mardi 9 août 2016

« Le choix qui affranchit »






Le paradoxe de l’humain dans le message de Lisa Brown est exprimé au travers de cette phrase « vous devez choisir… ». On pourrait se dire que s’il y a obligation, il n’y a pas de choix et c’est le cas, le seul choix que nous ayons lorsqu'on sait "ce qu'on est", c’est de résister ou de laisser faire, de se laisser être en se positionnant toujours en observateur conscient de ce qui se déroule à l’intérieur tout comme à l’extérieur. 

Et c’est en étant conscient de ces processus internes auxquelles on ne s’identifie plus que le choix est posé. La source, l’âme, le soi s’occupe du reste. Ou plus précisément la vibration qui émane de ce choix, de ce lâcher prise, de cette reconnaissance de l’humain divin et l’abandon de toute résistance à ce qui est, manifeste la réalité de chaque instant. 

Une phase où on devient de plus en plus conscient, ouvert, tolérant, avec soi-même et par extension avec les autres. On devient plus conscient pourtant on n’a aucune idée de ce qui va se manifester après, on avance avec une foi aveugle, juste au ressenti, en étant plus présent à ses mondes intérieurs, plus conscient, ouvert et réceptif.

La nature même de l’humain divin est paradoxale et c’est pour cette raison que le seul lieu confortable dans cette incarnation, c’est le centre de l’être. 

Dans le monde d’hier, suivre le courant, celui du collectif, des croyances et conditionnements, apportait un confort mental et émotionnel mais maintenant que nous avons pris conscience de ce que nous sommes et de la prévalence de l’énergie sur la matière, c’est en agissant depuis l’espace du cœur, en suivant le courant de la vie, de la nature, que nous sommes portés avec aisance et en sécurité.


Qu’on soit conscient ou non de l’essence qui nous anime et dont nous sommes tous issus, si on écoute et si on suit son cœur, les élans portés par l’amour lumière, la vie est facile, généreuse, elle répond à chaque instant à la vibration que nous émanons. 

Même si les croyances sont puissantes puisqu’elles déterminent notre réalité, c’est l’énergie dominante en nous qui attire en conséquence des énergies de même fréquence. 
La forme, la matière, le comportement découlent de cette vibration globale. 
En ce sens rechercher la paix, l’unité et l’harmonie est ce qui forme le quotidien sur ces fréquences, d’instants en instants. 
Peu importe la façon dont nous accédons à cette paix intérieure, peu importe la croyance qui nous y conduit, ce qui agit, c’est l’intention profonde et la vibration que l’on maintient en soi.

Ce qui donne l’impression d’être perdu, c’est le fait qu’on ne sache pas quelle forme prendra l’instant d’après. Ça éveille des peurs, des doutes et c’est précisément ce qui est à lâcher alors quand on reconnait ces pensées émotions sans s’y attacher, c’est suffisant.

On peut mesurer l’efficacité de ce lâcher prise en se reportant à quelques temps en arrière et en constatant que nous sommes plus patients, lucides, ancrés, conscients. Plus ouvert et sensible aux énergies, plus présent, plus calme, plus tolérant, plus libre. 
Et c’est encore paradoxale parce que l’avenir n’a jamais été aussi incertain, le monde n’a jamais été aussi chaotique. Mais là encore, ce qui nous donne cette impression, c’est le fait que nous sachions ce qui se passe partout sur la planète et bien évidemment parce que les médias font des bénéfices à vendre les infos les plus spectaculaires, les plus choquantes, les plus dramatiques.

C’est tellement reposant de ne plus se prendre au jeu de la dualité, des drames, des rôles de victime, de bourreau et de sauveur ! Là encore c’est en constatant que je suis moins en réaction par rapport à ces infos que je mesure ma lucidité. Je ne crains plus d’être insensible parce que le sens de la vie est relativisé tout comme les définitions que j’avais à propos de tout.  

Le fait de laisser la source harmoniser les énergies, les pensées, les émotions, remet tout à sa juste place, dans le juste milieu. Je continue d’avoir une opinion sur ce qui est mais je n’y suis plus autant attachée. 
Chaque émotion offerte à la source me ramène à la paix, à la conscience que c’est la seule voie qui puisse me procurer le sentiment de sécurité qui permet d’être soi-même sans peur et sans reproche. 




La notion d’ambition se place pour moi dans ce pouvoir intérieur que j’apprends à laisser diriger ma vie. Je me laisse guider et donc enseigner par cette sagesse intérieure qui éclaire peu à peu le mental. Cette progression lente mais sure, rassure la personnalité et permet de rester cohérent malgré le paradoxe de l’humain divin, malgré le changement de perspective immense. Plus je me laisse guider, être, et plus je prends conscience non seulement de l’ampleur du chantier mais aussi du fait que ça n’est pas gérable pour le mental, c’est hors de sa portée.

La vision du cœur et celle du mental qui semblaient s’opposer, trouvent un terrain d’entente, se rejoignent peu à peu. Accepter ce paradoxe, reconnaitre en la dualité un outil de connaissance et de retournement de la conscience vers l’intérieur, est précisément ce qui permet d’intégrer les énergies de la source, de l’unité et de l’harmonie. 
C’est une façon de rassembler ses énergies, de les ramener au centre, au point zéro et c’est ensuite le cœur qui créé l’équilibre, qui tempère, relativise et harmonise. 
Le mental est incapable de réaliser cela puisque son truc c’est de séparer, de focaliser son attention et son intention sur un objet particulier. 
Le cœur lui utilise tous les systèmes, tous les corps, tous les points de vue qu’il rassemble, unifie, en un point central et les aligne ainsi à la fréquence de la source.

La notion de choix apparait comme très relative lorsqu’on prend conscience que le seul choix qui permet d’être en paix, c’est de faire confiance à la source, à l’intelligence du cœur et de suivre ses élans, sans les bloquer. 
Seule la spontanéité permet de libérer les émotions refoulées mais en même temps, elle offre la confiance, la liberté d’être et la force, la détermination. 
Elle nous donne l’occasion de lâcher les conditionnements, les croyances limitantes en offrant à la source intérieure toutes les pensées émotions qui les nourrissent. 

C’est une posture que le mental considère comme risquée au départ mais quand il voit le résultat et surtout quand il apprend à voir avec objectivité, au lieu de projeter, de définir ce qui est selon ses références limitées, il se détend, lâche peu à peu le contrôle.

Reconnaitre les limites du mental et laisser la source l’imprégner d’amour et de lumière libère progressivement de l’identification aux rôles et stratégies.
On fait davantage confiance au cœur qu’à la tête sans pour autant rejeter l’ego ou l’intellect.

J’ai encore quelques symptômes physiques qui ont tendance à m’inquiéter alors je me contente de le reconnaitre et même si je ne sais pas à quoi ça correspond, le fait que la peur soit ramenée au cœur relativise les douleurs et les pensées à ce sujet. Ceux de la couronne et du cœur ne m'affolent plus puisqu'ils arrivent lorsque les effusions de la source sont puissantes et provoquent des changements de conscience.

Je ne cherche pas à savoir à tout prix pourquoi ceux qui sont récurrents se manifeste mais je reste ouverte, à l’écoute, en position d’observatrice. Alors quelques idées émergent peu à peu, au sujet de la relativité du temps, du caractère éphémère de cette vie, du fait que je ne puisse pas choisir le jour de mon départ, de la relativité du libre arbitre, de l’acceptation qui apparait comme le choix le plus pertinent pour ne pas dire obligatoire…tout ceci vient calmer le mental, équilibrer les énergies.

Une vision plus juste enfin plus équilibrée se manifeste, entre puissance et humilité, puissance de la source en soi, de la vie qui ne fait que passer en moi. 
Et ce constat amène aussi des idées nouvelles quand à la façon d’utiliser le temps qui m’est gracieusement offert. 
Enfin une nouvelle façon de considérer les choses, plus de confiance à suivre l’élan de l’instant. Je ne sais pas si cette période de lâcher prise, d’abandon des anciennes croyances, d’ajustement, d’équilibrage, de libération émotionnelle aura un terme dans cette vie mais je constate l’effet bénéfique de tout cela. C’est suffisant pour me donner le courage et l’envie de poursuivre en ce sens.




Il est clair que pour créer en conscience, il est nécessaire de réinitialiser tout le fonctionnement interne et tant que les schémas inconscients dominent c’est que la loi de la création délibérée n’est pas intégrée. 
Il s’agit à mon sens de prendre conscience et d'admettre que c’est la source intérieure qui mène la barque et la seule chose bénéfique que nous puissions faire, c’est d’aligner notre volonté à la sienne. Et comme d’un point de vue humain il est impossible d’avoir une vision élargie du plan de vie, la chose la  plus pertinente à faire, à mon sens, c’est d’amplifier la foi, la confiance et la connexion consciente à la source. 

Être conscient de cela et de la façon dont la réalité se manifeste selon la vibration qu’on émane, c’est largement suffisant. Je perçois mes limites et le manque d’équilibre de certains comportements et ça suffit à changer la fréquence et donc le geste. 
Ce que la volonté peut faire, c’est reconnaitre et accepter de confier à la source tout ce qui est troublant, douloureux, et c’est ce don de soi qui remet l’ego à sa juste place. 
Sa place de serviteur de la source, de l’amour et de la lumière, de la paix et de l'unité. Serviteur dans le sens de suivre les élans du cœur, d’accepter d’être un canal et de se laisser guider aveuglément, en toute confiance. 

Mine de rien cette confiance s’installe de plus en plus parce que je n’ai plus aucun doute quand à la pertinence de ce choix de lâcher prise. Plus aucune pensée de doute qui vienne interférer.
Et ça c’est énorme parce que ça veut dire que le mental, l’ego ne luttent plus, que les énergies masculines et féminines s’harmonisent, se pacifient.

Si on considère qu’on porte cette dualité qui touche tout les domaines de notre vie et que ces schémas de division, de conflits, sont ancrés dans l’ADN, dans nos gènes qui eux-mêmes portent les traumas de nos ancêtres à ce sujet, dans notre inconscient individuel et collectif, dans les schémas et rôles de la société, il n’est pas étonnant du tout que le fait de vouloir réunifier le masculin et le féminin soit un processus qui demande d’être de plus en plus conscient et d’affirmer à chaque instant ce choix. 
Pas étonnant non plus que ça demande de se couper de la conscience collective et d’avoir l’impression qu’il y ait de la résistance de toutes parts. 

C’est logique et simple finalement, en théorie, pour se "couper", du moins pour ne plus en être affecté, ne plus être en résonance avec l’inconscient et la conscience collective, il suffit d’être conscient de soi et de choisir la paix, l’unité dès qu’un conflit interne se manifeste. Et en général, cela arrive quand on est témoin d’une injustice, d’un drame extérieur. 
De cette façon on ramène la conscience au centre, à la paix et on n’est plus dans la projection ou l’attente vis-à-vis de l’extérieur, on reprend son pouvoir de choisir même si ce choix nous oblige à suivre aveuglément la source. 

Encore un paradoxe en apparence mais là aussi, par expérience on comprend qu’on a plus d’intérêt à suivre le cœur, à choisir la paix et la connexion à la source en soi, à qui on va tout confier, plutôt que de faire confiance à l’humain, à la société ou à une quelconque autorité extérieure. 
Tout ce qui est extérieur est le reflet de ce qui est à l’intérieur et on revient donc toujours à la même  nécessité de choisir l’unité en soi. 
Choisir aveuglément l’unité plutôt que d’essayer de comprendre intellectuellement ce qui est juste, bien ou mal ou le sens de la dualité. 




Même si l’intellect peut savoir ce qui est juste et préférer faire le bien, seul le cœur sait exactement ce qui est nécessaire à l’individu pour qu’il acquiert plus de sagesse, de conscience, d’intelligence et de justesse. Quand le mental se demande si les libérations émotionnelles vont encore durer longtemps, et quand on offre ces pensées au cœur, il répond « tu es en train d’intégrer la patience, la tempérance, la persévérance, la compassion, la tolérance, la foi et l’espérance ».    

Quand je parle de suivre l’élan spontané, c’est en ayant conscience de qui je suis en vérité et en sachant que la source en moi me guide toujours vers plus de conscience, de présence, d’attention à mes mondes intérieurs et que je m’identifie à l’amour lumière et non à la personnalité seulement. C’est parce que je reconnais cette sagesse en moi, qui est au-delà de celle du mental ou de l’intellect. C’est parce que je sais que je suis essentiellement amour et lumière et que pour manifester cela dans ma réalité, il me faut le vivre à l’intérieur. 
Il ne s’agit donc pas d’imposer quoi que ce soit à qui que ce soit mais de choisir ce que je veux rayonner, quelle fréquence je veux porter et nourrir. 
C’est parce que je sais que l’amour, la sagesse ne s’acquiert pas dans la contrainte mais en ouvrant son cœur, en se laissant instruire par la source et en désirant plus que tout vivre dans la paix et l’unité.

La source me montre ce qui est juste en m’apprenant à observer, à ressentir et à faire des choix plus judicieux, éclairés, lorsque je constate que le précédent n’a pas abouti à la paix, au bien-être ou à plus d’intelligence, de présence et d’attention. 
Je sais que la leçon est intégrée lorsque je n’éprouve pas de culpabilité, de regrets, lorsque je peux voir avec discernement, sans émotion, "les deux faces" de la situation et me positionner avec plus de justesse, d’intelligence et d’amour pour tout ce que je suis. 

C’est ce processus lui-même qui m’enseigne tout autant la puissance de la vibration, de l’accueil ou de l'offrande à la source que le meilleur choix, celui qui est aligné au désir de paix, d’unité et d’amour
C’est ainsi que je prends peu à peu la responsabilité, de mes choix, en toute liberté et sans aucune contrainte puisque je vois ce qui est le mieux pour moi.  


Si vous souhaitez partager ce texte, merci d’en respecter l’intégralité, l’auteure et la source ; Lydia, du blog : « Journal de bord d’un humain divin comme tout le monde » ou http://lydiouze.blogspot.fr

Aucun commentaire:

Enregistrer un commentaire

Merci de partager votre ressenti dans le respect mutuel.
Puisque nous sommes UN, ce qui est dit ici, s'adresse aussi à son auteur.