vendredi 1 août 2014

"Le Triangle Dramatique" par Ana Sandrea & Intrerview de Lise Bourbeau






J’ai toujours été intéressée par les interactions entre les personnes, j’ai d’ailleurs traité ce sujet dans plusieurs de mes articles. Aujourd’hui j’ai décidé d’aller encore plus loin par rapport aux différents rôles que nous pouvons avoir dans une relation.
J’utiliserai l’outil crée par Stephen Karpmann, spécialiste en analyse transactionnelle,  "Le Triangle Dramatique".
Celui-ci est définit par trois rôles : la Victime, le Bourreau et le Sauveur.
Je vais les expliquer brièvement:
La Victime, C’est le personnage principal, autour duquel se créent les deux autres rôles, il est impuissant, il ne prend pas de responsabilités, tout est la faute de l’autre, du destin, de la mauvaise chance, de Dieu, d’un  "accident", c’est une manière d’attirer l’attention, l’aide, l’amour, un des messages caché est  "pauvre de moi", de cette manière il attire également la pitié, la compassion, mais il peut aussi réveiller chez les autres la colère, l’agressivité, et alors le jeu des blessures commence…
Je me souviens toujours de l’histoire d’un de mes clients, qui avait une relation toxique avec sa partenaire.


 »Au début, tout était magnifique, il y avait une forte attraction sexuelle entre nous, on appréciait être ensemble, mais un jour, au milieu d’un ébat amoureux passionné, elle me demanda de la frapper avec une sandale de plage, je fis abstraction de sa demande, mais elle insista tellement que j’ai finis par le faire, c’était fou, je me suis senti super excité, suite à cela, une relation de force, de dominant-dominé s’installa dans notre couple, laquelle commença à se dégrader de plus en plus, jusqu’à en arriver à la caricature. »
Alors que cela paraît un cas extrême ce n’en est pas un, peut-être qu’avec des mécanismes plus subtiles, nous acceptons, à cause de nos carences, des situations inacceptables, pas seulement au niveau du couple, mais aussi dans le travail, dans l’amitié ainsi qu’avec nos parents et enfants.

Le Bourreau C’est la personne qui croit avoir le contrôle, il est critiqueur, possessif, tyrannique, rabaisse, réduit, croit que les autres sont stupides, incompétents, il pense que s’il a fait quelque chose de mal c’est à cause de la victime, dans la violence conjugal par exemple, fréquemment cela fait parti de l’agresseur  »il ou elle m’a cherché »  »si tu m’avais dit ou avait fait telle chose… »  »Je te l’avais dit, si seulement tu m’avais écouté »  »je fais le maximum pour toi »  »Je ne veux pas te blesser mais je vais te dire la vérité » Le bourreau a beaucoup de colère, de rage, de frustrations non résolues ; au lieu de les affronter il envie les autres qui ont cette énergie, il se croit indispensable, sans lui la victime serait perdue.

Le Sauveur En recherche de reconnaissance, en apparence il veut aider, mais en réalité ce qu’il l’intéresse c’est que la victime continue à l’être pour pouvoir obtenir la reconnaissance recherchée. Généralement il propose son aide, il n’est pas nécessaire de lui demander, il peut devenir envahissant, une des facettes du sauveur par exemple peut être l’aide financière, cela peut convertir l’autre en assisté et ce qui ne lui permettra pas de développer ses facultés et révéler ses talents. Dans une situation d’interaction, le message du sauveur à la victime et au bourreau est  »Je vais vous aider »  »A ta place je ferais »
Le Sauveur, veut se donner une aura positive, de quelqu’un de bon, généreux, et certainement qu’il l’est, seulement pour se maintenir dans cette position il a besoin d’un jeu sociologique extrêmement nocif.
Pendant que nous sauvons quelqu’un, nous nous échappons de nos propres difficultés. Je vois fréquemment cela avec des personnes désintéressées par la religion, ou des œuvres caritatives…
Il est important de savoir, qu’en essayant de sauver les autres, nous leur évitons aussi, la connaissance et l’évolution que produisent les difficultés.

QUE FAIRE?
Le plus important à faire par rapport à ce triangle, est de ne jamais y entrer, mais nous avons appris ces jeux psychologiques depuis l’enfance, de manière naturelle, nous les répétons et ils font partie de notre personnalité, comme tout ce qu’on a apprit, nous pouvons les changer en nous transformant en adulte responsables.


 Ana Sandrea
Voir la suite de l'article ici: Comment sortir du triangle dramatique"



J'ajoute ma petite touche personnelle en guise de réponse à ce constat et de solutions possibles, du moins celles que j'utilise.

Pour sortir de ce cycle infernal, nous avons la connexion à l'amour et la lumière intérieurs. 
En commençant par revenir au centre de soi, en accueillant les émotions qui se présentent, en les offrant à la source divine, l'harmonie se réalise, la paix revient. 

Chacun peut trouver la "technique" qui lui convient mais il semble qu'une part de cette exercice consistant à retrouver la paix intérieure, la respiration profonde est de loin le moyen le plus rapide et facile pour y arriver.

Puis en revenant à ses objectifs essentiels, en apprenant à reconnaître ses vrais besoins, ceux du corps physique, les valeurs qui nous tiennent à coeur. 
Il ne s'agit pas d'une posture dictée par la morale, l'obligation, le devoir, en bref tout ce qui est issu de la peur, mais bien plus de ce qui nous fait vibrer. 
Ceci fait partie de l'amour vrai de soi, savoir ce qui nous correspond et être capable de l'affirmer. 
Comme le dit la personne qui a écrit cet article, nous avons été éduqués pour jouer des rôles et ça n'est pas facile de sortir de ces schémas mais, nous avons ce pouvoir en nous. Celui de l'amour lumière en soi qui vibre en notre cœur où nous pouvons communier avec le divin intérieur, lequel éclaire notre vision, la rend neutre, juste.
La première chose à faire, c'est la paix en soi afin de pouvoir ressentir cette vibration d'amour et ne pas douter de qui nous sommes en vérité.

On peut aussi trouver une explication détaillée des blessures de l'âme, de ces schémas, dans le livre de Lise Bourbeau; "Les 5 blessures qui empêchent d'être soi-même"

 « Guérir ses blessures » Lise Bourbeau




Merci de laisser les références, les liens, si vous souhaitez diffuser cet article dans son intégralité et de mentionner aussi ce blog (http://lydiouze.blogspot.fr ) afin d’honorer l’expression unique de chacun.

2 commentaires:

  1. et si on se retrouve dans les 5 blessures ?

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    1. Bonjour,
      Dans ce cas, il serait bon de commencer par libérer le rôle de la victime. J'ai aussi fait ce constat et je pense que c'est en lien direct avec le manque d'amour vrai de soi. Un terme souvent utilisé qui veut dire de s'accepter en totalité. Le côté "positif" de ce constat, c'est d'être honnête vis à vis de soi; tout le monde les porte mais à des degrés différents et le voir c'est être humble. Mais comme en toute chose, trouver le juste milieu est une clef, en appliquant la tolérance totale pour tous nos comportements qui nous poussent à nous critiquer, on change sa vision sur le monde et sur soi-même.
      J'ai beaucoup écrit à ce sujet parce que ce rôle de victime, je le joue encore malgré ma foi au divin intérieur et au fait que je créé ma vie à 100%, comme tous.
      En commençant par ne pas se juger, se critiquer, s'accuser, on amplifie cet amour vrai de soi, et c'est de cette façon qu'on se libère.
      Accepter d'être créateur de sa vie, même de ce qui est difficile à vivre, permet de devenir responsable de soi et de sortir peu à peu de l'impuissance. Dès qu'on accepte une faiblesse en soi, qu'on cesse de s'en vouloir pour un défaut, on ressent la puissance du divin en soi. Le pouvoir d'aimer, est la puissance divine...
      Je vais publier d'autres textes à ce sujet que je vous invite à lire.
      La patience, la tendresse, la douceur, la tolérance pour nos aspects fragiles, ouvre en grand la porte du coeur et permet à l'énergie de la source de circuler sans blocages.
      C'est cette énergie qui guérit puisque c'est notre essence, c'est ce qui nous constitue et c'est elle qui créé les mondes.
      Belle journée à vous.
      Lydia

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