n’est pas question d’amener la confusion d’autant que quelqu’un de malade est plongé dans la phase de souffrance qui rend imperméable. De plus le choix de toute âme impose de ne pas intervenir. 
Tant que mon mental ne sera pas associé au cœur, tant qu’ils n’auront pas fusionné, mon côté fonceur pourrait être nuisible. Proposer son aide est une chose mais l’imposer n’est pas approprié, même avec les meilleures intentions.
J’ai donc reprogrammé ma journée en me disant que le fait de vouloir planifier ne laissait aucune place à l’imprévu et montrait mon manque de confiance en la vie et mon besoin de contrôler.  
Pour la facture, c’est réglé, j’ai donné l’enveloppe au facteur, il suffisait d’avoir confiance !
Pour les courses, comme le magasin reste ouvert entre midi et deux, il n’y a pas d’urgence.  Pour les trucs à mettre au jardin, comme le sol est encore imbibé et que je n’ai pas pu préparer le terrain, rien ne presse non plus. La nature est suffisamment intelligente pour s’adapter au temps et le retard actuel sera vite rattrapé par le soleil qui quand il se montre permet la pousse accélérée de toute végétation. 
Là encore, la confiance en la terre mère est de mise. C’est elle qui fait les trois quarts du travail, et même si jusqu’à présent j’y ai mis tout mon cœur et ma conviction d’être en cocréation, j’ai envie de la connaître mieux et d’entrer en communication. En étant relié à mon corps physique en écoutant ce qu’il me dit et en répondant à ses appels, en suivant mon instinct avec encore plus de foi, on devrait pouvoir arriver à de meilleurs résultats tout en rendant notre relation plus intime.
Le fait que je dorme beaucoup en ce moment, enfin plus de six heures par nuit et quelques piquages de nez, en journée, me montre que l’intégration des énergies doit se faire sur tous les plans. Même si le mental est assez vif, le corps physique répond à un autre rythme plus lié au cycle naturel.

Je suis encore titillée par la fuite du chauffe eau dont le chant de la goutte me montre si je suis perméable aux bruits extérieurs et par extension aux énergies. Hier après midi, j’étais tellement dans le lâcher prise que le goute à goute n’a pas perturbé ma relaxation. Par moment je l’entendais mais ça ne me dérangeait pas et parfois, je ne l’entendais carrément plus. Bien que ça puisse paraître un détail insignifiant, c’est un bon moyen de voir la force de focalisation de la pensée.
Dès lors que nous sommes en interaction avec l’extérieur, nous pouvons reconnaître dans nos réactions, ce qui est déséquilibré en nous. Tout devient enseignement, tout permet de mieux se connaître.

Pouah ! Je viens de sortir la chienne et le vent glacial m’a définitivement dissuadée de sortir ! Les courses attendront lundi. J’ai de quoi faire et comme ce qui compte avant tout, c’est le moment présent, je vois la situation comme une invitation à faire travailler mon imagination, à accepter ce qui est en sachant s’y accorder plutôt que de résister. Si je passe ce cap sans broncher et mieux si je retire de la joie de cette occasion de progresser, une marche de plus sera grimpée.
Il n’y a presque plus de croquettes pour la chienne mais comme le voisin assez frimeur avec qui j’ai eu quelques différents, m’a amené des abats cuisinés pour la chienne, je me dis qu’une fois de plus, le "hasard" fait bien les choses et que tout se met en place d’une belle façon.
J’ai l’impression que quelque chose va arriver, je ne sais pas quoi mais tout semble s’orchestrer pour accueillir quelque chose qui pourrait être qualifié de mauvais si on se situe dans la peur. Il semble que tout ce qui est reçu prépare à recevoir encore plus, qu’à chaque fois, tout se met en place pour évoluer.

Avec un peu de recul, je me rends compte qu’il m’a fallu intégrer ma foi au quotidien, apprendre à me centrer, à revenir au cœur en toute circonstance, à établir des moments de connexion à la terre et au ciel, à prendre conscience du divin en toute chose et en chaque être humain, avant de pouvoir accueillir une vision élargie des choses. 
Même si j’étais convaincue que le bien et le mal sont des concepts totalement faux issus d’une vision à partir de l’ego limité, il m’a fallu appliquer cette connaissance à moi-même pour qu’elle devienne une évidence relativement aux autres, à l’extérieur. 
Je ne suis pas encore à l’abri du jugement ou de la critique mais je sens que je m’allège de plus en plus. Le film d’hier soir « conversations avec dieu », m’a ramené au cœur de l’essentiel. Ce dépouillement des choses matérielles évoquées dans le film, m’a fait prendre conscience de l’abondance dont je dispose et m’a remplie de gratitude. Cette pauvreté apparente voulue par mon âme n’est pas une punition mais un appel au détachement qui ramène à ce qui compte le plus, l’amour. 
L’amour de soi qui offre l’autonomie affective et la confiance en soi qui amènent à reconnaître sa souveraineté, son autonomie.
Il semble que l’intégration suivante soit celle de l’unité, de l’UN.
Il est primordial de se reconnaître mais il l’est tout autant de reconnaître que l’autre est égal en tout point. Bien qu’il soit difficile de se reconnaître en toute créature, quand on est transparent, honnête vis-à-vis de soi, on peut comprendre que l’autre est une part de soi. Pour le moment ça reste un concept et j’espère que suffisamment d’êtres humains ouvriront leur cœur pour que nous n’ayons pas à vivre quelque chose de difficile pour en prendre conscience et pour l’intégrer en réalité.

Je veux partager avec vous ce qui suit, un hommage magnifique à la vie, une formidable acceptation de ce qui est qui m’a encore fait couler des larmes de gratitude. Il y a mil façons d’enseigner. Cet homme est un miroir qui ne peut qu’aider à prendre conscience de l’immense valeur de notre corps physique, du pouvoir de création qu’il nous offre à chaque instant.

Tony Melendez




C’est une vidéo que j’avais déjà visionnée mais le fait d’y voir le pape m’avait un peu dérangée. C’est toujours la même chose, les groupes veulent s’approprier des personnes exceptionnelles pour renforcer leur foi, leur crédibilité, leur pouvoir. En religion ou dans la société, c’est pareil. On a vu comment l’initiative de Coluche pour mettre en place les restaus du cœur a été récupérée pour devenir un business. Ce qui devait être une solution d’urgence temporaire est devenue une institution élargissant encore plus le fossé entre les individus. Ceux qui sont pauvres sont renforcés dans leur statut de victime et ceux qui ne le sont pas encore s’accrochent encore plus à leurs avoirs craignant que la roue tourne. Ainsi, on maintien tout le monde dans la peur et la misère.
D’un autre côté, comme en chaque être humain bat un cœur, rejeter les religions, les groupes sous prétexte qu’ils sont manipulés ne fait pas avancer les choses et nourrit l’écart, l’illusion de la séparation. Il est beaucoup plus utile de réaliser l’unité en soi et l’énergie qui est alors diffusée, permet à l’amour et à la lumière de gagner du terrain.


 Photo: Je l'ai trouvée sur Internet il y a un certain temps et je n'en connais pas l'auteur. Je ne vois pas de signature et ne sais comment faire pour trouver la source. Si quelqu'un sait qui a réalisé ce magnifique portrait, merci de me le communiquer afin que je puisse l'indiquer.

4 commentaires:

  1. Merci Lydie pour cette vidéo, celà fait partie de ces choses qui font renaître l'espoir quand on a tendance à l'oublier.
    L'Unité est le but, cependant, il faut se préparer car on se sent ensuite si différent et si isolé au milieu des autres, il ne faut pas croire qu'on se retrouve au Paradis

    RépondreSupprimer
    Réponses
    1. Bonjour,
      Le paradis tout comme l'enfer sont des inventions humaines nées de la peur et de l'illusion de la séparation. le seul remède à la solitude, c'est l'amour inconditionnel de soi qui ouvre la conscience et permet de ressentir que nous ne sommes pas isolés puisque la connexion au divin en soi est permanente.
      Je vous conseille de regarder le film "conversations avec dieu" qui ramène à l'essentiel. Il est intégré au message du 5 avril: "Fin de soirée..." Et quand les larmes coulent, c'est le cœur qui s'ouvre laissant l'âme s'exprimer.
      Prenez soin de vous, Lydia

      Supprimer
    2. Bonjour Lydia, merci pour votre réponse. Je ne crois pas au Paradis, je vous rassure, c'était une image pour montrer que même quand on suit toujours le chemin de l'ouverture et de la "Grande Unité" comme je l'appelle, la communication n'est pas facile avec les Autres qui n'ont pas progressé au même rythme ou avec le même désir et on se retrouve souvent isolé SURTOUT si on est connecté.
      Je n'ai pas regardé "Conversations avec Dieu", j'ai lu le livre (les 3 tomes, un sacré pavé à lire très lentement en prenant soin de relire 2 ou 3 fois la plupart des passages pour en être bien imprégné) l'année dernière et je ne saurai que le conseiller à toute personne à condition d'aimer la lecture (842 pages çà peut impressionner).
      Et il est vrai que si un rayon de soleil se pointe comme aujourd'hui, je préfère aller marcher 2 heures dans la campagne, la Nature nous apprend tellement !
      Bien à vous,
      Fab

      Supprimer
    3. Bonjour Fab,
      Il est vrai que le sentiment d'isolement peut se faire sentir mais je le prends maintenant comme un appel à changer mon regard sur le divin intérieur et à rendre la relation plus intime. Et puis l'échange que nous vivons ici, nous renforce mutuellement.
      Nous sommes encore dans l'illusion de la séparation mais découvrir chaque jour la présence est une joie qui dépasse tout.
      J'ai aimé dans "conversation avec dieu", l'illustration du dialogue naturel qui se crée entre l'humain et le divin.
      Notre façon de voir "Dieu" au-dessus de nous, en limite la vision. Foi en soi et persévérance sont à activer.
      La nature nous rend cette connexion plus palpable effectivement ;)
      Lydia

      Supprimer

Merci de partager votre ressenti dans le respect mutuel.
Puisque nous sommes UN, ce qui est dit ici, s'adresse aussi à son auteur.