samedi 6 juin 2015

« Intégrer la douceur, la tendresse »







Après l’enthousiasme d’hier, ce matin, je sens que du matériel énergétique a besoin d’être libéré, je ne refoule pas mais ne vais pas non plus aller le chercher.
Tout comme lorsqu’on veut approcher un animal aux abords de sa tanière, je le laisse venir et me contente d’observer à quoi il ressemble. 
Ce qui veut dire concrètement que je me suis connectée à la terre au soleil et j’ai demandé à tous mes corps de co-créer une journée agréable en étant unis, solidaires, en s’unissant et en agissant depuis l’espace du cœur, de la paix et de l’harmonie. 

C’est une façon de me rappeler ce que je suis et de prendre conscience à nouveau que tous mes corps sont toujours en harmonie, en interaction bienveillante, que leur but est la croissance, l'épanouissement
Ce petit rappel permet au mental de ne pas s’inquiéter, de ne pas se faire de film et donc d’être disponible présent, dans les gestes simples du quotidien.

Des petites douleurs au crâne, la difficulté de se réveiller, le sentiment de m’être levée trop tard, tout cela, je l’offre à la source, ce qui veut dire que je ne me prends pas la tête avec, je constate et me dis que l’amour lumière en moi sauront gérer cela.

Ce que je peux faire, c’est justement ne pas en rajouter, de ne pas chercher pourquoi ceci ou cela mais d’accepter ce qui est, en sachant que si je dois en comprendre le sens, mon âme, me le dira à sa façon. Par des images symboliques, des idées qui viennent d’un seul coup, des prises de conscience et surtout le premier message contenu dans les mouvements internes, c’est de revenir au centre, à la réalité de la nature, ne pas nier ce qui est mais ne pas non plus en faire un drame, une histoire compliquée. 

La vie est simple et lorsqu’on est dans le mouvement, en étant conscient, présent à ce que l’on fait, les questions ne viennent plus remplir la tête. 
Si c’est le cas, quelques mots réconfortants ramènent le mental dans l’espace du cœur, de l’amour, de la confiance en la vie. 
En respirant calmement et profondément en même temps qu’on lui parle, tout s’apaise à l’intérieur. 






Je dois aller faire des courses et comme j’ai dépensé plus de 200 euros pour acheter des pièces pour la voiture, hier, ça suscite quelques inquiétudes qui me donnent l’occasion de libérer le corps émotionnel de l’énergie de la peur. 
Ce sont toujours les mêmes qui reviennent mais elles ne sont plus paralysantes et ça, c’est déjà énorme. 

Quand des émotions surgissent de nulle part, le mental va enquêter, chercher dans sa mémoire, ses données, le sens de ceci et surtout essayer de les refouler si elles correspondent à des souvenirs désagréables. 
Il trie les émotions selon des associations et relègue dans l’inconscient tout ce qui se rapporte à la souffrance. 
C’est tout à fait normal, c’est la fonction qui lui a été assignée depuis la naissance mais lorsqu’on sait que notre être véritable, c’est la conscience divine, du moins la conscience dont la sagesse surpasse celle du mental et que celle-ci agit, prends le relais lorsqu’on vient en son cœur, il suffit d’accepter, de ne pas lutter contre ce qui se manifeste en soi pour que tout change

Pour cette raison le seul fait de les amener à la conscience sans chercher à les comprendre, à trouver une explication mentale, modifie la vision et l’interprétation n’est plus une quête, ce qui permet de libérer le mental de son rôle de gestionnaire.

Puis on passe à autre chose, on s’active, on bouge son corps, on fait sa toilette, une ballade dans la nature, toute activité qui aligne naturellement les corps.

La souffrance et la sensation d’être coincé vient du fait qu’on tente de résoudre ce qui apparait comme un problème. 
Quand on admet qu’avoir des émotions est naturel, humain, que la vie est en mouvement, que tout change, évolue, on ne perd pas son temps à cogiter, on laisse passer ce qui se manifeste et ça passe effectivement. 
De cette façon, on apprend à être centré, on change son mode opératoire interne, on passe des "pourquoi" au "comment".






Le « pourquoi », c’est le langage de l’enfant, l’ego, qui forge la personnalité par ce jeu d’interrogations qui l’aide à comprendre le monde et lorsqu’il n’obtient pas de réponses ou lorsqu’il est incompris, rejeté, il reste bloqué à ce stade et les comportements automatiques seront sa défense, un mode de survie qui peut paralyser et empêcher de franchir l’étape cruciale du comment.
C’est celle de l’adolescence et elle se construit selon les réponses que l’enfant aura reçues, selon les choix qu’il aurait faits parmi les croyances de son entourage, selon son interprétation des faits, selon ses convictions profondes, il affirmera qui il est, en passant à l’action, en vivant sa vie selon ses choix. 
Puis en apprenant à faire confiance à sa propre sagesse, son cœur, les questions ne se tournent plus vers l'extérieur mais un dialogue intérieur et intime se créé, c'est le début d'une histoire d'amour, de tendresse et de paix qui permet de maintenir la confiance en soi et en la vie, de pouvoir être soi-même, libre, vivant et en interaction avec l'extérieur, en conscience...

Je suis allée faire des courses dans une ville à quelques kilomètres d’ici mais avant cela, j’ai pris soin d’observer les pensées qui venaient à l’idée de sortir, de prendre la voiture en partant le plus tôt possible pour éviter la foule mais surtout la chaleur qui est écrasante ces derniers jours. 
Sans les juger, sans me faire le reproche d’avoir des pensées de peur d’un gamin de sept ans, j’ai pu partir tranquille et même profiter de cette sortie de rencontre avec des humains, faire du trajet un moment de présence consciente, attentive, sans me soucier de la voiture devant moi, en régulant ma vitesse selon les panneaux de limitation. 
Je n’ai pas réfréné mon envie de chanter les chansons que j’avais écoutées à la maison avant de partir pour me donner de l’entrain et couvrir les bruits de travaux du chantier juste sous mes fenêtres. 
Cette situation fait que les ouvriers peuvent voir la cuisine, la salle de bain et c’est quelque chose de stressant mais c’est aussi l’occasion de détecter les vieilles peurs et croyances et de les lâcher. 

Je peux voir les masques je porte mais au-delà de ça, je constate qu’on n’est rarement la même personne selon ce qui nous entoure. C’est un balancement entre l’authenticité et l’influence extérieure qui demande à trouver le juste milieu parce que très souvent on agit par opposition, par séduction ou par une indifférence feinte qui dissimule un fort besoin de reconnaissance.

Même si mon attitude est influencée par leur présence, je le vois avec un certain recul, j’utilise cela pour ne pas me faire de reproches et surtout pour lâcher les comportements de survie. 
Je n’ai pas encore pris toute la dose de médicaments et n’en ai pas éprouvé le besoin. 
C’est énorme et ça me montre que la peur n’a plus autant d’emprise sur moi.

La chaleur est étouffante et je dois retourner au magasin d’à côté pour finir les courses de la semaine. J’ai pris soin de garer la voiture à l’ombre mais des montées d’impatience, d’irritation se manifestent. J’ai choisi d’éviter la foule, en allant au magasin entre midi et deux et de confronter la canicule en utilisant les astuces pour ne pas en souffrir. 

Je remarque que je commence à être mal quand je me fais des reproches comme « ça n’est pas la mer à boire », « à ton âge tu devrais avec plus d’assurance, ça n’est pas normal de craindre la foule ». 
Au lieu de ça, je me dis « de quoi à tu peur ? » 






Et là, d’un seul coup, c’est le silence, aucune réponse ne vient. 
La question par elle-même suffit à calmer l’angoisse de l’enfant intérieur. 
Il se peut qu’elle amène des images, des souvenirs, mais le seul fait de porter une attention bienveillante envers cet aspect de soi, créé une forme de détente psychique, d’entente, d’unité intérieure

C’est un peu comme si la mère intérieure, le cœur, interrogeait l’ego, l’enfant. 
Très souvent lorsque l’enfant en soi est souffrant, ou tyrannique, c’est parce qu’il n’a pas reçu de réponses appropriées, d’écoute, de compréhension et lorsqu’on se tourne vers lui sans le juger, sans chercher à le changer mais juste à le comprendre, ça créé un sentiment de réconfort, de soulagement interne qui apaise toutes les tensions. 
Ce genre de petit expérience motive à continuer d’agir à partit du cœur et en même temps, la confiance en soi grandit et s’installe de plus en plus fréquemment jusqu’à ne plus manquer. 
De la même façon le manque d’amour pour soi révèle justement un immense besoin d‘aimer qui ne sait pas s’exprimer et en unissant le besoin et le manque, on boucle la boucle. 
En adressant cet amour à l’enfant en soi, aux parts blessées, en souffrance, en ne les niant pas, en ne les rejetant pas, le cercle est complété, le besoin assouvi et on peut alors aller vers l’autre avec légèreté.

Ce qui fait le plus défaut tant dans la relation à soi qu’aux autres, c’est le manque de communication, le manque d’écoute, d’attention, parce que chacun se place sur la défensive ou attend que l’autre agisse comme on le voudrait, selon nos propres modèles prédéfinis. 
Que ce soient avec nos aspects intérieurs ou des personnes extérieurs, on ne sait pas dire les choses sans blesser parce qu’on se sent agressé, on entre en réaction selon nos blessures. 
Pourtant, lorsqu’on se centre en son cœur, dans cet espace où on se sent en sécurité, la communication devient claire et bienveillante. Désintéressée sans être dans l’indifférence.

Repérer les personnages que l’on joue permet de s’en dissocier, d’être conscient du rôle sans s’identifier au personnage. C’est aussi une façon de connaitre ses vrais besoins et de voir où ça coince, ce qui nous empêche de les honorer.

Les besoins réels sont les mêmes pour tous ce qui change ce sont les stratégies qu’on utilise pour les assumer; Le besoin d’aimer et d’être aimé, de communier, d’échanger, de partager, d’évoluer, de grandir, tous ces besoins nous poussent à aller vers l’autre et à reconnaitre l’interdépendance qui existe entre tout ce qui est

L’inconfort vient du manque de justesse, d’équilibre et pour cette raison, en étant déjà clair, honnête avec soi, en ayant unifié tout ce que nous sommes, on comprend qu’on a besoin des autres mais ça n’est plus un problème, une obligation, ça ne devient pas une prison. C’est perçu comme une occasion de s’épanouir, d’avoir de la joie.

Voici la bande d’annonce d’un film de Disney-Pixar qui est synchrone avec mes réflexions du jour. Il met en scène les différentes pensées émotions de l’humain au travers de personnages les caractérisant. 
C’est une belle idée qui peut nous aider à mieux nous comprendre, nous accepter, à percevoir nos aspects intérieurs d’une façon ludique, à pouvoir ainsi entamer un dialogue avec soi-même et mieux se connaitre. 

Nos émotions sont des indicateurs et nous révèlent nos vrais besoins, nos aspirations profondes, elles sont des messagères de l’âme qui peuvent être au service de la personnalité, de notre croissance, notre épanouissement. Une façon agréable de faire la paix en soi, de transformer le plomb en or parce que ce qui est vu, accepté et reconnu, révèle sa beauté, son potentiel. L’harmonie est alors reconnue, vécue de l’intérieur. 

« Vice-versa » bande annonce 1




« Vice-versa » bande annonce 2




Ce serait marrant d’ajouter la conscience divine et la sagesse innée parce que là, ce sont les sous personnalités de l’ego mais c’est déjà bien de savoir comment on fonctionne au niveau émotionnel…

Vous pouvez diffuser ce texte à condition d’en respecter l’intégralité, de ne rien modifier (sauf correction des fautes d'orthographe), de citer l’auteur : Lydia Féliz, ainsi que la source : http://lydiouze.blogspot.fr  et ces trois lignes. Merci

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