jeudi 6 juin 2013

De la tête au coeur




Depuis trois matins, je me réveille bougon, comme si la connexion à mon âme était interrompue. Comme si la nuit j’étais en désaccord avec le monde invisible. Le jour, ça se traduit par la confusion, le doute quant à la pertinence de mes choix, de mes actions...J’ai beaucoup de mal à être présente et dès le matin, je cherche ce qui a bien pu créer cette baisse de fréquence généralisée. Le fait d’avoir parlé de mon passé, de mon enfance, semble avoir mis en exergue quelques émotions et croyances encore refoulées. Le désir de guérir doit aussi trouver son équilibre et se positionner dans le moment présent, est plus qu’important dans ces moments là. 
Certes jeter un œil en arrière peut avoir du bon si on le fait pour libérer ce qui doit sortir mais la guérison se réalisant par la simple prise de conscience, ça ne doit pas se transformer en prise de tête ! Le seul point positif, c’est que dans cette remise en question, je ne suis pas tombée dans la division intérieure ou la tendance à se punir. J’ai bien un peu râlé de constater qu’il y avait encore des ombres à l’intérieur mais je n’ai pas accusé mon mental, mon enfant intérieur, mon corps émotionnel...


Même si le fait d’avoir lu le message de O.M. Aivanhov, m’a fait considérer mon ego comme le trouble fête. Finalement, je me dis que de redevenir conscience pure n’est pas le propos et que tant que je dois vivre dans ce complexe de corps subtils et denses, il n’est pas question de rejeter l’un d’eux. Même si je ne comprends pas bien ce qui est dit sur le site « autres dimensions », je ne vais pas retomber dans le piège de la dévalorisation. D’autant que si ça cause de la confusion, je peux considérer que ça n’est pas pour moi. Non que ce soit faux mais que ça ne correspond pas à ce que j’ai choisi de vivre dans cette incarnation. Il y a beaucoup de contradictions dans ces écrits et j’ai suffisamment de mal à ne pas être dans la confusion pour m’en rajouter. Ma lecture du soir m’a permise de retrouver mon centre, un regard positif sur tout ce que je suis. J’en suis au chapitre « Lâcher prise de la lutte » du livre de Paméla Kribbe. 
Je vais le mettre dans le prochain post et laisser tomber la publication du message d’O.M. Aivanhov. Son point de vue reste celui de l’au-delà et ça n’apporte rien de plus que d’éventuellement vouloir partir de ce plan. 
Les questions : « Est-ce que ça m’éclaire ? Est-ce que ça m’ouvre le cœur et me permet de m’aimer plus ou mieux, c'est-à-dire sans conditions ?; trouvent un réponse simple et claire: NON.

On dirait que le simple fait d’avoir à remettre en question ma légitimité d’être ici, et maintenant, dans les conditions de vie particulière où je me trouve, ont fait ressurgir le sentiment d’illégitimité vécu par mon âme au moment de la déchirure d’avec la source. Mon « erreur » a été de m’identifier à cette souffrance, à cette croyance de mon âme. Les petites situations désagréables du quotidien ont amplifié ce sentiment et au lieu de me dire que ce qui est vu doit être aimé pour être libéré, j’ai amplifié la croyance par un genre de rejet de mon âme. Pas étonnant que je ne ressente plus la connexion de façon claire et amoureuse.

Je t’aime chère âme et te demande pardon de t’avoir « lâchée » au lieu de lâcher prise sur la situation qui a été voulue par ma présence divine pour que tu puisses guérir. Il semble que j’en sois rendue à m’adresser à cet aspect de ma personne afin de guérir mon âme car même si la connexion à cette dernière est importante, elle ne peut se guérir elle-même et l’intervention consciente de la présence christique est nécessaire. L’heure est à l’étude des corps reliés aux chakras du haut. Enfin, je veux apprendre à les connaître afin de créer une relation ou plutôt réaliser la connexion qui existe entre eux et ma personnalité humaine. Réaliser, dans le sens de prendre conscience et non de créer puisque cette connexion existe forcément.
J’allais dire que je "connais" plus ou moins le langage de mon âme à travers mes corps denses mais pas trop celui de ma présence divine ? Puis, pour me simplifier la vie et cesser d’être dans le questionnement perpétuel, je me dis que d’appeler l’unité intérieure, sera certainement plus efficace et libérateur que de chercher à comprendre comment je fonctionne au niveau des chakras du haut. C’est certainement passionnant mais trop intellectualiser les choses éloigne du moment présent et je passe trop de temps dans ma tête, oubliant de vivre tout simplement, pour entreprendre une étude théorique de ces corps subtils. D’autant que si je cherche à unifier tout ce que je suis, vouloir différencier reste un raisonnement du mental, et le risque de tomber dans la division demeure.

J’appelle donc tout ce que je suis à s’unir, j’ai confiance que je n’ai pas besoin de savoir comment ça se réalise pour être certaine que ce soit effectif, réel. Je m’abandonne donc à l’amour de ma présence divine, en l’assurance de sa bienveillance à l’égard de mes corps plus denses.

J’invite l’énergie féminine à descendre jusque dans mon ventre, en toute sécurité et l’énergie masculine à en prendre soin de sorte qu’elle se sente bienvenue.

Je demande à ces deux énergies de s’unir amoureusement afin de créer l’équilibre intérieur, qui me permette d’accueillir mes ombres sans peur et sans résistance.

J’ai confiance en l’amour de ma présence christique pour guérir tout ce qui en moi, est en souffrance, dans l’incompréhension et dans le non amour.

Je libère mon corps mental de la pression que je lui colle à vouloir tout comprendre. Je le remercie pour sa capacité à s’ouvrir et l’autorise à se reposer.

Je laisse la grâce de ce que Je Suis, se déployer sur tout ce qui me constitue et me contente de vivre le moment présent dans l’amour inconditionnel pour tout ce que je suis et pour tout ce que je porte.

Je remercie le ciel de son soutien ainsi que la terre mère. Je choisi de faire confiance à la vie, à l’univers dans chaque situation de mon quotidien.

J’appelle mon enfant intérieur à exprimer ce qu’il a de plus joyeux, de plus créatif  et à confier à la grâce de la source, ses peines, ses souffrances et ses craintes.

Je m’autorise à jouir de cette vie sans me soucier de ce qui est extérieur, envoyant tout mon amour à chaque vague intérieure.

Je m’autorise à aimer et à être aimée sans conditions, simplement parce que je suis, parce que j’existe.

Je me contente de gérer mon quotidien afin de le vivre dans la joie, la tendresse et l’unité intérieure.

J’ancre mes racines au cœur de la terre mère et accueille ce qui est et ce qui vient sans jugement. Je libère le besoin d’avoir raison et d’être parfaite !

Je Suis ce que Je Suis.


Bon, je n’ai rien prévu de spécial pour aujourd’hui. Je dois aller payer le loyer. Le ciel apparemment clément m’invite à aller au jardin. J’ai de quoi m’occuper et le contact à la terre, me libérera des questionnements inutiles.
Après ma petite "prière" quotidienne sur le trône, je me sens libérée de la pression causée par le besoin de performance. Ce n’est pas mon mental qui pourra amener l’unité et la guérison. 
Ce qui est en mon pouvoir, au niveau de la personnalité humaine, c’est de faire confiance à celui de ma présence christique, d’appeler la cohérence intérieure et de revenir en mon centre, à l’amour inconditionnel pour tout ce que je suis.
J’irai payer le loyer demain matin et je vais appeler le toubib pour le rendez vous mensuel de renouvellement d’ordonnance. Aujourd’hui, je vais faire du ménage bien que je n’aime pas trop, ça me permettra de libérer le passé et d’être dans le moment présent, la réalité. Comme disait je ne sais plus qui dans un sketch, « je vais faire du propre » et j’ajoute, du beau !
Photos prises le 3 juin. Vous pouvez les utiliser en citant la source.

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