vendredi 23 octobre 2015

« Le centre de notre vie : pensées et émotions » & « Emotions emprisonnées » Sarah Boucault






« Votre pire ennemi ne peut pas vous faire autant de mal que le font vos propres pensées ».
Bouddha
Il n’est pas tellement important de connaître le nombre exact de pensées que l’on a, mais on dit que nous avons jusqu’à 70.000 pensées par jour et la revue New Scientist évoque le nombre de 80.000.000.000.000 pour les pensées de toute une vie.
Un chiffre qui dépasse le nombre d’atomes qu’il y a dans l’univers si nous nous basons sur la quantité de neurones et sur toutes les connexions qui existent entre eux.
Parmi tant de pensées, nous apprenons à sélectionner celles qui sont le plus en accord avec la vision du monde que nous avons développée tout au long de notre vie, celles qui génèrent en nous une émotion concrète et qui nous amènent à agir d’une manière déterminée.

Nos pensées génèrent des émotions
Si nous pensons que nous obtiendrons un bon résultat, nous sentirons des émotions positives qui nous motiveront pour entreprendre des actions que nous réussirons.
Si nous imaginons une fin catastrophique, il est possible que nous nous sentions triste et incapable, et cela nous démotivera pour mener à bien des actions.
Notre esprit a la capacité d’imaginer, de rêver, de créer, d’inventer, de communiquer, de découvrir et de changer les réalités, même si cette même capacité est celle qui nous joue de mauvais tours.


Nous sommes les interprètes de nos émotions. Nous devons les écouter et les gérer pour apprendre de nous-même et ainsi pouvoir ressentir de l’empathie envers les autres.
Cependant, il est nécessaire de tenir compte du fait que nous ne pouvons pas toujours nous baser sur un raisonnement émotionnel pour élaborer des jugements fiables.

Les expériences antérieures nous influencent
Nous établissons des associations sur la façon dont nous a impacté un événement du passé.
Si cet événement est négatif, nous courrons le risque de le projeter vers le futur comme le signal évident qu’il va se reproduire et que nous allons nous sentir aussi mal que la première fois.

Nous apprenons et nous commettons des erreurs dans la vie
Pour bien comprendre, apprenons à distinguer deux concepts à travers une histoire :
Marta va retrouver un ami qu’elle n’a pas vu depuis deux ans. Elle a beaucoup de questions et imagine une multitude de situations sur la façon dont la rencontre va se dérouler.
Après tout ce temps, Marta ne ressent plus de rancœur contre lui. Elle a réussi à retomber amoureuse et désormais, tout est du passé.
Il est logique de sentir des émotions et d’imaginer comment cela va se passer. Toutefois, cette imagination peut parfois faire que nous créons une trame qui génère en nous une émotion qui nous fait arriver au rendez-vous avec une énergie négative ou positive.
Cette émotion nous fait nous sentir plutôt bien ou plutôt mal avec nous-même.  
Egosyntonique: comportements, valeurs et sentiments qui sont en harmonie avec nous-même, qui sont acceptables par notre égo et qui sont cohérents avec nos idéaux et l’image de nous-même.
“J’aimerais faire ce à quoi je pense et cela est en harmonie avec moi-même»
J’ai imaginé que nous nous retrouvions dans ce lieu après tant d’années sans nous voir et que cela nous apportait tant d’énergie que nous finissions par discuter pendant des heures. 

Egodystonique: comportements, valeurs et sentiments qui entrent en conflit et qui sont dissonnants avec les besoins, les objectifs de notre égo et de l’image de nous-même.
J’ai imaginé que je te faisais du mal, que je disais des mots méchants et que je n’étais pas capable de m’arrêter. Je suis une mauvaise personne.
«Ce à quoi j’ai pensé, je n’aimerais pas le faire, et cela n’est pas en harmonie avec moi-même»

Pour conclure…
1. Sachez que notre esprit est capable d’imaginer, de créer et de rêver le meilleur comme le pire. 
2. Sachez que les émotions sont fondamentales mais qu’elles ne sont pas toujours bonnes pour confirmer ce que nous pensons réellement.
3. Distinguons l’égosyntonique et l’égodystonique. Nous savons que penser NON n’est pas synonyme de ce qu’il va se passer ni du fait que nous sommes une mauvaise personne.
Ensuite, nous pouvons passer le filtre de l’image de nous-même, de notre morale, de notre réflexion et de nos valeurs.
http://nospensees.com/centre-de-vie-pensees-emotions/






« Émotions emprisonnées » Sarah Boucault

“Chacun d’entre nous est sa propre météo et détermine la couleur du ciel dans l’univers émotionnel dans lequel il habite».
(Fulton J. Sheen)


A certains moments de notre vie, il se peut que nous nous sentions bloqués au niveau émotionnel et que nous ne sachions pas exprimer ce que nous ressentons.
Peut-être même que nous sommes incapables d’identifier notre état de moral et que nous le percevons comme un fantôme à la forme indéterminée.

Pour différentes raisons, à certains moments de notre vie, nos émotions se retrouvent emprisonnées. Comme si elles étaient dans une cage, qu’elles ne voulaient pas sortir, et qu’elles généraient un grand mal être dans notre intérieur, influençant tant notre corps que nos relations avec les autres.

Cela vous est déjà arrivé ?
Réfléchissez-y un moment…
Peut-être que pendant des mois, vous déambuliez dans la tristesse sans pouvoir pleurer, ni l’extérioriser ou la partager.
Peut-être que vous avez ressenti une grande impuissance à cause d’une situation que vous croyiez injuste mais vous n’avez pas su identifier votre colère à cause d’une déception, vous n’avez pas manifesté votre joie par peur de faire du mal ou tout simplement vous avez eu le sentiment que vous ne saviez pas comment vous vous sentiez, ce que vous désiriez ou vers où vous vous dirigiez…
Vous avez tout gardé en vous, vous avez accepté ce venin tout comme une personne garde un trésor.
Quelle que soit la situation ou l’expérience vécue, vous n’avez pas su ou vous n’avez pas pu vous exprimer totalement, et vous avez réprimé vos émotions.
Le fait de garder ses émotions génère un poids qui forme une charge émotionnelle dangereuse et difficile à supporter, ce qui a parfois des répercussions sur notre corps.

Nous avons besoin d’approfondir
Si nous arrêtons de découvrir et d’expérimenter ce que nous ressentons, que ce soit de manière consciente ou inconsciente, nous arrêtons d’être connectés à nous-mêmes.

Les émotions sont nécessaires et il est utile de les sentir. Il est très important de se donner l’autorisation de les ressentir car elles représentent le pont qui nous permet de nous connaître et de savoir ce dont nous avons besoin.

Cependant, on nous a enseigné depuis tous petits à les réprimer, les considérant comme dangereuses. C’est pour cela que nous trouvons normal de les nier ou de les contrôler.

Ainsi, nous apprenons depuis l’enfance à arrêter de les ressentir et nous les renvoyons à notre inconscient.

Mais les émotions, si elles ne s’expriment pas, elles restent dans notre intérieur d’une certaine manière, nous envahissant silencieusement.

Le problème est que les émotions emprisonnées peuvent se transformer en une manière d’être ou d’affronter la vie, établissant alors le blocage émotionnel de l’adulte comme quelque chose de normal et formant des mesures de protection pour ne pas ressentir la douleur.  

Ainsi, nous supportons des charges émotionnelles avec beaucoup de douleur non reconnue et non déchargée, bloquant alors nos besoins réels et les remplaçant par de faux besoins. Nous ne nous permettons pas de grandir et de nous épanouir puisque nous nous limitons.

Nous nous déconnectons de ce que nous ressentons et nous nous en déresponsabilisons, faisant la sourde oreille face à notre voix intérieur, et vivant de manière automatique, à la surface des choses.

Même si le fait de ressentir ses émotions peut faire peur, que nous avons du mal à exprimer ce qui arrive réellement ou que nous ne voulons pas souffrir, il est tout de même fondamental de le faire pour s’assainir. 

Quand nous ne reconnaissons pas nos blessures, nous vivons anesthésiés, comme si nous étions endormis, car nos émotions sont de l’énergie et si nous ne l’exprimons pas, nous la perdons. 

Face à des situations d’importance particulière, il est bon de se demander ce que l’on ressent et de réfléchir pendant quelques minutes, avec une sincérité totale envers nous-mêmes.

Il est nécessaire d’accepter toute notre gamme d’émotions pour vivre une vie épanouie, mais en faisant attention à ne pas les exprimer de manière extrême.  

Le secret se trouve dans l’équilibre, le point médian.

Il ne s’agit pas tant du degré d’expression que nous employons mais de la prise de conscience plus ou moins importante du fait que nos émotions fonctionnent comme des indicateurs ou des alarmes de ce qui survient à l’intérieur de nous.

Sarah Boucault
http://nospensees.com/emotions-emprisonnees/

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