mardi 4 juillet 2017

« Quand l’obstacle devient l’outil de connaissance, de libération et de réalisation »





2 03 Le contexte de ce monde où tout est polarisé nous permet de connaitre, de savoir qui nous sommes, de sentir les émotions, la portée et la puissance des pensées, la force de l’amour, de la paix, de l’unité. Quand on connait les fonctions des corps subtils et leurs facultés on peut alors les utiliser à bon escient.
Le mental qui peut se projeter dans le passé, dans l’avenir et dont les pensées ont une valeur, une intensité énergétique tout comme les émotions, peut créer l’enfer ou le paradis. Ces termes empruntés aux religions sont des images pour montrer le potentiel du mental-émotionnel et en même temps le principe de polarisation.
Dans l’observation neutre, on perçoit les facultés du mental, l’impact des pensées et des émotions sur notre état d’être, on apprend à reconnaitre le pouvoir de manifestation, de création.
Quand on passe ces moments sombres où les émotions difficiles ressurgissent, en gardant à l’esprit que cela nous enseigne les lois de la création et les outils de manifestation à notre disposition, on aborde avec plus de légèreté ces mouvements internes. 
Ce qui est difficile, c’est la vision qu’on a de soi et l’ignorance face à ce qui arrive parce qu’on interprète les faits selon les vieilles croyances. 
Dans cette perspective, il y a de quoi avoir peur et désespérer mais en prenant un peu de recul, on se place en observateur, en élève de la vie. 
On voit que la connaissance est à l’intérieur et que la communication avec l’âme est possible, réelle et permanente. 
On peut tout lui confier et la considérer comme une amie, comme notre meilleure amie, comme l’aspect de nous qui est au-dessus des mouvements chaotiques. Qui peut être en empathie par sa capacité à ressentir. C’est notre double sensitif et énergétique, l’aspect sensible, extrasensible dont le cœur est le siège, la voix. Une vibration qui se ressent dans le ventre tout autant que dans le cœur.


Un commentaire plutôt agressif qui me reprochait de ne pas avoir la volonté d’arrêter les cachets, me soupçonnant d’aimer cet état et qui me conseillait un jeûne d’une semaine pour me libérer de cette dépendance, m’a permis de faire face au critique intérieur. 

La première réaction face à une critique, c’est de répondre de la même façon en renvoyant l’agressivité à son expéditeur puis la seconde, c’est le retour vers soi.
En étant dans l’observation des pensées et des émotions que la situation suscite, j’entends les nombreuses voix de la peur, du rejet de soi, des reproches et la sensation est celle d’un malaise. 
Il est clair que le fait que je parle de cette dépendance a plusieurs raisons d’être. Déjà la forme de ce blog qui se veut authentique, transparent. Cet état de dépendance affecte aussi la majorité des gens d’où l’intérêt d’en parler selon un nouvel angle. 

C’est l’occasion de montrer l’ancienne façon d’aborder un problème et la nouvelle. L’ancien mode de réaction c’est de considérer un obstacle comme un problème. Puis le problème est perçu à travers le jugement bien/mal et la solution préconisée, c’est le contrôle, la force, la lutte, la contrainte. Il s'agit de lutter et de gagner mais on lutte contre soi-même et on ne fait que s'épuiser en vain, on reporte le problème. Ce faisant il amplifie et on est en constante lutte, dans un état d'esprit qui n'amène nécessairement pas la paix. Dans cet état de stress, une maladie, un accident, une dépression, quelque chose de violent nous obligera à aborder les choses sous un angle nouveau, à lâcher la lutte, le besoin de contrôle.

La nouvelle façon d’aborder les choses, c’est l’ouverture, l’observation neutre. Ce qui implique de ne pas juger, de confier à la source les pensées de critique, de peur, de doute, de reproche, de jugement. Puis en écoutant les différentes voix qui se manifestent en soi, on saura reconnaitre les besoins de chacune d’elles et trouver dans la communion avec l’âme, de nouvelles façons de répondre à ces besoins. On saura définir ces priorités et agir en conséquences. 

Il ne s’agit pas ici de convaincre que par la foi on peut se libérer de toute forme d’attachement comme s’il s’agissait de vendre un produit miracle, une faculté extraordinaire, ou encore de gagner un combat, mais d’en montrer le cheminement et la raison d’être de ce genre de parcours. 

Ce qui avant était considéré comme un obstacle devient un outil de connaissance, de reconnaissance de l’âme, d’intégration de la vibration d’amour inconditionnel et de lumière. C’est une façon de reconnaitre et d’intégrer l’essence de la source en soi par le processus d’abandon du jugement et d’accueil des émotions.

Les pensées que cela suscite, la reconnaissance en elles du mode réactionnaire du mental, les émotions qui remontent, et la façon de les aborder, libère progressivement, d’abord des croyances au niveau mental et par l’accueil des émotions, des conditionnements. 





C’est d’abord le regard qu’on porte sur ‘le problème’ qui doit changer et cela se réalise par le fait de confier à l’âme les pensées de jugement, de peur, de colère…Ainsi, la vibration change aussi et la vision s’éclaircit. 
On voit alors que cet obstacle est un outil et pas un ennemi. 
Ce changement de vision c’est l’intégration de l’amour en soi et la peur qui perd son intensité. 
Le processus d’accueil libère de la notion de jugement arbitraire et on peut alors aborder les émotions avec moins d’appréhension. 

J’ai vécu ce processus de libération vis à vis de l’addiction à l’herbe que je trainais depuis l’âge de 13 ans. Je n’avais pas imaginé pouvoir m’en passer et cela ne me posait alors pas de problème. Puis progressivement en regardant objectivement les effets du produit et en affirmant mes priorités, en considérant que les bénéfices étaient de moins en moins grand puis jusqu’à constater que je n’avais plus aucun intérêt à l’utiliser, j’ai pu me défaire facilement de cette dépendance. Il n'y a pas eu de miracle, de lutte mais juste un regard objectif, une connaissance approfondie de mes besoins et une nouvelle direction, une nouvelle façon de les nourrir. C'est le désir de devenir de plus en plus consciente qui a pesé dans la balance et la connexion intime avec l'âme qui a nourri le besoin d'évasion, d'extase, de voyager dans d'autres dimensions. 

C’est sûr que tant qu’un ou plusieurs aspects de soi y trouvent leur compte, en tire des bénéfices, il se créé un conflit interne entre les différents points de vue, entre la volonté et les faits, entre les besoins de ces aspects qui ne sont pas nourris et qui luttent les uns contre les autres.

C’est toujours en prenant conscience de la situation de façon objective qu’on peut alors choisir de changer mais le processus de changement ne dépend pas seulement de la volonté surtout quand il y a une accoutumance physique.
Quand la dépendance est une stratégie inscrite dans l’inconscient comme un programme de survie, il est inutile de lutter ou d’essayer d’argumenter face à ce qui est un mécanisme. 

Observer et embrasser ce qui émerge dans cette situation nous révèle autant les besoins vitaux que les stratégies utilisées pour les nourrir. On va voir que malgré le fait que ces stratégies soient contre productive ou auto destructrices, elles nous permettent néanmoins de survivre, de vivre dans une paix relative.   
C’est le mécanisme qui est à observer, à comprendre afin que le mental prenne confiance. 

Je pourrais comme me le suggère l’anonyme qui commente un de mes articles, arrêter du jour au lendemain de façon brusque mais ce serait encore utiliser une stratégie de lutte. Ce serait vouloir confronter le mental et l’inconscient dans une guerre dont l’issue pourrait être fatale. Quand on s’est coupé de ses émotions toute sa vie parce que l’hypersensibilité et l’expérience ont montré l’intensité des énergies refoulées, leur puissance et leur impact jusque dans la matière, on ne peut pas les aborder d’un seul coup sans risquer d’être anéanti.
Je ne parle pas de croyances mais bien de connaissance. Je sais combien je somatise et comment c’est immédiat et radical. Je vois bien comment le fait de changer les doses me perturbe même si c’est infime et comment ça amène des symptômes physiques violents. 

On ne se libère pas de l’hypersensibilité en se faisant violence mais en démystifiant la peur déjà au niveau des croyances, du mental.

Je sais que je peux accueillir une émotion en fin de journée quand les cachets ne font plus effet et en début de matinée avant de les prendre. C’est une forme de sécurisation pour le mental de savoir que seulement dans ces espaces de temps limités, l’expression émotionnelle peut se faire sans danger. Dans ces moments de connexion sensible avec l’âme où je ne suis pas submergée par les pensées, où je peux sentir la présence et l’appui de mon âme, tout est vécu de façon fluide, sans doute et dans la guidance. Mais dès que des symptômes physiques apparaissent, le mental commence à cogiter et à prendre peur. Dans ces moments là, le geste de survie s’enclenche par la mémoire inconsciente au sujet de la peur de ressentir. 
Même si en théorie, je sais que je n’ai rien à craindre, les mécanismes inconscients sont encore tracés et puissants. C’est donc en devenant de plus en plus consciente de la façon dont tout cela fonctionne, en y mettant de l’amour (non jugement) et de la lumière (conscience neutre) que le mental prend confiance. 




Ce que je fais pour le moment, c’est de jouer avec les doses de façon à ne plus focaliser sur les quantités, à démystifier cette première croyance en la vertu de ce produit et la peur du manque. 
Apprendre à accueillir une émotion au lieu de la fuir, c’est déjà tout un art et cela représente en soi un détachement au niveau mental. Libérer la peur de la peur, c’est pour le moment la priorité et voir cette dépendance comme un outil d’apprentissage de la maitrise psycho-émotionnelle au lieu de la considérer comme une tare, une faiblesse, c’est tout un changement de point de vue qui rassure et prépare le mental.

Abandonner le jugement est aussi une purification au niveau mental qui prépare à envisager l’émotion sous un nouvel angle de façon à pouvoir la laisser s’extérioriser sans que les mécanismes de refoulement ne s’enclenchent. 
Ces mécanismes s’enclenchent en une fraction de seconde et c’est cela qu’il faut pouvoir observer et ainsi défaire. Puis il est certain que l’attachement au produit est autant physique que mental. Tant que ce dernier y trouve une forme de sécurité, de bien-être, vouloir s’en défaire, c’est entrer en guerre. 
Par contre, observer de façon objective, c'est-à-dire utiliser la lumière de la conscience neutre, permet de voir les inconvénients qui vont peser de plus en plus dans la balance.
Tant qu’il y a plus de bénéfices que d’inconvénients, c’est inutile de vouloir lâcher le produit par la force.

On voit bien comment les différentes formes d’éducation d’un enfant peuvent influencer le comportement et donner des résultats dramatiques ou bénéfiques. La première étape c’est d’entrer en confiance tant avec l’âme qu’avec l’enfant en soi. Apprivoiser l’émotionnel et éduquer le mental par la logique et par l’expérience, démystifie peu à peu la peur, permet au mental de lâcher le contrôle, le besoin de contrôle. 

La confiance doit s’installer à l’intérieur, entre chaque corps et avec l’âme. En ce sens confier les pensées de l’enfant à la source et accueillir l’émotion, constitue l’apprentissage, la réunification intérieure.

Les bénéfices étaient aussi dans le fait de mettre de côté la question de la sexualité, du couple mais là aussi, les prises de conscience, la compréhension de ce qu’est l’énergie du désir qu’on a confiné à la relation sexuelle puis bien évidemment le fait de sentir l’amour en soi, de savoir/sentir que je suis complète, que je n’ai pas besoin d’un autre pour me sentir entière, change la perspective. Ce changement se concrétise dans la relation intime avec l’âme, avec les multiples aspects de l’être.

Je passe du tout est bien à tout s’effondre en quelques secondes et cela me ramène à l’idée que des mouvements internes précèdent la stabilisation. Là encore, prendre l’habitude de ne pas se laisser déstabiliser par ces brusques changement d’humeur, c’est restaurer la confiance en l’âme. Cet âme qui a été considérée comme un aspect supérieur dans le sens d’inatteignable, d’intouchable pendant des siècles. Changer sa vision à son sujet et la voir comme une amie, c’est aussi nécessaire et ça ne se fait pas du jour au lendemain.

On pourrait croire que je cherche à me justifier mais je veux juste comprendre comment fonctionne le processus de dépendance et m’en libérer en conscience, sans violence. 
Seul l’amour véritable, inconditionnel, peut guérir et libérer définitivement. 
Le mental peut contrôler et forcer pendant un certain temps mais ça finira toujours par craquer. Utiliser la force de volonté, c’est lutter contre l’inconscient, le subconscient et aucune guerre n’a jamais résolu un conflit. 




Il est clair que lorsqu’on choisit de prendre des produits du type anti dépresseur ou des anesthésiants, des produits qui modifient la chimie interne affectant les glandes endocrines, le système endocrinien ou remplaçant leur fonction, la peur de ressentir les émotions difficiles est très intense. Le désir de vivre est au plus bas et la prise de médicaments qui nous coupe de notre ressenti nous prive aussi de percevoir la présence de l’âme et de ressentir l’énergie du désir. 
Cependant, cette carapace chimique permet de réfléchir sans être submergé par la peur ou disons de façon plus objective, moins sensible. C’est un contexte qui permet d’agir au niveau des croyances, du mental. Quand on a refoulé des émotions difficiles toute sa vie, non seulement la peur de les affronter est immense mais en plus, par expérience, on sait combien c’est douloureux.

Ce que fait le produit, cette forme de distanciation vis-à-vis des émotions, c’est ce que j’apprends à faire en prenant du recul au niveau des pensées dites négatives. Cette  fonction devenant de plus en plus consciente, la prise de cachet perd naturellement sa raison d’être. Le geste est beaucoup moins compulsif et il m'arrive d'oublier de tout prendre. Cela montre qu'au niveau inconscient, les réflexes ne sont plus si sures. La croyance initiale qui plaçait le produit comme un genre de sauveur, cette croyance est en train de changer en profondeur. 

Il y a quelques temps, j’aurais été blessée par ce commentaire anonyme mais sachant que l’autre reflète ce qu’on porte, il m’a été facile de reconnaitre que ces paroles sont celles du critique intérieur. 
Le faible impact de cette critique sur mon état d’être me montre que la confiance en soi amplifie, que le regard des autres ne me touche plus autant qu’avant. 
Non seulement cela me montre l’efficacité du processus d’accueil mais c’est encourageant parce que la confiance en soi, en l’âme, c’est l’unité qui s’installe, l’amour inconditionnel qui rayonne, l'affirmation de soi qui est fondée sur l'unité, la communion avec les multiples aspects de l'être.

Finalement, cette critique m’a permise de faire le point, de constater la progression dans mon parcours et d’affirmer ma vision, mon point de vue. Si je ne l’ai pas publié, c’est parce que je considère cet espace comme un lieu de partage où je dévoile ma pensée, mon intimité et bien que je parle de ce rôle de victime que j’ai endossé durant très longtemps, cela ne veut pas dire que je le sois encore ou que j’accepte de l’être. Je ne suis pas sensée être une éponge émotionnelle et recevoir l’agressivité d’anonymes. 

La critique, l’accusation, le jugement est le reflet de ce qu’on porte intérieurement, du conflit entre les nombreuses voix internes. En ce sens, cela ne me concerne pas même si c’est venu éveiller mon propre juge intérieur. 

C’est à chacun de réaliser la paix en soi dans l’accueil et le non jugement. 
Cela demande de la transparence et de l’honnêteté, du courage et de la persévérance. 
C’est de cela dont je témoigne ici comme une forme de contribution au monde. 
Une contribution humble et sincère qui n’a pas pour but de convenir à tous ou encore de se poser en vérité suprême. A chacun d’y trouver ce qui résonne en lui ou de passer son chemin. 




Si vous souhaitez partager ce texte, merci d’en respecter l’intégralité, l’auteure et la source ; Lydia, du blog : « Journal de bord d’un humain divin comme tout le monde » ou http://lydiouze.blogspot.fr

4 commentaires:

  1. Merci beaucoup pour ces mots qui me touchent. Je n'ai pas eu le même "souci-source d'évolution" que vous, mais je comprends réellement ce que vous dites ici, dans le coeur, l'esprit et les cellules qui me composent. Tout ce que vous dites est aussi présent sur mon chemin, et bien d'autres chemins...
    A.D.

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  2. Merci encore Lydia , encore un texte qui arrive juste , sur mes blessures .. je ne sais toujours pas pardonner , ni accepter l'autre tel qu 'il est ..et le sentiment de rejet , resurgit ..
    Merci
    Sadija

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    1. Pardonner, voilà un acte qui libère mais c'est envers soi qu'il est nécessaire. Accueillir les pensées d'auto critique, d'auto jugement, les émotions de colère, de tristesse qui leurs sont associées, permet de lâcher les rôles et d'intégrer l'amour en soi.
      La blessure de rejet se guérit en accueillant dans l'amour et la lumière tous les aspects refoulés, toutes les parts de soi qu'on rejette, qu'on critique.
      Fais face à ce sentiment de rejet, observe les sensations, les pensées, sans t'y attacher; sans les juger.
      Peu à peu, il te sera plus facile d'accepter ce qui est, tant à l'intérieur que vis à vis de l'extérieur.

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Puisque nous sommes UN, ce qui est dit ici, s'adresse aussi à son auteur.